2016 CHRONIQUES

2016.12.14 LPP Boucle de Balmont

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

14/12/2016

Dernière « chronique P. P. » année 2016

Boucle de Balmont

 

… Et le combat cessa, faute de combattants !

En effet : plutôt stérile cette séance d’inscription du lundi 19 décembre. L’approche de Noël, une météo incertaine liée à une température relativement basse, avec des flocons jusqu’en ville ce matin, ces aléas conjugués contribuèrent sans doute à ce qu’un manque de motivation s’installait !

Et donc la dernière sortie de cette saison de marche, bien remplie, fut dès lors celle effectuée mercredi 14 de la semaine passée.

Sous un beau soleil de fin d’automne, favorisé ce jour-là par quasiment l’absence de brumes, contrairement aux jours précédents, le point de départ était fixé au chef-lieu de Balmont.

En aparté : Jusque là commune indépendante, Balmont choisissait librement de s’intégrer à celle de Seynod, en 1992.

Balisé tout récemment, ce nouveau circuit pédestre se situe sur le territoire sud, dénommé « Boucle de Balmont ». D’une longueur de 7,3 km, celle-ci présente une dénivellée positive de 135 m, pour une durée de marche évaluée à deux heures et demie.

Cette balade se présentait donc sous les meilleurs auspices, et le groupe d’une bonne douzaine de marcheurs attaquait, l’air décidé, la forte rampe de la rue du Parroi, au départ de l’église, en direction de Quintal. Le hameau de « Chez Paccot » atteint, l’on pouvait alors « souffler » sur le chemin pratiquement plan en prairie, qui mène à Méclaz.

De ce hameau le chemin de Laidessus nous réservait une seconde longue grimpette, donc lentement abordée, et à mi-pente ensoleillée, il faut vraiment alléger la tenue vestimentaire. Alors qu’arrivés à ce point, il faut penser à hydrater la mécanique – en surchauffe, un peu plus loin ce sera la recherche de l’épais bosquet qui retiendra un moment l’attention, afin d’assurer quelques discrètes vidanges devenues pressantes… Et oui ! Toujours la mécanique… !

A Chambert, aux abords de la route D 141 qui mène de Quintal à Viuz (ou l’inverse évidemment), on éprouvera quelque difficulté d’orientation. Puis le balisage du sentier retrouvé, c’est le ruisseau de « la Fatte » qu’on devra traverser à gué, mais sans risque de noyade, car en cette période sèche, seul un insignifiant filet d’eau s’écoule… On retrouvera ce « torrent » plus bas tout-à l’heure.

Laudon atteint sans difficulté, on peut dès lors embrasser le panorama vers l’Ouest, sous le soleil revigorant ; la température est idéale pour la marche, le moral donc au beau fixe.

Au gros hameau du « Chêne », notre chemin asphalté recoupe celui du circuit n° 2 dénommé ‘Contreforts du Semnoz ». On laisse à droite le chef-lieu de Quintal, pour entamer la longue descente en pente douce vers le territoire de Vieugy, face au soleil déclinant. Ici, sous ce ciel d’azur, une photo s’impose. Bon chemin carrossable, à découvert d’abord, puis en forêt clairsemée, recouvert d’un tapis de feuilles mortes par endroits, souvent rencontré en cette période de l’année : c’est le chemin rural de Penossay.

Arrivés au bas, prudence recommandée en empruntant momentanément la « route de Chaux », très fréquentée, mais le bas-côté nous accueille en sécurité. Traversée pittoresque du hameau de Chaux ; un jeune chien se joint à nous et prend la tête du groupe pour, pense-t-il, guider ces marcheurs inconnus, sans doute désorientés, sur la fin du parcours… à moins qu’il ne flaire déjà une récompense à terme ! C’est en fait ce qui va se produire : bien vu mon toutou !

Descente par le sentier en prairie, parallèle à la RN 1201, pour retrouver notre ruisseau devenu adulte à présent, de « la Fatte », lequel alimente le marais préservé. Puis se présente l’ultime rampe sur bon sentier récemment empierré : voitures en vue près du cimetière.

On aura bien marché !

Délicate attention : notre rituel goûter pourra s’accompagner du vin chaud odorant, délicieux ; qu’on va goulûment apprécier : merci Jean-Jacques.

Il fait encore jour pour reprendre la route du retour, après cette nouvelle balade agréable. Merci à tous.

Ainsi se terminera d’agréable façon cette saison de marche 2016.

Petite rétrospective

Notre section des « Pas Pressés » aura réalisé 21 sorties, du 08 mars au 14 décembre.

Effectif moyen par balade : 23 marcheurs, ces dames formant la majorité.

Répartition :

  • Bornes – Aravis : 3
  • Bauges : 4
  • Lacs et leurs belvédères : 3
  • Proximité et campagne albanaise : 11
  • Trajets d’approche en covoiturage, excepté la Croix-Fry.

 

Avec la neige qui arrivera, débutera cette nouvelle année avec la pratique de la raquette pour les adeptes.

Et pour tous, soyez attentifs aux échos vers début mars pour la reprise de balades pédestres du mardi, toujours au rythme « pas pressé » ! Merci de votre attention.

Joyeuses fêtes à tous et bonne année 2017.

EP/vm

2016.12.07 LPP La Pomme - Boussy

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »

Mardi 29 novembre 2016

Détente à Montagny-les-Lanches

 

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Mercredi 07 décembre 2016

Sentier de la Pomme à Boussy

 

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Sans doute, les nombreux virages de la sinueuse route accidentée des Creuses parcourue le 16 novembre, n’avaient-ils pas trop rebuté nos randonneurs, car le même trajet d’approche était proposé en ce 07 décembre, sauf que, cette fois-ci on s’arrêtera avant Rumilly.

Repoussée au mercredi pour cause de « Saint-André » (ah les « en-foirés » !), cette disposition n’empêcha pas la bonne vingtaine de marcheurs de se présenter au départ fixé à 13 h.

Mais auparavant il me paraît opportun de revenir sur cet intermède que représentait cette journée du mardi 29 novembre où l’on devait « marquer » notre fin de saison de randos ( !)

Donc point besoin de bâtons pour effectuer cette joyeuse sortie à Montagny-les-Lanches. Le plaisir se lisait sur les visages des heureux présents au départ du lieu de covoiturage, impatients de rejoindre les collègues qui avaient opté de se rendre directement au « Relais des Lanches ».

Un ciel plutôt couvert et une température proche de zéro ne laissaient que peu de regrets à devoir rester « enfermé » pour cette seconde partie de journée. Puis, progressivement le soleil, apportant sa lumière vivifiante, et la qualité de l’accueil, aidant en ces lieux gastronomiques, feront qu’une ambiance de circonstance régnera bien vite.

Un désistement regrettable de dernière minute empêcha que le nombre de quarante convives inscrits pût être atteint.

Cependant réjouissons-nous de ce chiffre proche de celui de l’année passée, en ces mêmes lieux, compte tenu des circonstances particulières en ces saisons 2015-2016.

En effet, suite à la scission subie, d’évidentes répercussions influèrent sur l’effectif de la section. De nouvelles adhésions tendaient à compenser l’effet de la préférence, certes de libre-choix, de certains anciens pour l’engagement auprès de l’association parallèle aux objectifs similaires, celle-ci présentant sans doute d’autres attraits… Cependant il faut du temps pour effacer, outre leur départ, ce sentiment d’amertume que provoque l’absence soudaine de sympathiques visages familiers…

Cette constatation faite, notre clôture de saison se déroulait de la meilleure des façons. Après un petit geste de reconnaissance à l’adresse de notre dévouée secrétaire, un savoureux menu devait être apprécié. Le « coup de génépi » aidant sans doute, des animations « maison » se succédaient alors sur le petit podium : chansons reprises en chœur, histoires succulentes dont notre artiste locale, connue plutôt pour ses tableaux colorés, eut ainsi l’occasion de nous gratifier, nous faisant ainsi découvrir ses autres talents, la joyeuse assemblée étant alors sous le charme. C’est dans la bonne humeur que prend fin, donc, cette journée de détente, à la satisfaction de tous, semble-t-il.

Retour sur notre équipée de ce mercredi 07 décembre. Après un point route à Provonges, la D31 nous conduit au vaste parking jouxtant la salle des fêtes de Boussy, située en bordure du Chéran. Peu avant on ignorera le lieudit des Iles, là où, alors adolescents, une passerelle suspendue, privée, à l’aspect plutôt frêle, nous permettait de franchir, non sans une certaine appréhension la rivière, au débit parfois conséquent, suivant la saison : toujours une aventure ! Supprimée depuis longtemps déjà, principalement pour cause d’insécurité, de maintenance aussi, il est question actuellement d’en construire une nouvelle, le Conseil départemental ayant donné son aval. Sera-t-elle édifiée sur le même emplacement ? Elle permettrait en tout cas aux piétons de relier Boussy à la base de loisirs des Pérouses, en face, très attrayante.

Sur cet espace subsiste le moulin privé des Iles. Il pourrait éventuellement agrémenter une future sortie des Pas Pressés, sous l’égide de notre amie Viviane, adhérente à l’Association des Amis des Moulins Savoyards.

Nous voici donc parés pour entreprendre ce circuit pédestre décrit comme étant « très facile », d’une durée de 2 h ½ ( ! ) Il fait frais, et un timide soleil a du mal à dissiper la brume qui s’étale sur la rivière, qu’épaissit la couche de pollution de particules présente depuis plusieurs jours, et qui stagne par l’absence de vent.

Qu’à cela ne tienne, joyeusement les marcheurs entrent en forêt légère longeant le Chéran, vers le Sud. Au-delà de la rive opposée est implantée la base de loisirs qui nous accueillait pour le « barbecue » de mai dernier. Première grimpette, et nous voici en lisière de bois, sur un bon sentier en prairie, nous éloignant progressivement vers l’Est, le clocher de Saint-Sylvestre en ligne de mire.

La traversée du coquet petit hameau de Lupigny nous permet d’y découvrir sa « maison forte », attenante à une « maison d’hôtes ». Un peu plus loin, au-delà de la route qui mène à Saint-Sylvestre, tout proche, l’ascension des contreforts vers Marcellaz-Albanais, fatigue quelque peu nos vaillants marcheurs, mais à présent les chauds rayons du soleil d’automne dans un ciel dégagé, influent bénéfiquement sur le « moral des troupes » tout en réchauffant les muscles sollicités.

Tiens ! Encore des vaches sans cornes ! Décidément elle est bien défigurée notre belle campagne !

Un épais tapis de feuilles mortes recouvre par endroits le bon chemin bien balisé : une pomme peinte sur sa plaquette de bois, fléchée, nous indique la direction à suivre tout au long de la boucle.

Le chef-lieu de Boussy est laissé sur notre droite, de même que le hameau de Marlioz, sur la D 31.

La poursuite du sentier en prairie, en direction du Chéran, pour boucler le circuit va, malheureusement nous faire désagréablement humer bien malgré nous, des effluves odorantes très éloignées de ce pourrait être la diffusion d’un flacon avec l’estampille Paco Rabanne, comme le disait l’une d’entre nous, ou Fragonard…

Mais que voulez-vous : avant l’odeur de la prairie fleurie…

La portion de sentier du départ retrouvé, il faut hâter le pas car le soleil nous ayant quittés, le jour va vite décliner.

Voitures en vue : ouf ! La balade aura duré trois heures, et pas loin de dix kilomètres auront été parcourus ! Il est temps d’arriver.

Et heureusement nous attend la dégustation d’un superbe « gâteau de Savoie » et aussi de succulentes « Roses des sables » enrobées de chocolat, le tout de fabrication « maison ». Compliment et merci à nos talentueux et généreux pâtissiers-confiseur du jour.

Le cercle d’amitié apprécié va, à regret, laisser place à la dislocation, chacun retrouvant son véhicule. On gardera une nouvelle fois le souvenir d’une agréable balade automnale, dans la campagne albanaise.

A bientôt,

EP/vm

2016.11.16 LPP La Biche - Lornay

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

16/11/2016

La Biche - Lornay

(LPP) 2016.11.16 LORNAY LA BICHE (photos Andrée)

  (LPP) 2016.11.16 LORNAY LA BICHE  (photos Viviane) 

  

Les vents, pardon : les conditions, étant favorables, cap à l’Ouest à nouveau aujourd’hui. Départ à 13 h pour quatre équipages bien résolus à affronter la sinueuse route des Creuses…

Objectif premier : la cité des « Passnaillus », nom familier donné à Rumilly.

L’impressionnante gorge du Chéran dépassée avec le pont sur le boulevard Louis Dagand, mais a-t-on eu le temps de s’en apercevoir ? il nous faut bifurquer à droite pour trouver la D 31, laquelle nous amènera à Lornay, point de rassemblement pour notre randonnée.

Le temps nous est compté, mais un peu en aval de la ville, à hauteur de Vallières, on aurait pu s’aménager une petite halte à la confluence du Chéran avec le Fier, au lieudit « Vers Coppet » sur la rive droite, et « Broise » à l’opposé.

Situé au pied de la montagne du Gros Foug, qui culmine à 1 087 m, le coquet petit village de Lornay, tout proche de l’entrée du « Val de Fier », est distant de 7 km de Rumilly.

522 « Lornerains » (2013) peuplent la commune ; ce nombre était déjà atteint dans les années 1840-1860, tandis qu’un creux de démographie ramenait ce chiffre en dessous de 200 vers 1980, puis une rapide croissance s’ensuivait.

Surprenant : Lornay a été le fief de la famille « de Menthon », du XIIIe siècle à la Révolution, par le biais d’héritages.

Voila donc nos vaillants marcheurs (dont onze « mâles » cette fois-ci encore…) quittant le village sac au dos, pour s’engager sur un bon chemin en forêt longeant un profond ravin au fond duquel coule un petit ruisseau. Un peu trop pentu au gré de certains. Profitons des feuillages colorés sous ce soleil, bienvenu, de novembre.

Puis à travers la verte campagne, la pente s’adoucit : apprécions alors ce site panoramique embrassant, au nord, la Montagne des Princes, là où l’on était il y a peu de temps, et toutes les montagnes récemment enneigées, du Salève aux Bauges.

Puis, à la cote 467 m, on trouve la ferme de « la Biche », laquelle a donné son nom à notre circuit du jour. Le temps de remarquer le potager, les nombreuses génisses dans les deux étables, on peut récupérer de nos efforts de la montée, en empruntant cette portion de route asphaltée où l’on atteint vite le hameau de la Bâtie. Ici on rejoint le circuit balisé de « la Châtelaine » qu’on suivra par la droite jusqu’au hameau de Hauteret, à 508 m, point culminant de notre boucle. Quelques grosses bâtisses rénovées, puis à la sortie du village nous attend un parcours plus accidenté, d’abord en prairie, puis en forêt.

Peu après se présente un raidillon d’une quarantaine de mètres de dénivelé, matière à entendre gémir quelques organismes récalcitrants, objet de succulentes réflexions… mais toujours dans la bonne humeur, celle-ci présente tout au long du circuit. Cette phase de parcours plutôt pénible, m’amène, dans ma pensée toujours galopante, à l’image d’une certaine fable apprise il y a bien longtemps… Je cite « Dans un chemin montant, sablonneux, mal aisé…, l’attelage suait, soufflait, était rompu… ! »

Pour ce qui est des chevaux… Ben on va les trouver un peu plus bas, à l’approche du hameau du « Couer » : en fait ce seront deux belles mules, impressionnantes de taille, qui sont parquées dans cet espace clos, de prairie, l’ensemble laissant supposer des lieux un peu abandonnés.

Curieux comportement à notre approche, de ces deux belles bêtes dressant leurs grandes oreilles. L’une d’elles surtout, particulièrement démonstrative, nous gratifie de joyeuses roulades répétées, pour ensuite s’approcher familièrement de la clôture, sans doute pour avoir une idée de l’impression laissées après ces évolutions… Que voulaient-elles exactement exprimer ? En tout cas, le spectacle champêtre fut apprécié !

La petite route asphaltée alors retrouvée, la traversée du hameau sera l’occasion de remarquer des disparités : aussi bien de vieilles bâtisses proches de l’écroulement, que de belles demeures de pierre et bois restaurées avec goût.

Et que dire de cette basse-cour d’apparat rencontrée en sortie du village ? De ravissantes cocottes arborant avec fierté leur coiffe ébouriffée au-dessus de leur superbe redingote de plumage coloré que prolonge jusqu’au pied leur longue culotte bouffante… Là, je brode un peu, non ? Ah si elles pouvaient me lire : flattées ainsi, elles en glousseraient de fierté, elles en caquetteraient de plaisir !

Dernier tronçon de route, et bien vite apparait le clocher, terme de notre périple.

De la place auprès des voitures pour le rituel petit goûter convivial de fin de balade. Notre Anne-Marie/gâteau n’a pas manqué de nous faire apprécier une fois de plus sa pâtisserie « maison », à laquelle sont venus s’ajouter des échantillons goûteux de chocolat.

Merci à tous ; la nuit va vite arriver à présent : hâtons-nous.

EP/vm

2016.11.02 LPP Les Chemins d’Angely à Vaulx

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

02/11/2016

Les Chemins d’Angely à Vaulx

 

Dix-huit : c’est le nombre de partants présents au rendez-vous du jour fixé à 13 h, au parking des Grèves, sans inscription préalable. Dix-huit, ben çà fait juste ! On verra pourquoi plus loin…

Privée de sortie la semaine passée pour cause de mauvaise météo, celle-ci, bien qu’annoncée comme peu favorable à priori, se montrera finalement clémente aujourd’hui.

Et tiens donc ! Pour une fois la gent féminine se trouve être en état d’infériorité : c’est exceptionnel ! Le fait d’avoir reporté cette sortie au mercredi y est sans doute pour quelque chose !

Conformément au programme proposé, les Chemins d’Angely seront le but de la balade de cet après-midi. Destination Vaulx donc pour nos quatre véhicules ; Poisy, D14 pour Lovagny, Nonglard, puis D44 par Mornaz : le clocher est en vue. Ainsi une petite quinzaine de kilomètres, c’est bien, d’autant qu’à présent on a pris une heure dans la vue depuis le week-end dernier…

Vaulx : située à mi-distance entre Cran et Rumilly, cette commune du nord-Albanais compte 890 Vaulxois. Altitude du chef lieu : 540 m.

Traversée du village sac au dos en direction du nord, puis la petite silhouette du randonneur pyrogravée sur son petit carré de bois sera notre repère tout au long du circuit à travers cette campagne albanaise.

Grimpée coupe-pattes plutôt raide au départ, par la gauche : il faut « ménager la monture », le souffle devient court…

Mais bien vite on atteint le vert plateau panoramique : dommage qu’un plafond bas nous bouche l’horizon. Dans cette première partie du parcours, de petits panneaux descriptifs judicieusement implantés par l’Ecole d’Agriculture de Poisy, nous renseignent sur les diverses variétés d’arbres rencontrés, et plus encore. Le châtaignier parait dominer les essences rencontrées avec l’entrée en forêt, par un bon chemin carrossable. Mais tout au long, pas de quoi remplir la musette : on ne remarque que des gogues éclatées. Où sont donc passées les châtaignes ?

La première forêt traversée sur un tapis de feuilles mortes, le paysage s’ouvre sur le hameau de Fresnes. On découvre le centre équestre de bonne apparence, paraissant assez important au vu des nombreux boxes alignés. Mais de chevaux, point à cet instant : ils ont dû sans doute aller galoper dans la vaste campagne alentour.

Dans la prairie, au-delà de la clôture, paissent des vaches, image hideuse car sans cornes, et plutôt curieuses de voir cette troupe de bipèdes. Mais s’agit-il bien des mêmes animaux qu’il nous arrive encore de regarder avec plaisir dans nos alpages d’altitude ? Que ne ferons-nous pas à notre époque dite de progrès ! Bientôt nos petits enfants ne se poseront-ils pas la question de savoir de quelle espèce de bête est cette belle encornée devenue si rare ?

Coquet petit oratoire en bordure de la petite route asphaltée arrivant de Sallongy, hameau de Thusy. Puis à Fresnes-Dessus on oblique vers la gauche pour trouver le chemin à nouveau pentu nous amenant à la seconde forêt. Nous voici au Crêt d’Angely cote 689 m. C’est haut, non ? C’est en tout cas le point culminant de notre balade. A l’orée du bois, on découvre un nouveau panorama : au-delà d’Arzy, hameau de Sillingy, sur notre gauche au fond, le Salève, en face la Mandallaz et sa falaise incurvée caractéristique, colorée au soleil déclinant ; plus à droite, la Montagne d’Age, toute proche.

Toujours à travers la campagne albanaise, le large chemin descendant nous amène au Biolley, dernier gros hameau sur le parcours. Aux aboiements excités devant chaque maison, on pourrait dire que c’est le village des chiens, tellement ils sont nombreux à nous repérer. Au centre, un élevage de l’espèce, où l’on peut s’attendrir devant des chiots dont la mère multiplie des délicates attentions.

Coup d’œil, en sortie du hameau, à la belle chapelle restaurée, dans son décor arboré ?

Dernière pente descendante, traversée du ruisseau de Vaudrenaz, sentier du Pont-de-Pierre et la boucle se termine avec l’arrivée au chef lieu.

Trois heures de marche ont été nécessaires pour effectuer cette balade de huit kilomètres d’aspect vallonné à travers prairies et bois, plutôt agréable, à la satisfaction de tous ;

Avec cette reprise des sorties en après-midi, retour au rituel goûter ravigotant, apprécié sur la place de l’église. Hâtons-nous car, le soleil à présent disparu, le jour va vite décliner. Pour l’occasion, je reviens à l’allusion de début de texte sur le nombre de marcheurs : les boîtes de goûter contenant chacune six portions, pas de souci de répartition : le compte est bon !

Merci à tous, et à la prochaine, suivant le bon vouloir de dame météo.

EP/vm

 

2016.10.19 LPP Montagne des Princes

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

19/10/2016

Montagne des Princes

LPP 2016.10.19 MONTAGNE DES PRINCES (photos Viviane)

 

« Ensoleillé le matin, le ciel se couvrira progressivement en cours de journée ; pas de pluie… »

Ainsi s’annonçaient les prévisions météo pour ce mercredi 19 octobre. Euh !

Bien présent le soleil en effet pour un départ à 9 h 30, destination « La Montagne des Princes ». Quatre voitures embarquaient la vingtaine de prétendants à une balade, secret espoir : sous les châtaigniers, en cette période de l’année…

Sillingy, la Combe, Mougny… Oh, au loin, sur le Jura des nuages noirs s’amoncellent : mauvais présage ! Bien vite le soleil se cache, et à l’approche de Clermont quelques gouttes apparaissent sur le pare-brise, celles-ci non prévues… Pas grave : ça va passer ! … Puis l’essuie-glace par intermittence devient nécessaire… Et à Droisy, sur le parking où les voitures sont laissées, il faudra bien l’admettre, le poncho deviendra indispensable !

Droisy est un petit village distant de 2,5 km au sud-ouest de Clermont-en-Genevois, peuplé de 160 « droiselands ».

La mine déconfite, maugréant contre ces prévisions météo erronées, la petite troupe s’achemine lentement sur la portion de route asphaltée, direction Crempigny.

A peu de distance, quittons alors la route pour nous engager à droite sur le chemin caillouteux, balisé, du Mont des Princes, rendu glissant par l’averse. Celle-ci va nous perturber par intermittence, en forêt d’abord, en pente ascendante modérée ; puis apparaissent les pâturages, et l’accalmie…

Il est midi lorsque nous arrivons à « la Ferme du Comte », précédée de la mare à l’eau trouble, où doivent s’abreuver les vaches paissant alentour.

La proche futaie, vers l’ouest, fournira l’abri éventuel, si besoin est, le temps du casse-croûte. Mais finalement, les quelques gouttes ne gâcheront pas la bonne ambiance qui prévaut.

Cependant, l’air fraîchissant, et le doute subsistant quant à l’évolution du temps, on ne va pas « moisir » ici : dommage, le lieu est sympa ! Quelques commentaires concernant la journée du 29 novembre où le repas de fin de saison est prévu au « Relais des Lanches » : choix du menu, coût, et nous voilà rebroussant chemin, itinéraire identique à celui de la montée.

Sans ce ciel chargé, le panorama serait superbe sur l’Albanais et au-delà.

La Montagne des Princes forme une barrière culminant à 935 m, entre l’Albanais à l’est, et la vallée du Rhône à l’Ouest. Les communes les plus proches de son pourtour : Clermont, Droisy au nord, Crempigny-Bonneguête au levant, Saint-André-Val-de-Fier à l’entrée de l’impressionnante trouée qui, au Sud, la sépare du Gros-Foug qui culmine à 1057 m ; au couchant : la ville de Seyssel et le GR 65 qui part de Genève, traverse la Chautagne pour aboutir à Saint-Genix-sur-Guiers.

Descente prudente car risque de glissade sur ce sol mouillé mais le poncho ne sera plus nécessaire. Tiens, une photo du groupe devant ce superbe houx bien fourni en baies écarlates, ferait un bon souvenir de cette balade un peu « tristounette » !

A l’approche de la forêt, nous guettons les châtaigniers dont les fruits tombés combleraient nos envies ! Mais la cueillette se soldera que par quelques fonds de sachet : dommage ! La perspective d’une soirée-châtaignes s’éloigne…

Au fur et à mesure de notre lente progression, le ciel devient plus clément : des coins de ciel bleu apparaissent au sortir de la forêt, et c’est sous un soleil retrouvé que nous arpenterons les derniers mètres, nous laissant ainsi un petit sentiment d’amertume !

Nous aurons parcouru environ 6 km pour un dénivelé positif de 200 mètres.

Malgré tout la balade aura été sympa et chacun pense déjà à la prochaine.

Merci à vous tous pour votre généreuse compréhension.

EP/vm

NB.   N’oubliez pas de réserver auprès d’Andrée, votre journée détente à Montagny les Lanches du 29 novembre et invitez vos amis.

2016.10.12 LPP Mont (signal) du Chat – Molard Noir

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

12/10/2016

Mont (signal) du Chat – Molard Noir

(LPP) 2016.10.12 LE MONT DU CHAT  (photos Edmond)

 

Certes ? Long fut le trajet d’approche, mais alors, au terme : quelle récompense !

Du parking des Grèves, départ à 9h 30 en covoiturage avec trois véhicules ; destination, qui n’est pas courante : le Mont du Chat.

Il fait frais, une forte gelée blanche recouvre la campagne ce matin ; il faut dégivrer le pare-brise. Qu’à cela ne tienne, le ciel est beau : nul doute qu’on va pouvoir en profiter…

Bien vite on longera la rive-est du plus grand lac naturel de France, toujours admiratif que je suis devant ces aménagements remarquables réalisés tout au long, depuis Aix-les-Bains, pour le confort et la sécurité de tous les usagers : automobilistes, cyclistes, piétons…

Contournement du lac, puis au Bourget-du-Lac se présente la Route du Relais D 42, laquelle sur 14 km d’amples lacets, nous permet, avec une pente moyenne de près de 10 %, de gravir cette imposante masse quasi verticale de la forêt au-dessus.

Quelque inquiétude avec la stagnation de cette barre nuageuse là-haut, nous privant un instant des bienfaits du soleil matinal, mais bien vite on arrivera au-dessus, et ces barres de brouillard s’estomperont à la mi-journée, à notre grande satisfaction.

Redoutée des cyclistes, cette longue et raide montée, sans répit, est considérée comme l’une des plus difficiles de France ! Le « Tour » ne l’a empruntée qu’une seule fois en 1974 à l’ascension de laquelle, notre « Poupou national » prit une minute sur le grand Eddy Merx d’alors, par le versant ouest pratiquement d’égale difficulté. Ce dernier reprit son retard dans la vertigineuse descente, pour gagner l’étape à l’arrivée à Aix-les-Bains.

Récemment, un cyclotouriste amateur qualifiait, sur son site "cestdurlevelo", cette montée de belle… « chat-loperie » !

Le signal (mont) du Chat, culminant à 1504 m, représente la partie centrale du massif de l’Epine, et se situe entre le col du Chat, au nord, et celui de l’Epine, au sud. Ce massif sépare les bassins du lac du Bourget, à l’est, de celui du lac d’Aiguebelette, à l’ouest.

L’imposante silhouette métallique, supportant les nombreuses paraboles de tous diamètres, du relais TV-météo, domine l’esplanade-belvédère. Une imposante table d’orientation de pierre nous permet d’apprécier le vaste panorama sur les Alpes, Mont-Blanc en toile de fond.

Départ de la sympathique petite troupe sur le large sentier balisé rocailleux, hérissé de gros cailloux saillants, rendus un peu glissants suite à la fonte de la gelée blanche de début de matinée.

Aire d’envol vertigineuse, le premier point panoramique se présente à nous, surplombant à l’ouest, au loin : Yenne, le Rhône, la route de Lyon D1604, qui débouche au tunnel du Chat, percé un peu plus au nord au-dessous de nos pieds.

Le cheminement se poursuit sans difficulté, mais avec précaution, en forêt clairsemée, qui, certes, nous prive des rayons du soleil désirés. D’autres belvédères, toujours vers l’ouest, jalonnent ce parcours attrayant.

Quelques passages en faible déclivité descendante, et nous voici arrivés au pied du Molard Noir, promontoire à 1452 m. Surmonté de deux demi-tables d’orientation, l’une pour l’ouest, l’autre pour l’est, ce magnifique belvédère nous offre un regard circulaire pratiquement à 360°. Tous près, à une petite demi-heure de marche vers le nord, se dresse le monolithe de la Dent du Chat (1390 m). Derrière celle-ci, le Mont de la Charvaz nous cache une partie du bout du lac.

La Dent du Chat doit son nom à deux particularités :

  • Le pic à la forme d’une canine (pas forcément de chat !)
  • Sens très ancien de « passage (chas de l’aiguille) ; percée par le tunnel, elle domine le col du même nom, qui fut longtemps le principal passage entre l’avant-pays savoyard, et de la Savoie.

A l’ouest, à nos pieds : Saint-Jean-de-Chevelu et ses deux mini-lacs.

A l’est, à plus de 1200 m au pied de la vertigineuse falaise : Bourdeau et la vaste étendue d’un bleu azur du lac du Bourget, sur lequel ce matin, aucun bateau ne laisse son sillage. Sur la rive opposée : Aix-les-Bains, Brison-Saint-Innocent, la Chambotte. A droite, le Mont-Revard, la Dent du Nivolet, les Bauges, la Chartreuse, Belledonne, et bien sûr, se détachant au fond, à 83 km d’ici, le Mont-Blanc enneigé, lequel resplendira le temps de notre balade.

L’emplacement ici, pour un casse-croûte ensoleillé panoramique, ne souffrira d’aucune contestation, chacun trouvant « chaussure à son pied » pour son poste d’observation préféré, même si pentu ! Seul, l’ami Jean éprouvera quelque difficulté à s’approprier, après coup, en ces lieux peu propices, le petit espace horizontal lui autorisant une sieste rêvée…

Dernier coup d’œil avec joyeux commentaires, et la petite troupe, rassasiée, reprend à regret, lentement, le sentier en sens inverse, en légère pente ascendante, cette fois-ci. Trois quarts d’heure de marche au rythme des Pas Pressés, et apparaît la plateforme-belvédère du départ d’où le point de vue ne nous lasse pas.

La perspective d’une nouvelle invitation à nous arrêter à Chaux-Balmont, est accueillie avec enthousiasme. Se profile ensuite la descente en forte déclivité, de la D 42 : le recours à la « seconde » avec frein moteur étant largement utilisée pour ménager les « plaquettes » !

Ambiance des plus conviviales un peu plus tard, dans le logis décoré de l’artiste locale, où la profusion de friandises étalée sur la table laissait peu croire à l’improvisation… Donc un grand MERCI MADO.

La balade fut magnifique, la fin de journée inégalable… A la prochaine fois, selon le bon vouloir de dame Météo !

EP/vm

2016.10.04 LPP Croix Fry Merdassier

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

04/10/2016

CROIX FRY MERDASSIER

 

Bravo la section des Pas Pressés : les nombreuses inscriptions parvenues avant la fermeture de la permanence à 11 h, hier, nous ont permis de bénéficier d’un transport en autocar, destination : col de la Croix Fry.

Laissant derrière nous, à 9 h 30, quelques sombres nuages à l’ouest, la station est atteinte sous un ciel azur, après être monté de Manigod. Mais les généreux rayons du soleil de cette fin de matinée du mardi 04 octobre, n’auront pas encore permis de fondre entièrement la couche de gelée blanche à cette altitude avoisinant les 1 500 m.

Cette randonnée avait déjà été réalisée en début septembre de l’année passée lors de la reprise de la saison d’automne de marche, avec un groupe d’une vingtaine d’adeptes, trajet d’approche en covoiturage.

Pour une fin de parcours plus confortable, il a été convenu d’effectuer cette fois-ci, l’itinéraire en sens inverse, ce qui s’avèrera judicieux.

Aujourd’hui aussi nous apprécions la présence de notre doyen Jean, le « local » de l’expédition, lequel saura nous éclairer sur les noms des lieux et sommets alentour.

Mise en jambes avec une courte descente en direction du sud, où l’on peut admirer la Tournette ensoleillée dans toute sa splendeur matinale face à nous. Il nous faudra alors bien vite s’arc-bouter sur nos bâtons pour gravir le chemin caillouteux, que la fonte de la gelée blanche a rendu glissant, qui nous amène à la forêt. Quelques raides passages encore, cherchant à poser le pied dans l’entrelacement des racines humides des résineux, ceux-ci formant l’essentiel de ces lieux boisés. On guette l’éventuel champignon, mais seul l’ami Ambroise découvrira quelques mi-chanterelles. Puis là-haut, la luminosité se fait plus intense, encouragement à l’effort soutenu pour grimper cette pente plutôt rude.

Voilà donc le replat ensoleillé attendu, panoramique qui plus est. Sur l’esplanade qu’occupe en partie une petite bâtisse, ce sera très bien pour la pause casse-croûte, face au superbe décor sans nuages ; d’Est en Ouest : l’Etale et son imposante falaise culminant à 2 483 m ; l’Aiguille de Manigod devant la Pointe de la Mandallaz, le Mont-Charvin : 2 409 m ; plus proche, face à nous : la montagne de Sulens et ses verts alpages (1 776 m). Plus au loin au-delà de Manigod : la Tournette : 2 353 m.

Joyeuse ambiance pour ce pique-nique ensoleillé, à 1 500 m, en l’absence de vent, qui va se terminer en musique ! Surprise en effet : l’ami Bernard a eu la bonne idée d’apporter son harmonica, et c’est avec plaisir qu’on écoutera un air populaire… On en redemande !

Retour de sa sieste coutumière de l’ami Jean ; photo du groupe, et nous voilà repartis vers l’Est. Bien vite un autre panorama s’offre à notre regard curieux en découvrant plus bas, la station de Merdassier, toujours sous un soleil généreux, que domine la Pointe du même nom de haut de ses 2 313 m. Il me souvient avoir gravi cette pente herbeuse par une chaude journée de juillet, captivé par le tapis coloré d’une multitude de plantes grasses (entre autres…) fleuries : ce fut un ravissement, et l’objectif de mon « Canon » d’alors n’en avait que l’embarras du choix pour en tirer des diapositives…

Cheminement aisé pour arriver au bas de la « cuvette » d’où s’élève le télésiège du Chevreuil. Une petite halte s’impose.

Puis le bon chemin carrossable à travers le bois du Grand Crêt, longeant la D 160, de dénivelée nulle, nous ramène là où nous attend « Francony ».

Quelques chansons égayeront le retour, direction la Clusaz comme choix de trajet.

La prochaine sortie, reportée au mercredi 12, proposée sur Vaulx en incluant les « Jardins Secrets » n’a pas reçu une audience favorable. En fonction des prévisions météo, une autre destination vous sera donc suggérée au cours de la permanence du lundi 10 octobre, de 10 à 11 h.

La balade fut belle… ; bonne semaine à tous.

N.B. Pour une autre description de la boucle du jour, veuillez vous reporter à ma chronique du 08 septembre 2015.

EP/vm

2016.09.26 « ENSEMBLE PARTAGEONS LA NATURE »

Cohabitation entre la randonnée et la chasse

 

Bonjour,

Pour une meilleure cohabitation entre les différents usagers de la nature, de nouvelles modalités sont mises en place par la préfecture de Haute-Savoie.

Consultez les arrêtés en vigueur pour cette saison et la cartographie par commune des réserves de chasse, zones oranges et rouges sur le site « Partage et nature » mis en place en Haute-Savoie.

Petit rappel, en zone rouge, la chasse est interdite ; en zone orange, chasse autorisée le dimanche jusqu’à 11h30.

La période de chasse : 2ème dimanche de septembre au 3ème dimanche de janvier.

Lors des promenades, chacun sera amené à rencontrer deux types de panneaux :

  • Un panneau permanent de format rectangulaire, écrit en vert sur blanc « ENSEMBLE PARTAGEONS LA NATURE », affichant les jours de chasse collective sur le territoire communal, implanté au départ des principaux sentiers de randonnée.

     

  • Un panneau temporaire « CHASSE EN COURS », de couleur orange et de forme triangulaire pointe en haut indiquant qu’une action de chasse collective est en cours de déroulement.

Une application Smartphone téléchargeable sous le nom de « PARTAGE ET NATURE » sur Playstore ou Appelstore ou en flashant le code présent sur les panneaux permanents.

Autre solution : aller sur www.nature-et-partage.fr

Retrouvez aussi ces informations sur www.haute-savoie.ffrandonnee.fr

Bonnes randonnées à tous.

Le 26 septembre 2016.

2016.09.20 LPP Les Confins

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

20/09/2016

Les Confins

 (LPP) 2016.09.20 LES CONFINS  (photos Edmond)

 

Randonnée aux Confins que nous aurions pu également sous-titrer : « Sortie champignons… »

Heureuse constatation : vingt-sept partants au rendez-vous de 9 h 30, parking des Grèves.

Bienvenue souhaitée à la demi-douzaine de nouveaux adeptes de la marche qui nous rejoignent aujourd’hui à la section des « Pas Pressés », pour un « galop d’essai »,  espérant qu’ils n’en soient pas déçus !

Six véhicules seront nécessaires pour emmener à pied d’œuvre ce bon groupe.

En aparté : l’inscription de tous à la permanence d’hier, de 10 à 11 h, aurait permis un transport en autocar. Aussi, à l’avenir, tâchons d’appliquer cette petite règle, pour le confort de tous !

La Clusaz, puis montée aux Confins, laissant les voitures parquées au sud du lac.

Bonne idée que de démarrer la balade depuis ce lieu : le bon chemin légèrement ascendant, au pied des combes de Balme et Bella Cha que dominent la Roualle, la Grande Torche, Tête Pelouse (sommets de cette imposante chaîne des Aravis culminant tous à plus de 2 500 m), nous permet de surplomber le lac. Beau spectacle que le reflet des chalets du hameau des Confins et sa chapelle, se reflétant dans le calme miroir vert.

Ambiance « alpage » avec le bruit caractéristique des sonnailles qu’agite ce troupeau de vaches « Abondance » au pelage coloré et rutilant, paissant en cette prairie bien fournie. Que de reblochons crémeux en perspective !

Obliquons bientôt vers l’ouest pour rejoindre le G. R. de Pays Tournette – Aravis. La pente devenue un peu plus accentuée met nos muscles et notre souffle à l’épreuve pour atteindre Paccaly, à 1 490 m.

La pause à « la Pierre Marquée », dans une clairière à 1 537 m, point culminant de notre balade, sera appréciée pour l’ouverture des sacs. Petite inquiétude passagère : des nuages menaçants stationnent au-dessus de la Combe de Tardevant, laissant planer le doute quant à retrouver notre radieux soleil de la première partie du parcours. Mais bien vite surviendra l’éclaircie, mettant du baume au cœur, et l’on pourra tranquillement casser la croûte.

Après conciliabule, proposition est adoptée de quitter le G. R., et ainsi ignorer le refuge de la « Bombardellaz », à un quart d’heure de marche, pour alors bifurquer à gauche, sur le sentier bien marqué descendant le « Bois Vert », ce qui nous permettra d’effectuer une boucle, plutôt que revenir sur nos pas. Oui, mais une dénivelée négative de plus de 200  m nous attend !... de quoi tasser les victuailles ingurgitées peu avant, n’est-ce-pas ?

Nous voici donc engagés lentement, en file indienne étirée, sur ce sentier de terre en larges lacets rendu glissant par la pluie récente : soyons prudents ! Quelques-uns auront alors l’occasion, sans doute, de maudire celui qui a eu cette idée, saugrenue pour cette pénible descente : en l’occurrence votre « chroniqueur » d’infortune !

Oh là ! Qu’arrive-t-il ? A mi-descente boisée, effervescence soudaine au milieu du « peloton » ! Par-delà les fourrés qui dissimulent en partie la scène, les marcheurs de tête peuvent entrevoir des silhouettes colorées s’ébrouant dans le taillis, vraisemblablement à côté du sentier… Des chutes sans doute, hélas ! Mais un démenti va vite nous rassurer, en entendant de vives et joyeuses exclamations ! Non, simplement quelques marcheurs au regard curieux et affûté s’étaient soudain jetés sur la surprise du jour : une pousse de fraîches et nombreuses girolles ! Certes attendues par certains, vu la configuration des lieux, celles-ci avaient échappé à l’attention des collègues sans doute trop concentrés sur le positionnement de leurs pieds… De quoi faire saliver en pensant à l’omelette qui s’en suivra !

Ben voilà, on y est arrivé ! L’orée du bois, la traversée d’une prairie montante, où trône le vieux chalet : après le « Gollet » (trou en patois local), le Plan, là où on trouve le large chemin carrossable qui va nous amener confortablement, même si pente ascendante terminale, au parking de la cote (1 432 m) près du hameau des Confins. Ouf ! La boucle va être… bouclée, après cette partie de route descendante qui nous ramène là où nous attendent nos voitures.

Bravo les « Pas Pressés » : nous avons parcouru plus de 9 km, avec une dénivelée conséquente, la différence entre les cotes mini-maxi se traduisant par plus de 200 m.

A la prochaine sortie, dans les Bauges.

EP/vm

2016.09.06 LPP Plateau des Glières

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

06/09/2016

Plateau des Glières

 (LPP) 2016.09.16 LES GLIERES (photos Andrée)

(LPP) 2016.09.06 Plateau de Dran Les Glières (photos Edmond)

 

Aujourd’hui : reprise des randonnées ; et quelle randonnée pour nos marcheurs « pas pressés » !

Trois voitures au départ du chemin des Grèves pour 9 h 30. Météo très favorable : ça promet !

Trente-deux kilomètres de bonne route, et on peut laisser nos véhicules nous attendre sur le vaste parking jouxtant le restaurant, au lieudit « Chez Paccot », aux Glières.

L’entrain se lit sur les visages avec le plaisir des retrouvailles. Harnaché, lentement le groupe se met en marche, humant l’air frais, une petite bise incitant chacun des membres à ne pas quitter sa veste dans l’immédiat.

Direction sud, la plaine de Dran comme objectif ; le sentier terreux au départ est plutôt glissant car il a dû pleuvoir un peu récemment. Bien vite, il devient carrossable, et on peut alors joyeusement progresser en zone pratiquement plane sous le soleil, longeant la forêt de résineux d’un vert profond, sur la droite. De temps à autre, un superbe sorbier chargé de ses fruits colorés, attire notre regard. Ambiance « alpage » avec le tintement sonore des sonnailles qu’agitent en paissant de magnifiques « Abondance » ; décor montagnard que dominent la Pointe de Québlette, le col de l’Ovine, au levant.

Courte halte près de la chapelle Notre Dame des Neiges, trônant au milieu des pâturages, mais, fermée, nous n’en pourrons qu’en faire le tour…

Non loin de là, changement de direction : terminée la marche aisée ! A la cote 1450, virons à gauche : quittons le GR 96*, pour emprunter celui de « Pays Massif de Tournette – Aravis ». On ne rejoindra pas la Balme-de-Thuy aujourd’hui ! Tournons donc le dos à la Tête de l’Arpettaz et Tête Ronde (1864 m).

  • GR 96* : ce chemin de Grande Randonnée empiète sur les deux Savoie : de Samoëns à Entremont (Chartreuse). Il dessert les chalets de Sales, ceux de Platé, le lac de Lessy, plateau des Glières, massif du Lanfonet/Tournette, le Bout-du-Lac, Lathuile, le Roc des Bœufs, massif des Bauges, Croix du Nivolet, Chambéry, le Granier, terminus à Entremont.
  • GR Tournette – Aravis : balisage jaune – rouge. Départ de la Balme-de-Thuy, Dent du Cruet, Tournette, Merdassier, chaîne des Aravis, col de la Colombière, Entremont/Glières, Manigod, la Clusaz.

Revenons à notre périple. Fin de matinée, les bancs de brouillard montent de la vallée sud, dissimulant par moment la Dent du Cruet, impressionnante de verticalité vue sous cet angle. Mais tout va se dissiper et on va pouvoir lentement progresser dans la pente ensoleillée. Plus haut, ce replat parsemé de rochers présentant autant de sièges, à mi-ombre, conviendra très bien pour la pause casse-croûte, altitude 1550 m. La Pointe de Québlette et sa croix métallique dominent notre « salle-à-manger », du haut de ses 1915 m.

Beau parterre fleuri pour le bonheur de nos « chasseurs d’images » ; tout à côté des sangliers rôdant par là n’ont pas eu cette délicate attention…

Déjà 13 h 30 ! Il nous faut songer à repartir, lentement : la machine est dure à relancer après avoir fait bombance…

Dilemme avant l’arrivée au « chalet du Loup » : raccourcit-on le circuit par le sud du bois des Lanches, ou alors se paie-t-on la côte au-delà ? Comme il est encore tôt, et nos marcheurs ragaillardis sans doute par les friandises d’après repas, c’est la seconde solution qui prévaut, après avis.

Mais que va être rude la rampe sous l’ardent soleil, le temps de la digestion ! N’est-ce-pas Claire (et d’autres aussi !).

Enfin, on tient le bon bout ! Nous voici arrivés à la plateforme du Pas-du-Loup, à 1 689 m : bravo à tous ! Devant nous, le sentier, après la combe, continue vers le nord à flanc de la Montagne des Auges. Laissons à droite celui qui mène au col de l’Ovine (1786 m). Face à nous en contrebas, une zone du captage protégé. Direction ouest la descente en forêt du Bois des Lanches présente un sentier en lacets, pierreux, humide et glissant par endroits. En sortie : « les Mouilles », zone marécageuse où quelques caillebotis permettent d’éviter sans doute quelques désagréments en période pluvieuse. La prairie retrouvée, ignorons le sentier terreux sur notre droite qui conduit au monument des Glières, et nous voici surplombant le parking « Paccot » où nos voitures seront vite en vue.

Nous aurons bien marché aujourd’hui : distance d’environ 8 km et plus, et surtout une dénivelée positive, mesurée, de 345 m. C’est bien les amis : continuons !

Prochaine sortie le 20 septembre, prévue aux Confins/la Clusaz.

Briefing avant la montée en voiture pour le retour :

  • Plusieurs dates de sortie d’automne seront à reporter, en fonction de manifestations planifiées au C.D.R.A. : thés dansants, voyages…
  • Par ailleurs, une tendance majoritaire parait se confirmer pour adopter nos sorties avec une fréquence hebdomadaire. Une décision définitive vous sera prochainement communiquée, et le programme adapté en conséquence.

N.B. N’oublions pas de renouveler notre adhésion annuelle au CDRA, de même que le certificat médical d’usage. Merci à tous.

EP/vm

2016.08.02 Chaos du Chéran

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

02/08/2016

Chaos du Chéran

 2016.08.02 CHAOS DU CHERAN (photos Edmond)

2016.08.02 CHAOS DU CHERAN (photos Viviane)

 

Proposée hors programme de cette première partie de saison 2016, cette sortie sera néanmoins très appréciée, de l’avis des participants.

Rassemblement pour un départ prévu à 10 h du parking des Grèves, le « Chaos du Chéran » étant l’objectif.

Direction Alby pour trois voitures, prenant soin de ne pas oublier notre « auto-stoppeuse » à Chaux-Balmont. Héry-sur-Alby, Cusy ; bifurcation à gauche route des Crêts, puis « Descente du Chéran », route étroite à forte pente, qui nous amène au vaste parking dans une prairie au bord de la rivière. Aire de pique-nique aménagée, auprès des grands arbres.

Là, de nombreux panneaux descriptifs nous renseignent sur les diverses possibilités de détente que nous offre ce site « nature protégée ». Sentier herbeux d’abord, puis boisé, équipé de mini-passerelles permettant de franchir aisément de petits ruisseaux qui rejoignent le Chéran, celui-ci qu’on découvre en contrebas, avec plaisir.

Accès à l’esthétique longue passerelle métallique, exclusivement réservée aux piétons. Construite en 2008, elle permet le franchissement de la rivière, large à cet endroit, délimitant Cusy et Gruffy. Bref coup d’œil à l’eau limpide de l’une des plus belles rivières de France.

Optons ce matin pour un petit parcours en aval, en direction de Moulin Janin. Bon sentier de terre balisé jaune et vert, ombragé, longeant en partie la rivière à gros débit, plutôt surprenant en cette période normalement d’étiage. Le bruit caractéristique et apaisant de l’eau qui s’écoule parmi les pierres ou bancs de gravier, nous accompagne.

Quelques passages plus escarpés, bien aménagés, nous évitent des secteurs que des glissements de terrain ont rendus moins accessibles. Quelques rares fleurs mauves odorantes, au ras du sol, nous rappellent que nous sommes ici dans la vallée des cyclamens.

Stop à cette balise dans la clairière : là, le facile accès à la rivière devrait permettre à chacun de trouver son siège parmi des gros « cailloux » amassés ici sur la grève lors des crues torrentielles de printemps.

Bienvenu ce frais « Crémant » pour nous ouvrir l’appétit : merci Ginette… Et chacun de s’affairer à inventorier le contenu de son sac à dos, tout en guettant la truite qui s’enhardirait éventuellement à vouloir gober une miette… Un peu naïf votre narrateur, non ?

Le Chéran : A ce sujet, vous voudrez bien vous reporter à mon « papier : les Pérouses » du 17/12/2015. Petit rappel, pour faire court : d’une longueur de 54 km, le Chéran prend sa source dans le vallon de Bellevaux, sous la Pointe de Chaurionde. Il arrose Ecole-en-Bauges, Lescheraines, Alby, Rumilly où peu après il rencontre le Fier. Rivière poissonneuse et aurifère, son or passait pour le plus pur de Gaule !

Qu’il fut agréable ce pique-nique « pieds dans l’eau », l’oreille charmée par ce courant à la musicalité apaisante… L’endroit ombragé à souhait, offre à nos yeux jamais lassés, de multiples nuances de vert, de nombreuses essences d’arbre bordant ce lieu paradisiaque…

Le temps de la sieste arrivé, certaines de ces dames n’hésitaient pas à se déchausser pour apprécier les bienfaits de cette eau fraîche arrivant de la montagne baujue.

Mais les aiguilles ignorant ces rivages enchanteurs, il nous fallait bien penser alors à rebrousser chemin, un second parcours étant proposé cette après-midi.

De retour à la passerelle, l’option « Chaos » par tous adoptée, c’est donc gaillardement que le groupe s’engageait direction Sud, longeant la rivière tout aussi plaisante, à notre droite. Toujours ce bon sentier agréablement ombragé, le long duquel de nombreux panneaux descriptifs nous informent sur la géologie, la flore, la faune… Bientôt, à l’orée du bois, apparaissent là-haut les « Tours Saint-Jacques », leur altière silhouette se détachant dans ce ciel lumineux, tout au bout de Semnoz.

Tours Saint-Jacques : Au nombre de trois, dont la plus haute mesure près de 70 m, ce sont des monolithes de calcaire en équilibre précaire qui se sont détachés du Semnoz à la suite de la fonte des glaciers vers – 11 000 ans. Posés sur une couche de marne argileuse qui fait l’effet de planche à savon, ils glissent en direction du Chéran à la vitesse de 2 cm par an.

Ignorons à un moment, sur notre gauche, le sentier qui nous permettrait d’accéder à la route supérieure : trop raide pour nos vieilles guiboles !

Poursuivons donc notre balade près de l’eau ; à maints endroits, des pontons de bois recouverts de grillage antidérapant, permettent un cheminement sécurisé au-dessus de secteurs boueux et glissants. En saison humide, fréquents sont ces glissements de terrain qui se produisent. Ayons donc une pensée pour ces bénévoles qui, sans relâche, entretiennent ces sentiers pédestres pour notre satisfaction.

Soudain les rives se resserrent en un défilé formé de hautes falaises abruptes, succédant à la dense forêt. Nous voici arrivés au « Chaos », où d’énormes roches tombées là il y a bien longtemps, obstruent en partie le lit du torrent, impétueux à cet endroit, écumant, obligé de se frayer un passage sinueux entre les blocs. Au terminus du sentier, un escalier fait de rondins de bois permet l’accès à la grande plateforme minérale naturelle surplombant une profonde gouille à l’eau transparente, invitation au bain… mais le site n’est pas sécurisé !

Un « oh » de ravissement : au-dessus de nos têtes, là-haut à une centaine de mètres, le « Pont de l’Abîme » se détache, impressionnante passerelle suspendue reliant les deux parois escarpées. Sublime ! Petite halte contemplative, sauf pour qui le vertige en module l’envie ; quelques photos pas faciles à réaliser vu la verticalité des lieux, et il nous faut bien quitter ce site grandiose ignoré de certains, mais apprécié de tous. Demi-tour donc, l’endroit étant en cul-de-sac, l’oreille gauche bénéficiant alors à son tour de ce qui avait charmé la droite à l’aller.

Petit intermède à mi-parcours : les talents d’infirmière de Mathé seront les bienvenus pour apaiser la douleur que lui cause une « ampoule » au talon, à ce bambin chaussé de…bottes ! Inconscient que fait son touriste de père !

La passerelle à nouveau atteinte, du tablier on envie ces quelques amateurs de décor amateurs de « bronzette » ; ambiance à préférer sans doute à ces plages encombrées de nos lacs.

Satisfaits de leur épopée-découverte du jour, nos marcheurs émerveillés retrouvent le parking quitté le matin. Les « comptes » mis à jour, nos voitures vont devoir remonter la pente de l’étroite route atteignant par endroit 15 %, chaque conducteur redoutant d’avoir malencontreusement à croiser un véhicule descendant.  Mais tout va bien se passer !

Le chef-lieu de Cusy atteint, direction Gruffy pour une petite halte proposée sur l’admirable site du Pont de l’Abîme, atteint par la route cette fois-ci… Le lieu récemment aménagé offre un vaste parking pour y stationner, le temps d’une vertigineuse visite…

Là où il y a seulement quelques années on pouvait déguster la truite du Chéran et les écrevisses chez « Marie-Claude », en lieu et place du restaurant a été érigé une plateforme-belvédère permettant d’embrasser du regard l’ensemble de l’imposant ouvrage métallique suspendu.

Le Pont de l’Abîme : Construit en 1887 par l’ingénieur Baudin sur les plans de l’architecte Ferdinand Arnaudin, il fut officiellement inauguré le 25 mars 1891. Dominant la profonde gorge de 96 m au-dessus du lit du torrent, il a une portée de 75 m, soutenu par de gros câbles à structure tressée, solidement arrimés au rocher outre les massifs pylônes à chaque extrémité.

Auparavant, il fallait faire un détour de 8 km par Allèves et le Pont-de-Banges pour relier Gruffy à Cusy. Le canton d’Alby a fêté le centenaire de sa construction le 23 août 1987, hélas par mauvais temps. Les nombreuses animations organisées ce jour-là se déroulèrent sous un ciel bas et l’averse froide : course pédestre-relais autour du canton, que précédait un défilé de voiture anciennes, cortège de chars décorés, reconstitution d’une noce d’antan costumée, sous le parapluie, fanfares… J’ai eu le plaisir, malgré tout, d’y assister.

Anecdote : dans la nuit du 15 au 16 août 1944, pour éviter la destruction du pont par les troupes allemandes, les habitants du secteur démontent tous les madriers de chêne du tablier et les cachent dans les granges et les mazots alentour. Ils seront remis en place après la libération.

Le 20 juillet 2013, le Tour de France cycliste parti d’Annecy, a emprunté le pont pour une étape à travers les Bauges.

Impressionnant, depuis le milieu de la passerelle, où une circulation alternée des véhicules est de rigueur, de revoir une centaine de mètres plus bas, le minuscule espace d’où on pouvait l’admirer, vision irréelle ! L’attirance du vide nous incite à prudemment nous accrocher au haut garde-corps : pause interdite aux personnes sujettes au vertige.

Un poète local a laissé courir sa plume pour décrire l’imposant ouvrage :

« Au détour de la route on aperçoit soudain,

Gracile, audacieux, son arc entre deux roches

Suspendu sur la brèche aux câbles qui l’accrochent,

Pour unir au plus court les villages voisins.

Comme la tour Eiffel, on le fit en métal.

Pendant la belle époque, il vit chars et carrosses,

Avant d’être livré par quelque Carabosse

Aux malsaines autos qui roulent sans cheval.

On baptisa ce pont d’abord « Pont du Trésor »,

Car le val autrefois, recélait des pépites ;

« L’Abîme » prévalut : c’est le nom qu’il mérite,

Lorsqu’on jette un regard au bas par-dessus bord. »

La curiosité satisfaite, la petite troupe reprend la route : ho ! Pas pour longtemps ! Gruffy, Viuz-la-Chiesaz, et nouvelle halte à Chaux-Balmont sur invitation de notre amie Mado : décidément ça va devenir une habitude !

Le cercle des marcheurs se forme joyeusement autour de la table garnie sous l’ombrage du tilleul, espace fleuri à souhait. Et « la dame aux cakes » d’en rajouter : la réserve était prévue… Cette belle escapade se termine de la meilleure des façons, chacun appréciant la chaleureuse réception. Merci Mado, Anne-Marie… et vous toutes pour votre agréable compagnie, sans oublier l’ami Gérard, bien esseulé parmi la gent féminine du jour !

Proposition : pour une prochaine balade au Chéran, peut-être serait-il judicieux d’envisager, en parallèle, une intéressante visite du musée-nature de Gruffy, et aussi, de l’avis de Viviane, peut-être celle d’une visite surprise qui enchantera vos yeux.

Bonne trêve à tous, avant de nous retrouver nombreux, enthousiastes, mardi 6 septembre.

2016.06.28 LLP Saint-François de Sales – le Revard

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

28/06/2016

Saint-François de Sales – le Revard

  (LPP) 2016.06.28 ST FRANCOIS LE REVARD (photos Viviane)

 (LPP) 2016.06.28 ST-FRANCOIS LE REVARD (photos Edmond)

 

Comme de coutume, la gent masculine ne représentait que le quart de l’effectif rassemblé sur le parking des Grèves pour un départ fixé à 9 h 30.

Quelques inscriptions de plus auraient permis de remplacer le covoiturage par le car, pour un trajet plus confortable…

Destination : les Bauges, toutefois hélas, sans nos « locaux de cœur » : ben oui, à Jarsy il est sans doute temps de semer les « fageous » (haricots) au « corti » (jardin)…

Direction Lescheraines pour cinq voitures, puis Saint-François de Sales où, un peu plus haut que le village de la Magne, le vaste parking de la station nous attend.

Sac au dos, chaussures adéquates, avec entrain le bruyant cortège désordonné rejoint le foyer de ski de fond.

Souvenirs… : cette station familiale fut celle, entre autres, qui vit les premiers exercices d’équilibriste sur des « planches » sans doute trop glissantes, pour ce débutant que fut alors votre « chroniqueur » emprunté d’aujourd’hui, il y a de cela bien longtemps déjà !

Et avec le temps qui a passé, revoir ces lieux dans un décor autre que la parure hivernale d’alors, ne facilite pas mon repérage…

Néanmoins, après quelques pas sur le large chemin forestier, et le passage près des premiers chalets aux toits recouverts de tôle ondulée, typiques de ces lieux, me souvient alors, que j’y glissais, mais en sens inverse. Mais alors, le départ de ce circuit de piste blanche, où était-il ?

Bien vite, on s’apercevra que nous ne sommes pas les seuls à fréquenter ce chemin semi-ombragé : à plusieurs reprises on croisera ces nombreux randonneurs venus la région grenobloise, avec sans doute, l’intention de comparer les Bauges à la Chartreuse.

De nombreuses fleurs champêtres égayent de leurs coloris variés les bas-côtés ; en cette période de l’année, la flore de montagne s’épanouit pour notre grand plaisir visuel. L’occasion d’enregistrer quelques clichés chatoyants… Tiens, bonjour Viviane ! Ravi de te voir nous rejoindre aujourd’hui avec ton « RICOH », l’occasion d’établir des comparaisons de décors de ce paysage alpestre avec ceux de Bretagne, dont tu nous as tout récemment régalés. Merci pour la profusion d’images inédites, d’autres sites somptueux.

Le soleil arrivant au zénith, bienvenu l’ombrage qu’offrent les grands arbres bordant notre parcours…

Tiens ! Arriverait-on chez les Indiens ? Ce village de huttes caractéristiques dressées là, parait insolite en ces lieux ! L’info publicitaire nous indique qu’ici, nous pouvons nous restaurer, y séjourner et dormir (pour ce qui est du calme, y a pas mieux !), si tel est notre souhait. C’est pour le moins original !

Un peu plus loin, arrivés aux chalets de Crolles, un beau panorama nous incite à faire là notre pause casse-croûte… Le sommet du Revard à notre gauche, face à nous la montagne de Banges, qu’on découvre sur sa façade sud, au loin la Tournette, et en prime, le Mont-Blanc enneigé se détachant dans l’azur du ciel sans nuages. Qui une place au soleil (de dos) dans la pente herbeuse, ou à l’ombre des arbres tout proches, suivant le goût de chacun : c’est dans ce vert décor reposant que les sacs vont être soulagés de leurs victuailles.

Et encore merci à notre dévouée pâtissière…

La sieste écourtée, après réflexion, il nous parut plus judicieux de repartir en sens inverse par le même chemin, la poursuite plus avant du circuit mal connu pouvant nous réserver de mauvaises surprises : temps ou difficultés de parcours ?

Arrivés au lieudit Peisse-Bernard, ce chemin qui part sur la gauche en direction de la « Croix des Bergers » qui scintille là-haut, est tentant. Bien qu’à découvert sous la chaleur du moment, une partie du groupe s’engage à gravir la verte colline. 1371 m sera donc le point culminant de notre rando : et de là, un superbe panorama à 360° s’offre à notre vue, récompense pour quelques efforts supplémentaires, vite oubliés.

Nos voitures rejointes peu après, quelques hésitations sur le trajet du retour privilégiant la direction du village d’Arith, feront l’objet de joyeuses réparties…

La journée fut belle, la balade agréable…

Rendez-vous à la prochaine, dans les Aravis !

Notre souhait : de nombreuses inscriptions lundi 12 juillet, à 10 h au siège.

EP/vm

2016.05.17 LPP Rumilly - Base de loisirs des Pérouses

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

17/05/2016

RUMILLY - Base de loisirs des Pérouses

(LPP) 2016.05.17 RUMILLY Pique-nique  (Photos Edmond)

 

S’il est des moments où l’événement fait place à d’excellents souvenirs, cette escapade rumillienne devrait être de ceux-là !

Météo idéale, bien que fond de l’air frais (5° sous abri ce matin), décor de verdure printanière, l’eau en prime ; et aussi excellent état d’esprit des participants : que demander de plus pour une sortie pique-nique réussie ?

Petit regret au départ : l’un des principaux instigateurs de ce projet de barbecue, notre ami Ambroise, devait donner sa préférence, comme il s’y était engagé auparavant, mais oublié ! à une balade italienne. Petit étourdi, va, tu nous la referas celle-là ! Allez ! On ne t’en veut pas ! Mais quel dommage pour nous d’avoir à nous priver de tes talents de cuisinier, et de ton entrain ! Merci pour la tomme, appréciée plus tard, de même que le pousse-café odorant !

Ce site des Pérouses idéalement implanté et équipé, est attrayant sous ce ciel sans nuages ; cette constatation faite, il était peut-être plus prudent alors, de ne pas trop tarder pour occuper notre lieu de prédilection…

C’est ainsi que le kangoo, qui pour cette fois ne servirait pas au transport de personnes, mais à celui de matériel, trouvait place de bonne heure sur le petit parking jouxtant l’étang des pêcheurs. Petit coup d’œil ver le premier des trois barbecues installés à demeure sous la futaie proche du Chéran : personne ! Donc tout va bien, à nous de jouer !

En avant toutes : il faut décharger et emmener à pied d’œuvre : bois, tables et sièges de camping, tréteaux, … et même des briques, pour le cas où… Le pain aussi ! Au premier « voyage », un bruyant concert de coassements rauques nous surprend ! Ben oui : n’est-ce pas le « temps des amours » pour ces nombreux batraciens s’égosillant à qui mieux-mieux pour se faire remarquer, discrètement planqué sous les roseaux de la berge ? Pas question d’en repérer un : dès qu’une présence est détectée : motus !

L’installation la plus proche de l’étang nous conviendra très bien : barbecue double ; les grilles et leurs supports, vandalisés il y a peu, constatation alors trop fréquente, hélas ! ont été remises en état par la municipalité, à notre grande satisfaction. Les voilà donc opérationnels. De part et d’autre, l’une ombragée, l’autre ensoleillée, deux tables massives combinées à des bancs, permettront à une majorité d’entre nous d’y prendre place.

10 h 30 : une, deux,… six voitures amènent la trentaine de convives au bord de l’étang, et avec eux de quoi satisfaire les appétits… Mais on n’en est pas encore là ! Tandis que nous laisserons nos dévoués opérateurs, sous la houlette de l’ami Louis, s’affairer près des saucisses, et entretenir la flamme, partons donc pour une petite mise en jambe, rythme « Pas Pressés » évidemment.

Tour de l’étang d’abord, que, près du bord par endroit, des « mousses » de printemps colorent d’un vert « sale ». Puis, longeons le Chéran à l’eau limpide, d’un débit conséquent en cette période. Entre rivière et lac, le petit promontoire permettra de retrouver nos repères avec la table d’orientation aménagée là. Le vaste espace vallonné, arboré, dépassé, voici qu’apparaît le lac, plan d’eau particulièrement calme en cette fin de matinée sans vent, les arbres du rivage s’y reflétant. Quelques volatiles palmés tissent leur rideau d’ondes qui vient mourir sur la berge.

Le retour vers le site du karting marque la fin de notre périple matinal. Bien vite la fumée caractéristique nous indique que Louis et ses aides sont arrivés à leurs fins. Les succulentes saucisses cuites à point ne vont pas tarder à faire le régal des estomacs affamés… Et les « cubis » fournissent de quoi favoriser de joyeux commentaires : ambiance ! Puis la tomme goûteuse de notre ami Ambroise prend le relais, appréciée tant pour sa saveur que pour sa… gratuité !

Et arrive le dessert : il faut dire « les desserts », car nous aurons l’embarras du choix : ces dames ont « mis le paquet » : bugnes, pâtisseries variées, tout aussi savoureuses les unes que les autres ! Problème, c’est que les estomacs sont déjà bien repus ! Qu’à cela ne tienne : aujourd’hui le péché de gourmandise sera généreusement occulté ! Bienvenus, quelques effluves de digestifs « maison » mettront un terme à ce joyeux pique-nique.

Quelques notes chantées nous permettront d’entendre, entre autres, notre désormais célèbre « Chanson des Pas Pressés » cru 2015.

Que va-t-on faire à présent ? La sieste au bord de l’eau, sortir les boules de pétanque ? Mais non ! Nos courageux convives optent pour la randonnée « digestive » ! Pas de pot, moi qui comptait bien jouer relâche !

C’est décidé : la « Chapelle Notre-Dame de l’Aumône » sera notre objectif. Voici donc que le groupe s’élance, que dis-je !, se met lentement en action, direction de nord de la ville.

Le Dadon franchi, ruisseau qui retrouve le Chéran un peu plus bas, station de pompage et « champ de tir » dépassés : montée coupe-pattes vers le quartier de la Fully. Comme il se déroule en majeure partie sur route asphaltée, le parcours récemment balisé, nous permet de découvrir, le long de rues aérées, plusieurs lotissements ou résidences fleuris construits entre la zone industrielle (Téfal, Lait Mont-Blanc, Wully,…) et le Chéran.

Peu avant le complexe sportif des Grangettes, on surplombe le lit de la rivière limpide au gros débit, qu’un espace découvert dans le bois la bordant, nous permet d’apercevoir s’étalant au-dessous. File indienne sur ce sentier de terre longeant les hautes clôtures délimitant les terrains de rugby, de foot, et nous voici bien vite en vue de l’édifice marial.

La porte principale nous est gentiment ouverte par le gardien des lieux affairé à désherber la cour. Et donc chacun pourra à sa guise découvrir l’intérieur de l’édifice. L’ensemble se compose de deux parties : l’ancienne chapelle d’origine date de 1240. La seconde construction, accolée mais largement ouverte sur la première fut construite entre 1818-1823, remaniée en 1863, sur les plans de l’architecte Th. Fivel.

Que dit la légende ? Un seigneur du voisinage : Aymon de Conzié, rentrant bredouille de la chasse, de rage, décocha une flèche à une statue de la Vierge. Celle-ci ricocha et, l’atteignant à l’œil, le rendit aveugle. En expiation, il fit édifier une chapelle, et donc recouvra la vue. Elle constitue le chœur de l’ancien sanctuaire.

Une salle contigüe recueille les nombreuses plaques de marbre, nominatives, déposées là par dévotion, en reconnaissance et remerciements pour les nombreux bienfaits attribués, dès lors, à la Vierge.

Les fidèles de tout l’Albanais s’y rassemblent en pèlerinage chaque année le premier dimanche de mai.

Pause pour la rituelle photo, puis nos pèlerins occasionnels, sensibles à cette découverte, repartent en sens inverse par le même trajet, quelques jambes se faisant lourdes…

Il est déjà 17 h lorsque la base de loisirs est atteinte.

Mais la journée ne se terminera pas ici ! En effet, ne voilà-t-il pas qu’une invitation est lancée avec insistance pour une halte à Chaux-Balmont sur la route du retour ? Le hasard du planning des dates de sortie fit qu’aujourd’hui corresponde à un anniversaire…

Quoi de mieux alors, pour cette trentaine d’assoiffés que nous sommes, que de déployer le cercle de l’amitié, envahissant une nouvelle fois cette cour qui nous avait déjà accueillis à d’autres occasions. Et nous voilà levant joyeusement notre verre en l’honneur de notre hôte, laquelle restera discrète, ça va de soi, sur son âge… A nouveau les bugnes « maison » croustillantes, de même que le surplus des pâtisseries du jour, feront avec bonheur le tour de tablée improvisée.

Appréciant cette joyeuse ambiance festive en ce décor fleuri sous un soleil déclinant, aucun de nous ne parait vouloir se décider à « lever l’ancre » ! Très sincèrement : merci Mado !

Au terme de cette mémorable journée, remercions plus particulièrement nos amis, Louis, Andrée, et vous tous qui avez coopéré à la réussite de cette sortie barbecue.

Et une petite pensée pour ceux qui n’ont pu nous rejoindre : Mado, Viviane, et d’autres…

N.B. Pour plus de précisions sur le site qui nous accueillait aujourd’hui, veuillez vous reporter, s’il vous reste encore un désir de lecture ( ?), à mon « papier » daté du 17 décembre dernier.

Et à bientôt !

EP/vm

2016/05/06 LPP Montagne d'Age Lovagny

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

03/05/2106

Montagne d'Age Lovagny

(A ce sujet, voir aussi mon "papier du 08 octobre 2015")

                                                                       (LPP) 2016.05.03 LA MONTAGNE D'AGE (photos Françoise) 

                                                                       (LPP) 2016.05.03 LA MONTAGNE D'AGE (photos Andrée)

                                                                       (LPP) 2016.05.03 MONTAGNE D'AGE (photos Edmond)

 

Une météo quelque peu capricieuse fit qu’il était donc plus prudent de modifier notre planning établi. En cas d’averse, mieux vaut prévoir pouvoir se « sécher » rapidement…

C’est ainsi que la « Montagne d’Age » paraissait convenir à la situation.

Vingt-huit adeptes des Pas Pressés se présentaient au rendez-vous coutumier.

En route, direction Lovagny cette fois-ci, contrairement à la sortie d’automne. Alors qu’on avait abordé l’espace boisé au départ de Poisy au nord par la route de la Montagne, on l’accède donc par le sud. Voitures parquées en bordure de prairie aux Plantets, cote 604 m.

Heureuse surprise : le bon sentier, qu’on découvre pour la plupart d’entre nous, vient d’être balisé tout récemment. De dénivelée modérée, c’est sans difficulté qu’on atteint rapidement le « Crêt de la Cheminée » à 653 m. La croix du belvédère a fait aussi l’objet d’une réfection. Même sous le ciel chargé, le panorama sur l’Albanais reste dégagé.

Poursuite du sentier jusqu’au carrefour de la « cabane des Chasseurs », là où l’on rejoint la « route de la Montagne », interdite à la circulation, hors forestiers.

De là, on va musarder sur l’un des nombreux sentiers non balisés qui sillonnent cet espace boisé léger, pratiquement sans déclivité, en deçà de l’arête rocheuse à l’ouest.

A la différence de la balade d’automne, notre regard apprécie la tendre verdure reposante des feuillages naissants, certes avec un peu de retard en ce froid printemps. A profusion, des pervenches fleuries tapissent le sol en maints endroits. Quelques rares plants de muguet s’apprêtent à s’épanouir…

A l’heure du pique-nique, à mi-parcours, non loin du réservoir, le groupe s’égaillera sur le talus le long de la route, exposé au soleil qui veut bien se monter, le temps d’une éclaircie…

Et même un banc disposé là, offrira une pause plus confortable à quelques unes, pour ouvrir le sac ! Quelques consignes diffusées, le temps d’apprécier quelques gourmandises, animeront la pause.

Un ciel redevenu incertain, nous fera écourter l’étape, et le retour s’effectuera tranquillement cheminant sur d’autres sentiers boisés, sans difficulté, l’éventuelle averse nous épargnant finalement.

Rappel : pour une description plus élaborée du site parcouru, report donc au précédent « billet » d’automne 2015.

A bientôt avec votre excellent état d’esprit.

EP/vm

2016/04/19 LPP Planfait/Talloires

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

MARDI 19 AVRIL 2016

(LPP) PLANFAIT/TALLOIRES

(LPP) 2016.04.19 Bluffy/Planfait (photos E.P.)

 

Un peu frisquet ce matin avec seulement 2°, mais que la journée sera belle pour ces 29 Pas Pressés renouant avec, sac à dos garni, le principe de sortie à la journée.

9 h 30 : ce sera l’heure du rassemblement chemin des Grèves : peut-être un peu tôt ?

Le site de Planfait sera le but de cette sortie, l’occasion d’une intéressante découverte pour la plupart d’entre-nous.

Les Granges, au-dessus de Talloires pour un point de rendez-vous, puis montée panoramique vers l’Hermitage de Saint-Germain. A la Pirraz, hameau avant Revel, on prend à gauche, la route étroite et sinueuse en direction du hameau de Ponnay, le site du Parc-Aventure étant bien indiqué.

Premier point de satisfaction : à l’intersection de la route forestière, cote 874 m, l’espace est suffisamment sécurisé pour y stationner nos six voitures la journée durant.

Notre périple pédestre débute par un départ sur la large route asphaltée, face à l’imposante Tournette toute proche. Quelques virages nous amènent au pied du massif du Lanfonet et des Dents de Lanfon : falaises verticales impressionnantes, blanchies par la neige fraîchement tombée de la veille ; au bas : sapins à la parure hivernale scintillants sous le soleil matinal. Culminant à 1824 m, leur ascension est réservée aux randonneurs chevronnés et bien équipés, car l’arête sommitale est escarpée. Du village de Villard-le-Dessus, 750 m, avant Thônes, il faut compter quatre heures de montée, rando donc classée dangereuse.

Avec le terminus de la route asphaltée nous attend l’Espace Aventure

http://www.talloires.acro-aventures.com/fr/

Mais d’abord découvrons, ébahis, en à-pic au-dessus des Rochers des Moillats, la superbe aire de décollage prisée des amateurs de vol libre. De là, les parapentes multicolores se succèdent pour s’élancer dans le vide, face à ce décor paradisiaque, où le bleu profond du « grand lac » se détache sous l’azur d’un ciel sans nuages. Spectacle grandiose dont on ne se lasse pas…, un ravissement pour nos yeux…

Disposant de temps, petite incursion sur le sentier balisé GR 96, de pays du Tour du Lac d’Annecy. Direction Bluffy pour la partie la moins accidentée du parcours, le sol étant détrempé par endroits.

Retour sur le site de Planfait pour midi, où, sur l’esplanade herbeuse jouxtant l’aire d’envol, de massives tables de plein air sont à notre disposition pour le pique-nique. Décor de rêve sous le doux soleil, confort : que demander de plus pour cette pause de mi-journée, tandis que les parapentistes poursuivent inlassablement leur ronde colorée au-dessus de nos têtes ! Mais il en faudra plus pour nous couper l’appétit…

Bienvenue ensuite, cette initiative de l’un de nos accompagnateurs, lequel nous propose, avec l’assentiment préalable de l’animateur du site, de découvrir le superbe circuit de l’Accrobranche. Et voici donc ce groupe de Pas Pressés passant la porte pour emprunter le « Grand Parcours », en file indienne… Non ! Pas en l’air… mais en restant sur le « plancher des vaches » aménagé, cheminant en forêt clairsemée, « tête en l’air », admiratifs devant ces amateurs de vertige, jeunes pour la plupart, évoluant là-haut près des cimes ; parcours sans doute hésitant pour certains, joie non dissimulée pour les plus audacieux. Ne voilà-t-il pas que l’une de nos doyennes « insiste pour « s’envoyer elle aussi en l’air » ? Sans doute voudrait-elle retrouver ces sensations, alors que plus jeune elle était fervente d’alpinisme ! Non Claire, pas aujourd’hui car le temps nous est compté !

Parlons un peu de ce site de découvertes multi-activités.

Belle réalisation que ces installations aériennes sécurisées, bien entretenues.

« Le Grand Parcours », entre autres : 2 h ½ d’évolution à une hauteur variant entre 5 et 17 m du sol : à partir de 25 euros,

« Le Parcours Enfant accompagné », avec tyrolienne : 15 euros, etc.

Outre les parcours nécessitant le port du boudrier, des passerelles aériennes sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, également aux parents avec poussette, équipement unique en Europe, parait-il.

Pour en savoir plus, avec Google : « Accrobranche Planfait ».

Il est alors temps de poursuivre notre périple pédestre : dernier coup d’œil sur ces câbles et guitounes suspendus, et nous voilà engagés, pente montante, sur ce sentier qui devrait nous éviter la marche sur sol asphalté parcouru le matin. Seulement voilà : un balisage médiocre ne favorise pas notre entreprise, et au bout d’un moment, un passage pentu, boueux, glissant, rendra notre progression compliquée…

Et alors : « Ne pleure pas Ginet’ette, Tra là-là, la-la, la-la, la-la, la-la, la-la, la-la ! Ne pleure pas Ginet’ette, On y arrivera, on y arrivera ! »

… Et après maints efforts et soupirs de découragement, voilà que l’ami Louis a retrouvé le chemin descendant tant espéré… Et enfin, après encore quelques glissades, la route attendue apparaît…

Que fait-on alors ? Prend-on ce raccourci indiquant la direction de Ponnay ? Mais un peu plus bas un nouvel épisode non moins mouvementé nous attend avant de retrouver notre route… Talus fortement incliné, marches de pierres glissantes, et pas de « main courante » ! De l’animation, il y a ! Et de nouveau : « Ne pleure pas… »

Enfin tout ce petit monde, soulagé, a franchi le cap, plaisanteries retrouvées ! Simplement il nous faut remonter un peu pour retrouver nos voitures là où on les avait quittées.

Comme il avait été dans notre intention, empruntons donc cette petite route forestière qui mène col de la Forclaz, soulagés de nos sacs et bâtons, car le cheminement s’avère facile.

Tiens, face à nous, une importante plaque de neige vient juste de glisser des pentes abruptes de la Tournette, laissant apparaître la roche sombre, ensoleillée.

1,5 km sur cette chaussée non asphaltée, d’une marche « cool », appréciant le chaud soleil en ce versant Sud, les commentaires vont bon train, et les difficultés précédentes sont oubliées !

Retour sur nos pas tout en plaisantant, appréciant le panorama sur le « petit lac », les Bauges…

Pause appréciée, le temps de « régler nos comptes » dans l’allégresse, et chacun se prépare au retour.

La sortie découverte fut agréable.

P. S. Je l’ai taquinée, Ginette, mais il me faut bien agrémenter un peu mon long récit : je sais que tu ne m’en tiendras pas rigueur, même si, par moment, tu as eu raison de montrer ton courroux ! Penses plutôt à ce que tu as découvert ce matin…

Une petite pensée pour les absents : Mado, immobilisée à Villaz, Viviane, … et les autres.

Rappel : la prochaine sortie se fera logiquement en car : à ce sujet, il est impératif de réunir trente personnes au minimum.

Inscription obligatoire la veille de la sortie avant 11 heures.

Prévisions météo à confirmer : «Le soleil gagnerait du terrain»

A bientôt ?

EP/vm

2016/04/06 LPP Chapeiry

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

MERCREDI 06 AVRIL 2016

Chapeiry

(LPP) 2016.04.06 CHAPEIRY (Liens photos E.P.)

 

Décision compliquée à prendre lors de cette permanence-inscriptions pour notre randonnée du mardi 05 avril. Les prévisions météo des plus capricieuses nous obligeaient à chambouler notre programme initial. Tout d’abord, les berges du Chéran ne seraient plus d’actualité, le sol risquant d’être détrempé. L’idée de partir le matin avec pique-nique devenait caduque elle-aussi.

Finalement option était prise de reporter au lendemain mercredi notre randonnée, en après-midi, mettant ainsi en application le principe préconisé précédemment dans une telle situation.

Mais alors, combien de marcheurs avertis serons-nous au départ ?

Le choix définitif du parcours à envisager se fera en dernière minute sur le lieu de rassemblement, à 13 heures au parking des Grèves. Malgré tout, à la satisfaction des responsables, dix-neuf partants adhéraient à cette proposition quelque peu floue.

Après les fortes averses de la veille, de même que dans la nuit, le ciel demeurait encore menaçant en cette matinée indécise, cependant la météo s’annonçait plus optimiste pour l’après-midi. Mais des bancs de brume risquaient de rester accrochés à flanc de montagne, interdisant ainsi un itinéraire panoramique en moyenne altitude.

Alors, avec le risque de trouver par endroits un sentier boueux, le choix du circuit sur Chapeiry nord-est sera finalement retenu, excluant au préalable une descente au Voile de la Mariée, trajet trop accidenté.

Sous un soleil revenu, pour la joie de tous, après quelques tergiversations, on ralliait le chef-lieu où le vaste parking pouvait accueillir nos quatre voitures.

Le groupe devisant gaiement s’élançait alors… lentement, équipé pour la circonstance.

Place et église du village contournées par la droite, direction Est, le Semnoz nous faisant face, le sentier en rase campagne se présente très abordable dans sa première partie. Au passage on laisse sur notre droite le village où se construisent actuellement les quatre-vingts logements d’un lotissement sur un terrain qui appartenait aux Hospices.

Objet de réflexion : qu’adviendra-t-il de l’esprit-village avec l’arrivée soudaine d’un nombre aussi important de personnes au cœur d’un si petit bourg ? Comment la municipalité va-t-elle pouvoir gérer l’impact que va provoquer un tel afflux de population nouvelle sur une période aussi courte ?

Sur notre gauche apparait, près du pylône télécom, un terrain de sport : celui-ci a été érigé sur un espace communal là où, dans les années 50, des prospections pétrolifères avaient nécessité l’implantation d’un imposant derrick et son environnement hydraulique, l’ensemble fonctionnant nuit et jour sans discontinuer sur une longue période. Avec, auparavant, les recherches effectuées au lieudit « Teppes Vertes », puis la « Queue du Renard », ce sondage était alors le troisième effectué sur le nord de la commune. Le résultat de ces recherches n’a pas été divulgué… Mais sur les deux premiers lieux, des constructions ont été autorisées, alors…

Passage un peu délicat ensuite sur la pente descendante des « Biolles », le sentier s’apparentant plutôt à un lit de ruisseau boueux avec des « pierres » glissantes. Le port de chaussures adéquates s’avérait judicieux, et l’aide des bâtons facilitait la lente progression. Mais bien vite on retrouvera la prairie et le sentier plus praticable nous amènera au lieudit « les Godets » point le plus bas de notre circuit du jour, à 540 m.

Courte halte, le temps de soulager la gourde, et il nous faut emprunter la portion de route asphaltée pour atteindre, d’un pas plus léger, le hameau de « Chez Laydevant ».

Obliquant alors vers l’ouest, le bon chemin passe au-dessus du nant des Eparris, lequel marque la limite entre les deux communes, et alors qu’on empiétait sur Montagny, nous voilà revenus sur le territoire de Chapeiry. Ce ruisseau cerne la commune sur toute sa partie est et sud, et se jette dans le Chéran après avoir rencontré celui de « L’eau Salée » arrivant de la cascade du « Voile de la Mariée ».

Suit la verte remontée de « Chavannes » pour arriver aux « Blanchets ». Là un large horizon s’ouvre à notre regard, qui va du Parmelan au sud du Semnoz. Hameaux de Vieugy, Quintal, Balmont, Viuz-la-Chiesaz, plus loin Gruffy, s’étalent au pied de l’imposante montagne qui nous domine du haut de ses 1704 m.

Poursuite de notre périple en bifurquant plein Ouest, nous éloignant alors du village, jusqu’à rencontrer la route qui arrive de Montagny. A 618 m, c’est ici le point culminant, et le panorama prend de l’ampleur avec la vue sur les Bauges au sud, le pays d’Alby.

Le retour au village par la route asphaltée arrivant de Marcellaz sera notre choix. Sur le parking retrouvé nous attend l’ami Jean, lequel avait préféré « décrocher » pour la dernière partie du parcours, ménageant ainsi ses vieilles guibolles pour sa première sortie du printemps. C’est toujours avec plaisir qu’on peut voir notre doyen nous faire profiter de son agréable compagnie, écouter avec intérêt nous conter ses anecdotes de randonneur expérimenté, entre autres…

Donc les voitures étaient les bienvenues, chacun pouvant alors soulager ses pieds endoloris. Puis, peu après avoir repris la route, une pause-surprise nous attendra…

Avant cela, voulez-vous quelques précisions sur ce village qui m’a vu naitre, il y a de cela… bien longtemps déjà ? Soyez rassurés, je vous ferai grâce du long baratin tout empreint de nostalgie dont je vous avais fait part l’an passé déjà !

CHAPEIRY : commune intégrée au canton de Rumilly depuis mars 2015 (Alby auparavant). Superficie : 5,76 km2. Son territoire jouxte Montagny au nord, Balmont/Seynod à l’est, Alby au sud, Saint-Sylvestre à l’ouest, et Marcellaz.

820 habitants au dernier recensement, 240 dans les années 50 ! Sa population a donc plus que triplé en un demi-siècle. Et ça va vite encore progresser…

Origine du nom : il serait lié à celui des fabricants de chapes, amples manteaux : les capparius ; d’où Cappariacum puis Chappeyriacum et enfin Chapeyrie au XIVe siècle.

Ses habitants se nomment les Chapeiriens. Appellation populaire : « Lo Pro Coët » (les poires cuites) : pourquoi ? On raconte qu’une foire d’automne rassemblait jadis les habitants du canton à Chapeiry, dont le patron est Saint-Martin. Survint une terrible disette, et le village affamé dut se résoudre à vendre à la cité d’Alby-sur-Chéran, chef-lieu du canton, le droit de tenir cette foire, laquelle a bien lieu actuellement chaque 11 novembre. Et pour quel prix ? « Un panier de poires cuites » ! D’où ce qualificatif insolite de « Pro Coët » pour désigner un habitant de ce village…

Ne subsiste pratiquement rien des activités d’antan : meunerie, scierie, huilerie. Essentiellement agricole, aujourd’hui il ne reste que trois grosses exploitations vouées à la production laitière principalement. Artisanat peu développé, on peut dire que Chapeiry devient une commune-dortoir…

Terminons donc notre sortie : pause-surprise disais-je ? En effet, au giratoire de Chaux-Balmont, délaissant la direction d’Annecy, il nous faut tourner à droite, chemin des Eparris. Un peu plus bas se situe la maison de notre amie Mado. Et là, comme nous en avons déjà eu l’occasion, la joyeuse pause-goûter nous attend.

Un ciel clément nous permettra d’improviser ce cercle d’amis sur le terre-plein devant le garage, celui-ci servant éventuellement d’abri en cas d’averse. Initiative appréciée de tous, chacun trouvant avec plaisir un siège sorti de la réserve pour la circonstance.

Dégustation du cake aux raisins offert par ce nouveau couple d’amis, que nous remercions, le café de Mado régalant les amateurs assoiffés ; un petit coup de rosé sera de même apprécié.

Et collecter dans une telle ambiance la quote-part due par chacun : quel plaisir !

Dans ce décor printanier empreint d’amitié va se terminer cette agréable rando chez « Lo Pro Coët »

Merci à Mado, et à vous tous pour votre joyeuse présence.

La prochaine fois ? Ben, que dira dame météo ? 

http://www.meteo-annecy.com/

Prévisions pour le mardi 19/04 : « Nettement plus ensoleillé et les températures deviennent agréables l’après-midi (après la fraicheur matinale)… »

EP/vm

2016/03/22 LPP Les bords de lac/Ouest

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

MARDI 22 MARS 2016

(LPP) 2016.03.22 Les Bords du Lac/ouest (lien photos E. P.)

                                                                                            

De Saint-Jorioz à Duingt, flânons le long des roselières…

Météo propice à la rando cet après-midi de printemps, tout juste arrivé, avec pour séduisant objectif, la rive ouest de notre beau lac.

Trente-trois marcheurs, ces dames représentant, comme d’habitude, une forte majorité, se répartirent en huit voitures pour un départ à 13 heures du parking des Grèves.

Saluons avec plaisir, la présence parmi nous de trois nouvelles adhésions, espérant que l’ambiance « pas pressé » leur convienne.

Direction Saint-Jorioz, le parking de la plage étant le point de ralliement.

Petite frayeur, dans la traversée de Sévrier, pour l’un de nos conducteurs, contraint d’esquiver ce facteur déboulant soudainement de la droite, sur son vélo, sans crier gare ! L’effet de surprise passé, on se dit que l’épithète de « timbré » paraissait bien qualifier l’attitude de ce préposé de la poste, plutôt imprudent, ou téméraire !

Le réflexe de notre pilote du jour mis à l’épreuve, l’incident fut heureusement sans conséquence ! Mais en sera-t-il toujours ainsi ? Ici, l’occasion de rappeler que le déplacement de nos troupes en covoiturage comporte, hélas, toujours un risque…

Nous voici donc arrivés en vue du lac. Parés pour « l’expédition », l’imposant groupe quitte joyeusement le parking, pour traverser le Laudon tout proche, affluent du lac, aux eaux limpides, lequel avant de traverser Saint-Jorioz, arrive de Leschaux.

Pardon Louis ! Mais prendre la direction « plein Nord » pour rejoindre Duingt à l’opposé, me paraissait un peu farfelu… Mais non ! Notre animateur du jour n’avait pas perdu le sens de l’orientation : tout simplement il tenait à nous faire arpenter la plage du lieu sur la totalité de son pourtour ! Et : « Un kilomètre à pied, ça use, ça use ! Un kilomètre à pied… »

Une première impression négative en découvrant le lac aujourd’hui, c’est cette atmosphère brumeuse persistante, consécutive à un important pic de pollution, que l’absence de vent favorise, hélas, en cette période de haute-pression. Dommage : ce prestigieux décor restera flou !

Pivotant dons de 180 degrés, on longera bien vite le port de plaisance, puis nous voilà alors engagés sur le « Sentier des Roselières », refuge de la faune aquatique.

Couvrant huit hectares, cette zone est protégée par deux arrêtés préfectoraux de biotope datant de 1991. Poursuivons donc ce sentier thématique jalonné de panneaux d’information, face au Roc-de-Chère, où le calme est seulement rompu par quelques cris rauques d’oiseaux d’eau trahissant leur présence.

A l’approche de Duingt : traversée de la route D 1508 pour s’éloigner un peu du bruit d’une circulation automobile plutôt dense. Une voie parallèle à la piste cyclable (ancienne voie ferrée) nous permet de prendre un peu de recul pour entrevoir, au travers de cette brume, les massifs du Lanfonet et Tournette, qui s’élèvent au-dessus du lac.

Pas de chance aujourd’hui : à la pollution visuelle s’ajoute ici celle, olfactive, générée par un agriculteur local n’ayant pas tenu compte du fait que… des Pas Pressés pourraient passer par là ! Mais tout compte fait, le fumier n’a pas la puanteur du lisier ! Et on peut donc supporter la nuisance sans trop de désagrément.

Arrivés au village de Duingt, nous attend, pour les plus hardis, la montée, en lacets , sur chaussée bitumée, du Chemin de Croix, au pied du Taillefer dont le sommet culmine à 842 m. Pour aujourd’hui, pas question d’aller plus haut que l’esplanade panoramique, que dominent l’oratoire, sa grotte et la statue de Notre-Dame du Lac. De là, très belle vue sur le bourg, ses deux châteaux : Ruphy, sur la presqu’île, et d’Héré, son vassal, à l’arrière du village. 871 Dunois (2013) habitent la commune, alors qu’on en dénombrait seulement 240 en 1960. La photo coutumière réalisée, rebroussons chemin non sans ignorer les quatorze stations composées de bas-reliefs colorés retraçant la vie de Jésus.

La descente terminée, l’espace public aménagé en bord du lac, nous invite à la pause-goûter, rejoignant ici les quelques marcheurs qui, fatigués, avaient jugé préférable de remettre à plus tard de faire leur… chemin de croix !

Lors du goûter, la pâtisserie « maison » offerte par l’une de nos nouvelles « recrues », a contribué à varier « l’ordinaire » : merci, nous avons apprécié ! De même, la délicate attention de celle dont les chocolats nous rappelait que Pâques approchait.

Petite information devant ce décor nautique : la prochaine sortie du 05 avril, prévue sur les bords du Chéran, était programmée à la mi-journée. Sur proposition de vos accompagnateurs, une majorité des personnes présentes se prononcent pour la réaliser à la journée, ceci si la météo, et l’état du parcours sont favorables.

Cette modification de planning, de même que l’heure de départ, vraisemblablement à 10 h, vous seront précisées lors de l’inscription du lundi 04 avril, ceci avant 10 h 30.

Une petite bise fraîche se lève à présent, agitant le vaste plan d’eau qui prend sa teinte d’azur. Il est temps de reprendre notre trajet en sens inverse, « vent debout ». La balade aura été agréable, et chacun pourra bientôt se prélasser…

P. S. Message ce matin de notre amie Viviane, laquelle nous salue tous, regrettant bien évidemment encore ne pas pouvoir nous accompagner. Quelques photos apaiseront sa déconvenue, et gageons que, comme à l’accoutumée, la mise en forme de cette longue (trop ?) dissertation, lui procure un certain plaisir, en compensation.

A la prochaine fois sous le Pont de l’Abîme !

EP/vm

 

2016/03/08 LPP Vallon du Fier

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

MARDI 08 MARS 2016

(LPP) 08/03/2016 Vallon du Fier (lien photos E.P.)

 

 

Les Pas Pressés s’élancent… vers une nouvelle saison !

Joyeuse ambiance pour ce rassemblement de reprise : vingt-quatre personnes au rendez-vous de 13 h au parking du Chemin des Grèves. Tiens donc ! Ne voilà-t-il pas qu’on voudrait nous rapprocher déjà du… cimetière ?

Une météo peu favorable, la campagne blanche ce matin : observations qui nous firent judicieuse-ment modifier notre destination du jour.

« Le Vallon du Fier » sera alors notre choix pour cette après-midi de retrouvailles : parcours facile, dénivelé nul, bon sentier sans doute peu boueux,… De la place sur le parking en fond de zone industrielle de Meythet pour garer sans problème nos « taxis » privés !

Equipés contre le froid : la température n’étant guère positive, de même parés contre une éventuelle averse, franchissons joyeusement la passerelle-nord au-dessus du Viéran, où une eau limpide s’écoule à gros débit.

Le Viéran : rivière d’environ 11 km, affluent du Fier, nous arrive d’Allonzier-la-Caille, arrosant au passage Cuvat, St-Martin-Bellevue, Pringy, Metz-Tessy et Meythet. Dans un passé récent, elle était très appréciée pour ses truites et ses écrevisses. Elle est aujourd’hui en phase de réhabilitation : reconquête de ses rives, aménagement de sentiers, qualité de son eau, …

Et se présente le « Sentier des Oiseaux » qu’on suivra jusqu’à la troisième balise, longeant la rivière vers l’est. Bifurcation ensuite sur la gauche, en forêt légère, par le « Chemin des 2 Ponts » (Tasset, Brogny, je suppose !)

Le rythme de… croisière adopté (peut-être V : 3 km/h ?), le groupe va progresser en papotant, en longeant, en lisière de forêt, le lit du Fier. Sur cette portion de parcours, l’eau ne recouvre qu’une partie de son large lit, laissant généreusement de la place pour s’épandre lors d’une crue éventuelle.

De nouvelles constructions prennent place sur la rive opposée. Courte halte de repérage : au-delà de l’île aménagée en aire de pique-nique, une passerelle inaugurée en 2008 permet aux pêcheurs, piétons, l’accès à la rivière à partir du sentier débouchant au droit du parc des sports d’Annecy.

Continuons, les capuchons relevés car une soudaine averse de grésille nous surprend, mais qui sera de courte durée. Le large chemin longe la berge, sur les enrochements réalisés il y a quelques années, au cours d’importants travaux d’aménagement de cette importante zone paysagère.

Sur notre gauche est implantée l’usine Mobalpa et la zone artisanale de Metz-Tessy, précédant le centre sportif Dassault, puis les parcours gymniques aménagés.

Arrivés au viaduc des Illettes donnant accès au nouvel hôpital, la digue de retenue attisera un instant notre curiosité. D’un débit actuellement important, l’eau répartie sur toute la longueur de l’ouvrage retombe dans un bouillonnement caractéristique.

Et nous voici arrivés au terme de notre parcours aller, au pont de Brogny. En fait, trois édifices se superposent ici : au premier plan le pont romain désaffecté, puis l’actuel pont routier desservant l’entrée d’Annecy, et au-delà, le viaduc de la voie ferrée. Petite pause avant de rebrousser chemin.

En face, direction Annecy une dérivation a été créée, départ d’un canal qui alimente la minoterie Cléchet située à 375 m en aval, à l’origine : le Moulin des Illettes, alors doublé d’une scierie.

Parlons un peu du Vallon du Fier : c’est la partie de territoire traversée par la rivière dans le bassin annécien. Avant l’an – 8200, le Fier alimentait directement le lac d’Annecy à travers la plaine des Fins. Celle-ci comblée par les alluvions au cours des siècles, la rivière se détourne vers Rumilly, creusant son cours actuel. Après le Pont de Brogny, il passe entre les communes d’Annecy, à gauche, Metz-Tessy et Meythet à droite.

En 2007, la communauté de l'agglomération d'Annecy entreprend de valoriser ce milieu naturel entres les ponts de Brogny et Tasset, sur un espace de 118 ha de berges. Le montant du coût des travaux et des acquisitions foncières a été estimé à 3,45 millions d’euros.

Au plan hydraulique, des enrochements ont été réalisés pour protéger les rives les plus menacées, augmenter l’espace de liberté de la rivière. Des aménagements accessibles aux piétons, cyclistes,… ont été créés. Quatre nouvelles passerelles doivent permettre de franchir le torrent, de même que des abris en cas de mauvais temps.

Bien que menaçant par moments, le ciel sera cependant coopératif.

Et l’on continue de papoter… Tiens, à l’évocation de mes activités professionnelles au temps de mes vingt ans, une remarque fuse tout à côté, émanant d’une retraitée qui me fait tout-à-coup prendre conscience de mon âge certain : « Oh ! S’exclame-t-elle, radieuse ; je n’étais pas encore née ! » Comme quoi notre groupe représente un bel éventail des âges ! Et encore, je suis loin d’être le doyen !

Tout à ma méditation, je poursuis nonchalamment le chemin du retour… ? Mais j’y pense… : de retour, il n’y aura bien, hélas que le chemin !

Délaissant le parcours en forêt, sans doute un peu humide, le Sentier des 2 Ponts pris à l’aller, nous ramène à la passerelle du Viéran, et, celle-ci franchie, le parking où nous attend notre peit goûter traditionnel, retrouvé.

L’occasion de diffuser quelques infos :

  • Programme modifié : les lieux des sorties des mardi 03 et 31 mai seront inversés, ceci pour tenir compte des disponibilités de certains accompagnateurs
  • Additif au règlement des Pas Pressés : à la question « Que fait-on en cas d’annulation d’une sortie pour météo défavorable, ou événement imprévu ? »

    A la majorité des randonneurs présents, est adopté le principe du report au lendemain mercredi

Les friandises alors dégustées dans la bonne humeur, sous un ciel redevenu clément, chacun peut regagner, satisfait, son véhicule ; il est 16 h 30 et l’air fraîchit !

Une pensée pour les absents du jour, et entre autres notre préposée à la photo, retenue chez elle auprès de sa maman qu’elle ne peut laisser seule.

Prochaine sortie : le lac et son décor, face à la Tournette.

EP/vm