Randos balades du mardi

 

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  Marcher mais tout en nous instruisant...

LES CHRONIQUES D'EDMOND

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Année 2017 (27 chroniques)

2017.11.28 LPP Saint-Félix : clôture de la saison d'activité

2017.11.21 LPP La boucle des Lanches

2017.11.15 LPP Saint-Jorioz Sentier des Roselières

2017.11.07 LPP Viuz-la-Chiesaz

2017.10.24 LPP "Entre Chéran et Albanais"

2017.10.18 LPP Le Salève par la Croisette

2017.10.11 LPP La Croix du Nivolet

2017.09.26 LPP Motz Seyssel Base de Loisirs

2017.05.09 LPP Le Roc de Chère

2017.07.18 LPP Les Confins la Clusaz

2017.07.11 LPP Le Lachat de Chatillon

2017.07.05 LPP Le Semnoz        

2017.06.27 LPP Mont de Corsuet - la Chambotte

2017.06.20 LPP Sentier du Chéran de Cusy au moulin Janin

2017.06.14 LPP La Montagne de Sainte-Catherine

2017/06/06 Sixt-Fer-à-Cheval

2017/05/30 Pique-nique à Lescheraines

2017.05.23 LPP La Féclaz - Revard

2017.05.16 LPP Vaulx Chemins d'Angely, les Jardins Secrets

2017.05.09 LPP Le Roc de Chère

2017.05.05 LPP Cessens/Sapenay

2017.04.18 LPP Chaos du Chéran

2017.04.12 LPP Doussard La réserve du bout du lac

2017.04.04 LPP Allonzier-la-Caille le Crêt de la Dame

2017.03.29 Lovagny – Montagne d’Age

2017.03.21 LPP Les Espanoux Croix de Chuguet

2017.03.15 LPP Le Vallon du Fier

Année 2016 (18 chroniques)

2016.12.14 LPP Boucle de Balmont

2016.12.07 LPP La Pomme - Boussy

2016.11.29 Détente à Montagny-les-Lanches

2016.11.16 LPP La Biche - Lornay

2016.11.02 LPP Les Chemins d’Angely à Vaulx

2016.10.19 LPP Montagne des Princes

2016.10.12 LPP Mont (signal) du Chat – Molard Noir

2016.10.04 LPP Croix Fry Merdassier

2016.09.20 LPP Les Confins

2016.09.06 LPP Plateau des Glières

2016.08.02 Chaos du Chéran

2016.06.28 LLP Saint-François de Sales – le Revard

2016.05.17 LPP Rumilly - Base de loisirs des Pérouses

2016/05/06 LPP Montagne d'Age Lovagny

2016/04/19 LPP Planfait/Talloires

2016/04/06 LPP Chapeiry

2016/03/22 LPP Les bords de lac/Ouest

2016/03/08 LPP Vallon du Fier

Année 2015 (16 chroniques)

2015/12/17 LPP Base de loisirs des Pérouses à RUMILLY

2015/12/08 LPP De Loverchy à Châteauvieux, de Malaz à la Butte Saint-Martin

2015/12/02 LPP Repas fin d'année au Relais des Lanches

2015/11/19 LPP Réserve naturelle du Bout-du-Lac à Doussard

2015/11/03 LPP A l’assaut de la Grande Jeanne !

2015/10/20 LPP Le Roc de Chère

2015/10/08 LLP La Montagne d'Age Poisy

2015/09/22 LPP La Chapelle de Bellevaux

2015/09/08 LPP La Croix-Fry/Merdassier

2015/07/28 LPP Jarsy les Bauges

2015/07/15 LPP Thonon-les-Bains Ripaille

2015/06/30 LPP Parc des Dronières Cruseilles

2015/06/26 LPP Samoëns Sixt-à-Cheval

2015/04/21 LPP "Au fil du Thiou"

2015/04/07 LPP Massif de l'Erbe et roselière CRAN-GEVRIER

2015/03/31 LPP Promenade au bord du Fier - Vallon du Fier

 

 

 

2016.09.06 LPP Plateau des Glières

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

06/09/2016

Plateau des Glières

 (LPP) 2016.09.16 LES GLIERES (photos Andrée)

(LPP) 2016.09.06 Plateau de Dran Les Glières (photos Edmond)

 

Aujourd’hui : reprise des randonnées ; et quelle randonnée pour nos marcheurs « pas pressés » !

Trois voitures au départ du chemin des Grèves pour 9 h 30. Météo très favorable : ça promet !

Trente-deux kilomètres de bonne route, et on peut laisser nos véhicules nous attendre sur le vaste parking jouxtant le restaurant, au lieudit « Chez Paccot », aux Glières.

L’entrain se lit sur les visages avec le plaisir des retrouvailles. Harnaché, lentement le groupe se met en marche, humant l’air frais, une petite bise incitant chacun des membres à ne pas quitter sa veste dans l’immédiat.

Direction sud, la plaine de Dran comme objectif ; le sentier terreux au départ est plutôt glissant car il a dû pleuvoir un peu récemment. Bien vite, il devient carrossable, et on peut alors joyeusement progresser en zone pratiquement plane sous le soleil, longeant la forêt de résineux d’un vert profond, sur la droite. De temps à autre, un superbe sorbier chargé de ses fruits colorés, attire notre regard. Ambiance « alpage » avec le tintement sonore des sonnailles qu’agitent en paissant de magnifiques « Abondance » ; décor montagnard que dominent la Pointe de Québlette, le col de l’Ovine, au levant.

Courte halte près de la chapelle Notre Dame des Neiges, trônant au milieu des pâturages, mais, fermée, nous n’en pourrons qu’en faire le tour…

Non loin de là, changement de direction : terminée la marche aisée ! A la cote 1450, virons à gauche : quittons le GR 96*, pour emprunter celui de « Pays Massif de Tournette – Aravis ». On ne rejoindra pas la Balme-de-Thuy aujourd’hui ! Tournons donc le dos à la Tête de l’Arpettaz et Tête Ronde (1864 m).

  • GR 96* : ce chemin de Grande Randonnée empiète sur les deux Savoie : de Samoëns à Entremont (Chartreuse). Il dessert les chalets de Sales, ceux de Platé, le lac de Lessy, plateau des Glières, massif du Lanfonet/Tournette, le Bout-du-Lac, Lathuile, le Roc des Bœufs, massif des Bauges, Croix du Nivolet, Chambéry, le Granier, terminus à Entremont.
  • GR Tournette – Aravis : balisage jaune – rouge. Départ de la Balme-de-Thuy, Dent du Cruet, Tournette, Merdassier, chaîne des Aravis, col de la Colombière, Entremont/Glières, Manigod, la Clusaz.

Revenons à notre périple. Fin de matinée, les bancs de brouillard montent de la vallée sud, dissimulant par moment la Dent du Cruet, impressionnante de verticalité vue sous cet angle. Mais tout va se dissiper et on va pouvoir lentement progresser dans la pente ensoleillée. Plus haut, ce replat parsemé de rochers présentant autant de sièges, à mi-ombre, conviendra très bien pour la pause casse-croûte, altitude 1550 m. La Pointe de Québlette et sa croix métallique dominent notre « salle-à-manger », du haut de ses 1915 m.

Beau parterre fleuri pour le bonheur de nos « chasseurs d’images » ; tout à côté des sangliers rôdant par là n’ont pas eu cette délicate attention…

Déjà 13 h 30 ! Il nous faut songer à repartir, lentement : la machine est dure à relancer après avoir fait bombance…

Dilemme avant l’arrivée au « chalet du Loup » : raccourcit-on le circuit par le sud du bois des Lanches, ou alors se paie-t-on la côte au-delà ? Comme il est encore tôt, et nos marcheurs ragaillardis sans doute par les friandises d’après repas, c’est la seconde solution qui prévaut, après avis.

Mais que va être rude la rampe sous l’ardent soleil, le temps de la digestion ! N’est-ce-pas Claire (et d’autres aussi !).

Enfin, on tient le bon bout ! Nous voici arrivés à la plateforme du Pas-du-Loup, à 1 689 m : bravo à tous ! Devant nous, le sentier, après la combe, continue vers le nord à flanc de la Montagne des Auges. Laissons à droite celui qui mène au col de l’Ovine (1786 m). Face à nous en contrebas, une zone du captage protégé. Direction ouest la descente en forêt du Bois des Lanches présente un sentier en lacets, pierreux, humide et glissant par endroits. En sortie : « les Mouilles », zone marécageuse où quelques caillebotis permettent d’éviter sans doute quelques désagréments en période pluvieuse. La prairie retrouvée, ignorons le sentier terreux sur notre droite qui conduit au monument des Glières, et nous voici surplombant le parking « Paccot » où nos voitures seront vite en vue.

Nous aurons bien marché aujourd’hui : distance d’environ 8 km et plus, et surtout une dénivelée positive, mesurée, de 345 m. C’est bien les amis : continuons !

Prochaine sortie le 20 septembre, prévue aux Confins/la Clusaz.

Briefing avant la montée en voiture pour le retour :

  • Plusieurs dates de sortie d’automne seront à reporter, en fonction de manifestations planifiées au C.D.R.A. : thés dansants, voyages…
  • Par ailleurs, une tendance majoritaire parait se confirmer pour adopter nos sorties avec une fréquence hebdomadaire. Une décision définitive vous sera prochainement communiquée, et le programme adapté en conséquence.

N.B. N’oublions pas de renouveler notre adhésion annuelle au CDRA, de même que le certificat médical d’usage. Merci à tous.

EP/vm

2016.08.02 Chaos du Chéran

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

02/08/2016

Chaos du Chéran

 2016.08.02 CHAOS DU CHERAN (photos Edmond)

2016.08.02 CHAOS DU CHERAN (photos Viviane)

 

Proposée hors programme de cette première partie de saison 2016, cette sortie sera néanmoins très appréciée, de l’avis des participants.

Rassemblement pour un départ prévu à 10 h du parking des Grèves, le « Chaos du Chéran » étant l’objectif.

Direction Alby pour trois voitures, prenant soin de ne pas oublier notre « auto-stoppeuse » à Chaux-Balmont. Héry-sur-Alby, Cusy ; bifurcation à gauche route des Crêts, puis « Descente du Chéran », route étroite à forte pente, qui nous amène au vaste parking dans une prairie au bord de la rivière. Aire de pique-nique aménagée, auprès des grands arbres.

Là, de nombreux panneaux descriptifs nous renseignent sur les diverses possibilités de détente que nous offre ce site « nature protégée ». Sentier herbeux d’abord, puis boisé, équipé de mini-passerelles permettant de franchir aisément de petits ruisseaux qui rejoignent le Chéran, celui-ci qu’on découvre en contrebas, avec plaisir.

Accès à l’esthétique longue passerelle métallique, exclusivement réservée aux piétons. Construite en 2008, elle permet le franchissement de la rivière, large à cet endroit, délimitant Cusy et Gruffy. Bref coup d’œil à l’eau limpide de l’une des plus belles rivières de France.

Optons ce matin pour un petit parcours en aval, en direction de Moulin Janin. Bon sentier de terre balisé jaune et vert, ombragé, longeant en partie la rivière à gros débit, plutôt surprenant en cette période normalement d’étiage. Le bruit caractéristique et apaisant de l’eau qui s’écoule parmi les pierres ou bancs de gravier, nous accompagne.

Quelques passages plus escarpés, bien aménagés, nous évitent des secteurs que des glissements de terrain ont rendus moins accessibles. Quelques rares fleurs mauves odorantes, au ras du sol, nous rappellent que nous sommes ici dans la vallée des cyclamens.

Stop à cette balise dans la clairière : là, le facile accès à la rivière devrait permettre à chacun de trouver son siège parmi des gros « cailloux » amassés ici sur la grève lors des crues torrentielles de printemps.

Bienvenu ce frais « Crémant » pour nous ouvrir l’appétit : merci Ginette… Et chacun de s’affairer à inventorier le contenu de son sac à dos, tout en guettant la truite qui s’enhardirait éventuellement à vouloir gober une miette… Un peu naïf votre narrateur, non ?

Le Chéran : A ce sujet, vous voudrez bien vous reporter à mon « papier : les Pérouses » du 17/12/2015. Petit rappel, pour faire court : d’une longueur de 54 km, le Chéran prend sa source dans le vallon de Bellevaux, sous la Pointe de Chaurionde. Il arrose Ecole-en-Bauges, Lescheraines, Alby, Rumilly où peu après il rencontre le Fier. Rivière poissonneuse et aurifère, son or passait pour le plus pur de Gaule !

Qu’il fut agréable ce pique-nique « pieds dans l’eau », l’oreille charmée par ce courant à la musicalité apaisante… L’endroit ombragé à souhait, offre à nos yeux jamais lassés, de multiples nuances de vert, de nombreuses essences d’arbre bordant ce lieu paradisiaque…

Le temps de la sieste arrivé, certaines de ces dames n’hésitaient pas à se déchausser pour apprécier les bienfaits de cette eau fraîche arrivant de la montagne baujue.

Mais les aiguilles ignorant ces rivages enchanteurs, il nous fallait bien penser alors à rebrousser chemin, un second parcours étant proposé cette après-midi.

De retour à la passerelle, l’option « Chaos » par tous adoptée, c’est donc gaillardement que le groupe s’engageait direction Sud, longeant la rivière tout aussi plaisante, à notre droite. Toujours ce bon sentier agréablement ombragé, le long duquel de nombreux panneaux descriptifs nous informent sur la géologie, la flore, la faune… Bientôt, à l’orée du bois, apparaissent là-haut les « Tours Saint-Jacques », leur altière silhouette se détachant dans ce ciel lumineux, tout au bout de Semnoz.

Tours Saint-Jacques : Au nombre de trois, dont la plus haute mesure près de 70 m, ce sont des monolithes de calcaire en équilibre précaire qui se sont détachés du Semnoz à la suite de la fonte des glaciers vers – 11 000 ans. Posés sur une couche de marne argileuse qui fait l’effet de planche à savon, ils glissent en direction du Chéran à la vitesse de 2 cm par an.

Ignorons à un moment, sur notre gauche, le sentier qui nous permettrait d’accéder à la route supérieure : trop raide pour nos vieilles guiboles !

Poursuivons donc notre balade près de l’eau ; à maints endroits, des pontons de bois recouverts de grillage antidérapant, permettent un cheminement sécurisé au-dessus de secteurs boueux et glissants. En saison humide, fréquents sont ces glissements de terrain qui se produisent. Ayons donc une pensée pour ces bénévoles qui, sans relâche, entretiennent ces sentiers pédestres pour notre satisfaction.

Soudain les rives se resserrent en un défilé formé de hautes falaises abruptes, succédant à la dense forêt. Nous voici arrivés au « Chaos », où d’énormes roches tombées là il y a bien longtemps, obstruent en partie le lit du torrent, impétueux à cet endroit, écumant, obligé de se frayer un passage sinueux entre les blocs. Au terminus du sentier, un escalier fait de rondins de bois permet l’accès à la grande plateforme minérale naturelle surplombant une profonde gouille à l’eau transparente, invitation au bain… mais le site n’est pas sécurisé !

Un « oh » de ravissement : au-dessus de nos têtes, là-haut à une centaine de mètres, le « Pont de l’Abîme » se détache, impressionnante passerelle suspendue reliant les deux parois escarpées. Sublime ! Petite halte contemplative, sauf pour qui le vertige en module l’envie ; quelques photos pas faciles à réaliser vu la verticalité des lieux, et il nous faut bien quitter ce site grandiose ignoré de certains, mais apprécié de tous. Demi-tour donc, l’endroit étant en cul-de-sac, l’oreille gauche bénéficiant alors à son tour de ce qui avait charmé la droite à l’aller.

Petit intermède à mi-parcours : les talents d’infirmière de Mathé seront les bienvenus pour apaiser la douleur que lui cause une « ampoule » au talon, à ce bambin chaussé de…bottes ! Inconscient que fait son touriste de père !

La passerelle à nouveau atteinte, du tablier on envie ces quelques amateurs de décor amateurs de « bronzette » ; ambiance à préférer sans doute à ces plages encombrées de nos lacs.

Satisfaits de leur épopée-découverte du jour, nos marcheurs émerveillés retrouvent le parking quitté le matin. Les « comptes » mis à jour, nos voitures vont devoir remonter la pente de l’étroite route atteignant par endroit 15 %, chaque conducteur redoutant d’avoir malencontreusement à croiser un véhicule descendant.  Mais tout va bien se passer !

Le chef-lieu de Cusy atteint, direction Gruffy pour une petite halte proposée sur l’admirable site du Pont de l’Abîme, atteint par la route cette fois-ci… Le lieu récemment aménagé offre un vaste parking pour y stationner, le temps d’une vertigineuse visite…

Là où il y a seulement quelques années on pouvait déguster la truite du Chéran et les écrevisses chez « Marie-Claude », en lieu et place du restaurant a été érigé une plateforme-belvédère permettant d’embrasser du regard l’ensemble de l’imposant ouvrage métallique suspendu.

Le Pont de l’Abîme : Construit en 1887 par l’ingénieur Baudin sur les plans de l’architecte Ferdinand Arnaudin, il fut officiellement inauguré le 25 mars 1891. Dominant la profonde gorge de 96 m au-dessus du lit du torrent, il a une portée de 75 m, soutenu par de gros câbles à structure tressée, solidement arrimés au rocher outre les massifs pylônes à chaque extrémité.

Auparavant, il fallait faire un détour de 8 km par Allèves et le Pont-de-Banges pour relier Gruffy à Cusy. Le canton d’Alby a fêté le centenaire de sa construction le 23 août 1987, hélas par mauvais temps. Les nombreuses animations organisées ce jour-là se déroulèrent sous un ciel bas et l’averse froide : course pédestre-relais autour du canton, que précédait un défilé de voiture anciennes, cortège de chars décorés, reconstitution d’une noce d’antan costumée, sous le parapluie, fanfares… J’ai eu le plaisir, malgré tout, d’y assister.

Anecdote : dans la nuit du 15 au 16 août 1944, pour éviter la destruction du pont par les troupes allemandes, les habitants du secteur démontent tous les madriers de chêne du tablier et les cachent dans les granges et les mazots alentour. Ils seront remis en place après la libération.

Le 20 juillet 2013, le Tour de France cycliste parti d’Annecy, a emprunté le pont pour une étape à travers les Bauges.

Impressionnant, depuis le milieu de la passerelle, où une circulation alternée des véhicules est de rigueur, de revoir une centaine de mètres plus bas, le minuscule espace d’où on pouvait l’admirer, vision irréelle ! L’attirance du vide nous incite à prudemment nous accrocher au haut garde-corps : pause interdite aux personnes sujettes au vertige.

Un poète local a laissé courir sa plume pour décrire l’imposant ouvrage :

« Au détour de la route on aperçoit soudain,

Gracile, audacieux, son arc entre deux roches

Suspendu sur la brèche aux câbles qui l’accrochent,

Pour unir au plus court les villages voisins.

Comme la tour Eiffel, on le fit en métal.

Pendant la belle époque, il vit chars et carrosses,

Avant d’être livré par quelque Carabosse

Aux malsaines autos qui roulent sans cheval.

On baptisa ce pont d’abord « Pont du Trésor »,

Car le val autrefois, recélait des pépites ;

« L’Abîme » prévalut : c’est le nom qu’il mérite,

Lorsqu’on jette un regard au bas par-dessus bord. »

La curiosité satisfaite, la petite troupe reprend la route : ho ! Pas pour longtemps ! Gruffy, Viuz-la-Chiesaz, et nouvelle halte à Chaux-Balmont sur invitation de notre amie Mado : décidément ça va devenir une habitude !

Le cercle des marcheurs se forme joyeusement autour de la table garnie sous l’ombrage du tilleul, espace fleuri à souhait. Et « la dame aux cakes » d’en rajouter : la réserve était prévue… Cette belle escapade se termine de la meilleure des façons, chacun appréciant la chaleureuse réception. Merci Mado, Anne-Marie… et vous toutes pour votre agréable compagnie, sans oublier l’ami Gérard, bien esseulé parmi la gent féminine du jour !

Proposition : pour une prochaine balade au Chéran, peut-être serait-il judicieux d’envisager, en parallèle, une intéressante visite du musée-nature de Gruffy, et aussi, de l’avis de Viviane, peut-être celle d’une visite surprise qui enchantera vos yeux.

Bonne trêve à tous, avant de nous retrouver nombreux, enthousiastes, mardi 6 septembre.

2016.06.28 LLP Saint-François de Sales – le Revard

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

28/06/2016

Saint-François de Sales – le Revard

  (LPP) 2016.06.28 ST FRANCOIS LE REVARD (photos Viviane)

 (LPP) 2016.06.28 ST-FRANCOIS LE REVARD (photos Edmond)

 

Comme de coutume, la gent masculine ne représentait que le quart de l’effectif rassemblé sur le parking des Grèves pour un départ fixé à 9 h 30.

Quelques inscriptions de plus auraient permis de remplacer le covoiturage par le car, pour un trajet plus confortable…

Destination : les Bauges, toutefois hélas, sans nos « locaux de cœur » : ben oui, à Jarsy il est sans doute temps de semer les « fageous » (haricots) au « corti » (jardin)…

Direction Lescheraines pour cinq voitures, puis Saint-François de Sales où, un peu plus haut que le village de la Magne, le vaste parking de la station nous attend.

Sac au dos, chaussures adéquates, avec entrain le bruyant cortège désordonné rejoint le foyer de ski de fond.

Souvenirs… : cette station familiale fut celle, entre autres, qui vit les premiers exercices d’équilibriste sur des « planches » sans doute trop glissantes, pour ce débutant que fut alors votre « chroniqueur » emprunté d’aujourd’hui, il y a de cela bien longtemps déjà !

Et avec le temps qui a passé, revoir ces lieux dans un décor autre que la parure hivernale d’alors, ne facilite pas mon repérage…

Néanmoins, après quelques pas sur le large chemin forestier, et le passage près des premiers chalets aux toits recouverts de tôle ondulée, typiques de ces lieux, me souvient alors, que j’y glissais, mais en sens inverse. Mais alors, le départ de ce circuit de piste blanche, où était-il ?

Bien vite, on s’apercevra que nous ne sommes pas les seuls à fréquenter ce chemin semi-ombragé : à plusieurs reprises on croisera ces nombreux randonneurs venus la région grenobloise, avec sans doute, l’intention de comparer les Bauges à la Chartreuse.

De nombreuses fleurs champêtres égayent de leurs coloris variés les bas-côtés ; en cette période de l’année, la flore de montagne s’épanouit pour notre grand plaisir visuel. L’occasion d’enregistrer quelques clichés chatoyants… Tiens, bonjour Viviane ! Ravi de te voir nous rejoindre aujourd’hui avec ton « RICOH », l’occasion d’établir des comparaisons de décors de ce paysage alpestre avec ceux de Bretagne, dont tu nous as tout récemment régalés. Merci pour la profusion d’images inédites, d’autres sites somptueux.

Le soleil arrivant au zénith, bienvenu l’ombrage qu’offrent les grands arbres bordant notre parcours…

Tiens ! Arriverait-on chez les Indiens ? Ce village de huttes caractéristiques dressées là, parait insolite en ces lieux ! L’info publicitaire nous indique qu’ici, nous pouvons nous restaurer, y séjourner et dormir (pour ce qui est du calme, y a pas mieux !), si tel est notre souhait. C’est pour le moins original !

Un peu plus loin, arrivés aux chalets de Crolles, un beau panorama nous incite à faire là notre pause casse-croûte… Le sommet du Revard à notre gauche, face à nous la montagne de Banges, qu’on découvre sur sa façade sud, au loin la Tournette, et en prime, le Mont-Blanc enneigé se détachant dans l’azur du ciel sans nuages. Qui une place au soleil (de dos) dans la pente herbeuse, ou à l’ombre des arbres tout proches, suivant le goût de chacun : c’est dans ce vert décor reposant que les sacs vont être soulagés de leurs victuailles.

Et encore merci à notre dévouée pâtissière…

La sieste écourtée, après réflexion, il nous parut plus judicieux de repartir en sens inverse par le même chemin, la poursuite plus avant du circuit mal connu pouvant nous réserver de mauvaises surprises : temps ou difficultés de parcours ?

Arrivés au lieudit Peisse-Bernard, ce chemin qui part sur la gauche en direction de la « Croix des Bergers » qui scintille là-haut, est tentant. Bien qu’à découvert sous la chaleur du moment, une partie du groupe s’engage à gravir la verte colline. 1371 m sera donc le point culminant de notre rando : et de là, un superbe panorama à 360° s’offre à notre vue, récompense pour quelques efforts supplémentaires, vite oubliés.

Nos voitures rejointes peu après, quelques hésitations sur le trajet du retour privilégiant la direction du village d’Arith, feront l’objet de joyeuses réparties…

La journée fut belle, la balade agréable…

Rendez-vous à la prochaine, dans les Aravis !

Notre souhait : de nombreuses inscriptions lundi 12 juillet, à 10 h au siège.

EP/vm

2016.05.17 LPP Rumilly - Base de loisirs des Pérouses

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

17/05/2016

RUMILLY - Base de loisirs des Pérouses

(LPP) 2016.05.17 RUMILLY Pique-nique  (Photos Edmond)

 

S’il est des moments où l’événement fait place à d’excellents souvenirs, cette escapade rumillienne devrait être de ceux-là !

Météo idéale, bien que fond de l’air frais (5° sous abri ce matin), décor de verdure printanière, l’eau en prime ; et aussi excellent état d’esprit des participants : que demander de plus pour une sortie pique-nique réussie ?

Petit regret au départ : l’un des principaux instigateurs de ce projet de barbecue, notre ami Ambroise, devait donner sa préférence, comme il s’y était engagé auparavant, mais oublié ! à une balade italienne. Petit étourdi, va, tu nous la referas celle-là ! Allez ! On ne t’en veut pas ! Mais quel dommage pour nous d’avoir à nous priver de tes talents de cuisinier, et de ton entrain ! Merci pour la tomme, appréciée plus tard, de même que le pousse-café odorant !

Ce site des Pérouses idéalement implanté et équipé, est attrayant sous ce ciel sans nuages ; cette constatation faite, il était peut-être plus prudent alors, de ne pas trop tarder pour occuper notre lieu de prédilection…

C’est ainsi que le kangoo, qui pour cette fois ne servirait pas au transport de personnes, mais à celui de matériel, trouvait place de bonne heure sur le petit parking jouxtant l’étang des pêcheurs. Petit coup d’œil ver le premier des trois barbecues installés à demeure sous la futaie proche du Chéran : personne ! Donc tout va bien, à nous de jouer !

En avant toutes : il faut décharger et emmener à pied d’œuvre : bois, tables et sièges de camping, tréteaux, … et même des briques, pour le cas où… Le pain aussi ! Au premier « voyage », un bruyant concert de coassements rauques nous surprend ! Ben oui : n’est-ce pas le « temps des amours » pour ces nombreux batraciens s’égosillant à qui mieux-mieux pour se faire remarquer, discrètement planqué sous les roseaux de la berge ? Pas question d’en repérer un : dès qu’une présence est détectée : motus !

L’installation la plus proche de l’étang nous conviendra très bien : barbecue double ; les grilles et leurs supports, vandalisés il y a peu, constatation alors trop fréquente, hélas ! ont été remises en état par la municipalité, à notre grande satisfaction. Les voilà donc opérationnels. De part et d’autre, l’une ombragée, l’autre ensoleillée, deux tables massives combinées à des bancs, permettront à une majorité d’entre nous d’y prendre place.

10 h 30 : une, deux,… six voitures amènent la trentaine de convives au bord de l’étang, et avec eux de quoi satisfaire les appétits… Mais on n’en est pas encore là ! Tandis que nous laisserons nos dévoués opérateurs, sous la houlette de l’ami Louis, s’affairer près des saucisses, et entretenir la flamme, partons donc pour une petite mise en jambe, rythme « Pas Pressés » évidemment.

Tour de l’étang d’abord, que, près du bord par endroit, des « mousses » de printemps colorent d’un vert « sale ». Puis, longeons le Chéran à l’eau limpide, d’un débit conséquent en cette période. Entre rivière et lac, le petit promontoire permettra de retrouver nos repères avec la table d’orientation aménagée là. Le vaste espace vallonné, arboré, dépassé, voici qu’apparaît le lac, plan d’eau particulièrement calme en cette fin de matinée sans vent, les arbres du rivage s’y reflétant. Quelques volatiles palmés tissent leur rideau d’ondes qui vient mourir sur la berge.

Le retour vers le site du karting marque la fin de notre périple matinal. Bien vite la fumée caractéristique nous indique que Louis et ses aides sont arrivés à leurs fins. Les succulentes saucisses cuites à point ne vont pas tarder à faire le régal des estomacs affamés… Et les « cubis » fournissent de quoi favoriser de joyeux commentaires : ambiance ! Puis la tomme goûteuse de notre ami Ambroise prend le relais, appréciée tant pour sa saveur que pour sa… gratuité !

Et arrive le dessert : il faut dire « les desserts », car nous aurons l’embarras du choix : ces dames ont « mis le paquet » : bugnes, pâtisseries variées, tout aussi savoureuses les unes que les autres ! Problème, c’est que les estomacs sont déjà bien repus ! Qu’à cela ne tienne : aujourd’hui le péché de gourmandise sera généreusement occulté ! Bienvenus, quelques effluves de digestifs « maison » mettront un terme à ce joyeux pique-nique.

Quelques notes chantées nous permettront d’entendre, entre autres, notre désormais célèbre « Chanson des Pas Pressés » cru 2015.

Que va-t-on faire à présent ? La sieste au bord de l’eau, sortir les boules de pétanque ? Mais non ! Nos courageux convives optent pour la randonnée « digestive » ! Pas de pot, moi qui comptait bien jouer relâche !

C’est décidé : la « Chapelle Notre-Dame de l’Aumône » sera notre objectif. Voici donc que le groupe s’élance, que dis-je !, se met lentement en action, direction de nord de la ville.

Le Dadon franchi, ruisseau qui retrouve le Chéran un peu plus bas, station de pompage et « champ de tir » dépassés : montée coupe-pattes vers le quartier de la Fully. Comme il se déroule en majeure partie sur route asphaltée, le parcours récemment balisé, nous permet de découvrir, le long de rues aérées, plusieurs lotissements ou résidences fleuris construits entre la zone industrielle (Téfal, Lait Mont-Blanc, Wully,…) et le Chéran.

Peu avant le complexe sportif des Grangettes, on surplombe le lit de la rivière limpide au gros débit, qu’un espace découvert dans le bois la bordant, nous permet d’apercevoir s’étalant au-dessous. File indienne sur ce sentier de terre longeant les hautes clôtures délimitant les terrains de rugby, de foot, et nous voici bien vite en vue de l’édifice marial.

La porte principale nous est gentiment ouverte par le gardien des lieux affairé à désherber la cour. Et donc chacun pourra à sa guise découvrir l’intérieur de l’édifice. L’ensemble se compose de deux parties : l’ancienne chapelle d’origine date de 1240. La seconde construction, accolée mais largement ouverte sur la première fut construite entre 1818-1823, remaniée en 1863, sur les plans de l’architecte Th. Fivel.

Que dit la légende ? Un seigneur du voisinage : Aymon de Conzié, rentrant bredouille de la chasse, de rage, décocha une flèche à une statue de la Vierge. Celle-ci ricocha et, l’atteignant à l’œil, le rendit aveugle. En expiation, il fit édifier une chapelle, et donc recouvra la vue. Elle constitue le chœur de l’ancien sanctuaire.

Une salle contigüe recueille les nombreuses plaques de marbre, nominatives, déposées là par dévotion, en reconnaissance et remerciements pour les nombreux bienfaits attribués, dès lors, à la Vierge.

Les fidèles de tout l’Albanais s’y rassemblent en pèlerinage chaque année le premier dimanche de mai.

Pause pour la rituelle photo, puis nos pèlerins occasionnels, sensibles à cette découverte, repartent en sens inverse par le même trajet, quelques jambes se faisant lourdes…

Il est déjà 17 h lorsque la base de loisirs est atteinte.

Mais la journée ne se terminera pas ici ! En effet, ne voilà-t-il pas qu’une invitation est lancée avec insistance pour une halte à Chaux-Balmont sur la route du retour ? Le hasard du planning des dates de sortie fit qu’aujourd’hui corresponde à un anniversaire…

Quoi de mieux alors, pour cette trentaine d’assoiffés que nous sommes, que de déployer le cercle de l’amitié, envahissant une nouvelle fois cette cour qui nous avait déjà accueillis à d’autres occasions. Et nous voilà levant joyeusement notre verre en l’honneur de notre hôte, laquelle restera discrète, ça va de soi, sur son âge… A nouveau les bugnes « maison » croustillantes, de même que le surplus des pâtisseries du jour, feront avec bonheur le tour de tablée improvisée.

Appréciant cette joyeuse ambiance festive en ce décor fleuri sous un soleil déclinant, aucun de nous ne parait vouloir se décider à « lever l’ancre » ! Très sincèrement : merci Mado !

Au terme de cette mémorable journée, remercions plus particulièrement nos amis, Louis, Andrée, et vous tous qui avez coopéré à la réussite de cette sortie barbecue.

Et une petite pensée pour ceux qui n’ont pu nous rejoindre : Mado, Viviane, et d’autres…

N.B. Pour plus de précisions sur le site qui nous accueillait aujourd’hui, veuillez vous reporter, s’il vous reste encore un désir de lecture ( ?), à mon « papier » daté du 17 décembre dernier.

Et à bientôt !

EP/vm

2016/05/06 LPP Montagne d'Age Lovagny

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

03/05/2106

Montagne d'Age Lovagny

(A ce sujet, voir aussi mon "papier du 08 octobre 2015")

                                                                       (LPP) 2016.05.03 LA MONTAGNE D'AGE (photos Françoise) 

                                                                       (LPP) 2016.05.03 LA MONTAGNE D'AGE (photos Andrée)

                                                                       (LPP) 2016.05.03 MONTAGNE D'AGE (photos Edmond)

 

Une météo quelque peu capricieuse fit qu’il était donc plus prudent de modifier notre planning établi. En cas d’averse, mieux vaut prévoir pouvoir se « sécher » rapidement…

C’est ainsi que la « Montagne d’Age » paraissait convenir à la situation.

Vingt-huit adeptes des Pas Pressés se présentaient au rendez-vous coutumier.

En route, direction Lovagny cette fois-ci, contrairement à la sortie d’automne. Alors qu’on avait abordé l’espace boisé au départ de Poisy au nord par la route de la Montagne, on l’accède donc par le sud. Voitures parquées en bordure de prairie aux Plantets, cote 604 m.

Heureuse surprise : le bon sentier, qu’on découvre pour la plupart d’entre nous, vient d’être balisé tout récemment. De dénivelée modérée, c’est sans difficulté qu’on atteint rapidement le « Crêt de la Cheminée » à 653 m. La croix du belvédère a fait aussi l’objet d’une réfection. Même sous le ciel chargé, le panorama sur l’Albanais reste dégagé.

Poursuite du sentier jusqu’au carrefour de la « cabane des Chasseurs », là où l’on rejoint la « route de la Montagne », interdite à la circulation, hors forestiers.

De là, on va musarder sur l’un des nombreux sentiers non balisés qui sillonnent cet espace boisé léger, pratiquement sans déclivité, en deçà de l’arête rocheuse à l’ouest.

A la différence de la balade d’automne, notre regard apprécie la tendre verdure reposante des feuillages naissants, certes avec un peu de retard en ce froid printemps. A profusion, des pervenches fleuries tapissent le sol en maints endroits. Quelques rares plants de muguet s’apprêtent à s’épanouir…

A l’heure du pique-nique, à mi-parcours, non loin du réservoir, le groupe s’égaillera sur le talus le long de la route, exposé au soleil qui veut bien se monter, le temps d’une éclaircie…

Et même un banc disposé là, offrira une pause plus confortable à quelques unes, pour ouvrir le sac ! Quelques consignes diffusées, le temps d’apprécier quelques gourmandises, animeront la pause.

Un ciel redevenu incertain, nous fera écourter l’étape, et le retour s’effectuera tranquillement cheminant sur d’autres sentiers boisés, sans difficulté, l’éventuelle averse nous épargnant finalement.

Rappel : pour une description plus élaborée du site parcouru, report donc au précédent « billet » d’automne 2015.

A bientôt avec votre excellent état d’esprit.

EP/vm

2016/04/19 LPP Planfait/Talloires

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

MARDI 19 AVRIL 2016

(LPP) PLANFAIT/TALLOIRES

(LPP) 2016.04.19 Bluffy/Planfait (photos E.P.)

 

Un peu frisquet ce matin avec seulement 2°, mais que la journée sera belle pour ces 29 Pas Pressés renouant avec, sac à dos garni, le principe de sortie à la journée.

9 h 30 : ce sera l’heure du rassemblement chemin des Grèves : peut-être un peu tôt ?

Le site de Planfait sera le but de cette sortie, l’occasion d’une intéressante découverte pour la plupart d’entre-nous.

Les Granges, au-dessus de Talloires pour un point de rendez-vous, puis montée panoramique vers l’Hermitage de Saint-Germain. A la Pirraz, hameau avant Revel, on prend à gauche, la route étroite et sinueuse en direction du hameau de Ponnay, le site du Parc-Aventure étant bien indiqué.

Premier point de satisfaction : à l’intersection de la route forestière, cote 874 m, l’espace est suffisamment sécurisé pour y stationner nos six voitures la journée durant.

Notre périple pédestre débute par un départ sur la large route asphaltée, face à l’imposante Tournette toute proche. Quelques virages nous amènent au pied du massif du Lanfonet et des Dents de Lanfon : falaises verticales impressionnantes, blanchies par la neige fraîchement tombée de la veille ; au bas : sapins à la parure hivernale scintillants sous le soleil matinal. Culminant à 1824 m, leur ascension est réservée aux randonneurs chevronnés et bien équipés, car l’arête sommitale est escarpée. Du village de Villard-le-Dessus, 750 m, avant Thônes, il faut compter quatre heures de montée, rando donc classée dangereuse.

Avec le terminus de la route asphaltée nous attend l’Espace Aventure

http://www.talloires.acro-aventures.com/fr/

Mais d’abord découvrons, ébahis, en à-pic au-dessus des Rochers des Moillats, la superbe aire de décollage prisée des amateurs de vol libre. De là, les parapentes multicolores se succèdent pour s’élancer dans le vide, face à ce décor paradisiaque, où le bleu profond du « grand lac » se détache sous l’azur d’un ciel sans nuages. Spectacle grandiose dont on ne se lasse pas…, un ravissement pour nos yeux…

Disposant de temps, petite incursion sur le sentier balisé GR 96, de pays du Tour du Lac d’Annecy. Direction Bluffy pour la partie la moins accidentée du parcours, le sol étant détrempé par endroits.

Retour sur le site de Planfait pour midi, où, sur l’esplanade herbeuse jouxtant l’aire d’envol, de massives tables de plein air sont à notre disposition pour le pique-nique. Décor de rêve sous le doux soleil, confort : que demander de plus pour cette pause de mi-journée, tandis que les parapentistes poursuivent inlassablement leur ronde colorée au-dessus de nos têtes ! Mais il en faudra plus pour nous couper l’appétit…

Bienvenue ensuite, cette initiative de l’un de nos accompagnateurs, lequel nous propose, avec l’assentiment préalable de l’animateur du site, de découvrir le superbe circuit de l’Accrobranche. Et voici donc ce groupe de Pas Pressés passant la porte pour emprunter le « Grand Parcours », en file indienne… Non ! Pas en l’air… mais en restant sur le « plancher des vaches » aménagé, cheminant en forêt clairsemée, « tête en l’air », admiratifs devant ces amateurs de vertige, jeunes pour la plupart, évoluant là-haut près des cimes ; parcours sans doute hésitant pour certains, joie non dissimulée pour les plus audacieux. Ne voilà-t-il pas que l’une de nos doyennes « insiste pour « s’envoyer elle aussi en l’air » ? Sans doute voudrait-elle retrouver ces sensations, alors que plus jeune elle était fervente d’alpinisme ! Non Claire, pas aujourd’hui car le temps nous est compté !

Parlons un peu de ce site de découvertes multi-activités.

Belle réalisation que ces installations aériennes sécurisées, bien entretenues.

« Le Grand Parcours », entre autres : 2 h ½ d’évolution à une hauteur variant entre 5 et 17 m du sol : à partir de 25 euros,

« Le Parcours Enfant accompagné », avec tyrolienne : 15 euros, etc.

Outre les parcours nécessitant le port du boudrier, des passerelles aériennes sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, également aux parents avec poussette, équipement unique en Europe, parait-il.

Pour en savoir plus, avec Google : « Accrobranche Planfait ».

Il est alors temps de poursuivre notre périple pédestre : dernier coup d’œil sur ces câbles et guitounes suspendus, et nous voilà engagés, pente montante, sur ce sentier qui devrait nous éviter la marche sur sol asphalté parcouru le matin. Seulement voilà : un balisage médiocre ne favorise pas notre entreprise, et au bout d’un moment, un passage pentu, boueux, glissant, rendra notre progression compliquée…

Et alors : « Ne pleure pas Ginet’ette, Tra là-là, la-la, la-la, la-la, la-la, la-la, la-la ! Ne pleure pas Ginet’ette, On y arrivera, on y arrivera ! »

… Et après maints efforts et soupirs de découragement, voilà que l’ami Louis a retrouvé le chemin descendant tant espéré… Et enfin, après encore quelques glissades, la route attendue apparaît…

Que fait-on alors ? Prend-on ce raccourci indiquant la direction de Ponnay ? Mais un peu plus bas un nouvel épisode non moins mouvementé nous attend avant de retrouver notre route… Talus fortement incliné, marches de pierres glissantes, et pas de « main courante » ! De l’animation, il y a ! Et de nouveau : « Ne pleure pas… »

Enfin tout ce petit monde, soulagé, a franchi le cap, plaisanteries retrouvées ! Simplement il nous faut remonter un peu pour retrouver nos voitures là où on les avait quittées.

Comme il avait été dans notre intention, empruntons donc cette petite route forestière qui mène col de la Forclaz, soulagés de nos sacs et bâtons, car le cheminement s’avère facile.

Tiens, face à nous, une importante plaque de neige vient juste de glisser des pentes abruptes de la Tournette, laissant apparaître la roche sombre, ensoleillée.

1,5 km sur cette chaussée non asphaltée, d’une marche « cool », appréciant le chaud soleil en ce versant Sud, les commentaires vont bon train, et les difficultés précédentes sont oubliées !

Retour sur nos pas tout en plaisantant, appréciant le panorama sur le « petit lac », les Bauges…

Pause appréciée, le temps de « régler nos comptes » dans l’allégresse, et chacun se prépare au retour.

La sortie découverte fut agréable.

P. S. Je l’ai taquinée, Ginette, mais il me faut bien agrémenter un peu mon long récit : je sais que tu ne m’en tiendras pas rigueur, même si, par moment, tu as eu raison de montrer ton courroux ! Penses plutôt à ce que tu as découvert ce matin…

Une petite pensée pour les absents : Mado, immobilisée à Villaz, Viviane, … et les autres.

Rappel : la prochaine sortie se fera logiquement en car : à ce sujet, il est impératif de réunir trente personnes au minimum.

Inscription obligatoire la veille de la sortie avant 11 heures.

Prévisions météo à confirmer : «Le soleil gagnerait du terrain»

A bientôt ?

EP/vm

2016/04/06 LPP Chapeiry

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

MERCREDI 06 AVRIL 2016

Chapeiry

(LPP) 2016.04.06 CHAPEIRY (Liens photos E.P.)

 

Décision compliquée à prendre lors de cette permanence-inscriptions pour notre randonnée du mardi 05 avril. Les prévisions météo des plus capricieuses nous obligeaient à chambouler notre programme initial. Tout d’abord, les berges du Chéran ne seraient plus d’actualité, le sol risquant d’être détrempé. L’idée de partir le matin avec pique-nique devenait caduque elle-aussi.

Finalement option était prise de reporter au lendemain mercredi notre randonnée, en après-midi, mettant ainsi en application le principe préconisé précédemment dans une telle situation.

Mais alors, combien de marcheurs avertis serons-nous au départ ?

Le choix définitif du parcours à envisager se fera en dernière minute sur le lieu de rassemblement, à 13 heures au parking des Grèves. Malgré tout, à la satisfaction des responsables, dix-neuf partants adhéraient à cette proposition quelque peu floue.

Après les fortes averses de la veille, de même que dans la nuit, le ciel demeurait encore menaçant en cette matinée indécise, cependant la météo s’annonçait plus optimiste pour l’après-midi. Mais des bancs de brume risquaient de rester accrochés à flanc de montagne, interdisant ainsi un itinéraire panoramique en moyenne altitude.

Alors, avec le risque de trouver par endroits un sentier boueux, le choix du circuit sur Chapeiry nord-est sera finalement retenu, excluant au préalable une descente au Voile de la Mariée, trajet trop accidenté.

Sous un soleil revenu, pour la joie de tous, après quelques tergiversations, on ralliait le chef-lieu où le vaste parking pouvait accueillir nos quatre voitures.

Le groupe devisant gaiement s’élançait alors… lentement, équipé pour la circonstance.

Place et église du village contournées par la droite, direction Est, le Semnoz nous faisant face, le sentier en rase campagne se présente très abordable dans sa première partie. Au passage on laisse sur notre droite le village où se construisent actuellement les quatre-vingts logements d’un lotissement sur un terrain qui appartenait aux Hospices.

Objet de réflexion : qu’adviendra-t-il de l’esprit-village avec l’arrivée soudaine d’un nombre aussi important de personnes au cœur d’un si petit bourg ? Comment la municipalité va-t-elle pouvoir gérer l’impact que va provoquer un tel afflux de population nouvelle sur une période aussi courte ?

Sur notre gauche apparait, près du pylône télécom, un terrain de sport : celui-ci a été érigé sur un espace communal là où, dans les années 50, des prospections pétrolifères avaient nécessité l’implantation d’un imposant derrick et son environnement hydraulique, l’ensemble fonctionnant nuit et jour sans discontinuer sur une longue période. Avec, auparavant, les recherches effectuées au lieudit « Teppes Vertes », puis la « Queue du Renard », ce sondage était alors le troisième effectué sur le nord de la commune. Le résultat de ces recherches n’a pas été divulgué… Mais sur les deux premiers lieux, des constructions ont été autorisées, alors…

Passage un peu délicat ensuite sur la pente descendante des « Biolles », le sentier s’apparentant plutôt à un lit de ruisseau boueux avec des « pierres » glissantes. Le port de chaussures adéquates s’avérait judicieux, et l’aide des bâtons facilitait la lente progression. Mais bien vite on retrouvera la prairie et le sentier plus praticable nous amènera au lieudit « les Godets » point le plus bas de notre circuit du jour, à 540 m.

Courte halte, le temps de soulager la gourde, et il nous faut emprunter la portion de route asphaltée pour atteindre, d’un pas plus léger, le hameau de « Chez Laydevant ».

Obliquant alors vers l’ouest, le bon chemin passe au-dessus du nant des Eparris, lequel marque la limite entre les deux communes, et alors qu’on empiétait sur Montagny, nous voilà revenus sur le territoire de Chapeiry. Ce ruisseau cerne la commune sur toute sa partie est et sud, et se jette dans le Chéran après avoir rencontré celui de « L’eau Salée » arrivant de la cascade du « Voile de la Mariée ».

Suit la verte remontée de « Chavannes » pour arriver aux « Blanchets ». Là un large horizon s’ouvre à notre regard, qui va du Parmelan au sud du Semnoz. Hameaux de Vieugy, Quintal, Balmont, Viuz-la-Chiesaz, plus loin Gruffy, s’étalent au pied de l’imposante montagne qui nous domine du haut de ses 1704 m.

Poursuite de notre périple en bifurquant plein Ouest, nous éloignant alors du village, jusqu’à rencontrer la route qui arrive de Montagny. A 618 m, c’est ici le point culminant, et le panorama prend de l’ampleur avec la vue sur les Bauges au sud, le pays d’Alby.

Le retour au village par la route asphaltée arrivant de Marcellaz sera notre choix. Sur le parking retrouvé nous attend l’ami Jean, lequel avait préféré « décrocher » pour la dernière partie du parcours, ménageant ainsi ses vieilles guibolles pour sa première sortie du printemps. C’est toujours avec plaisir qu’on peut voir notre doyen nous faire profiter de son agréable compagnie, écouter avec intérêt nous conter ses anecdotes de randonneur expérimenté, entre autres…

Donc les voitures étaient les bienvenues, chacun pouvant alors soulager ses pieds endoloris. Puis, peu après avoir repris la route, une pause-surprise nous attendra…

Avant cela, voulez-vous quelques précisions sur ce village qui m’a vu naitre, il y a de cela… bien longtemps déjà ? Soyez rassurés, je vous ferai grâce du long baratin tout empreint de nostalgie dont je vous avais fait part l’an passé déjà !

CHAPEIRY : commune intégrée au canton de Rumilly depuis mars 2015 (Alby auparavant). Superficie : 5,76 km2. Son territoire jouxte Montagny au nord, Balmont/Seynod à l’est, Alby au sud, Saint-Sylvestre à l’ouest, et Marcellaz.

820 habitants au dernier recensement, 240 dans les années 50 ! Sa population a donc plus que triplé en un demi-siècle. Et ça va vite encore progresser…

Origine du nom : il serait lié à celui des fabricants de chapes, amples manteaux : les capparius ; d’où Cappariacum puis Chappeyriacum et enfin Chapeyrie au XIVe siècle.

Ses habitants se nomment les Chapeiriens. Appellation populaire : « Lo Pro Coët » (les poires cuites) : pourquoi ? On raconte qu’une foire d’automne rassemblait jadis les habitants du canton à Chapeiry, dont le patron est Saint-Martin. Survint une terrible disette, et le village affamé dut se résoudre à vendre à la cité d’Alby-sur-Chéran, chef-lieu du canton, le droit de tenir cette foire, laquelle a bien lieu actuellement chaque 11 novembre. Et pour quel prix ? « Un panier de poires cuites » ! D’où ce qualificatif insolite de « Pro Coët » pour désigner un habitant de ce village…

Ne subsiste pratiquement rien des activités d’antan : meunerie, scierie, huilerie. Essentiellement agricole, aujourd’hui il ne reste que trois grosses exploitations vouées à la production laitière principalement. Artisanat peu développé, on peut dire que Chapeiry devient une commune-dortoir…

Terminons donc notre sortie : pause-surprise disais-je ? En effet, au giratoire de Chaux-Balmont, délaissant la direction d’Annecy, il nous faut tourner à droite, chemin des Eparris. Un peu plus bas se situe la maison de notre amie Mado. Et là, comme nous en avons déjà eu l’occasion, la joyeuse pause-goûter nous attend.

Un ciel clément nous permettra d’improviser ce cercle d’amis sur le terre-plein devant le garage, celui-ci servant éventuellement d’abri en cas d’averse. Initiative appréciée de tous, chacun trouvant avec plaisir un siège sorti de la réserve pour la circonstance.

Dégustation du cake aux raisins offert par ce nouveau couple d’amis, que nous remercions, le café de Mado régalant les amateurs assoiffés ; un petit coup de rosé sera de même apprécié.

Et collecter dans une telle ambiance la quote-part due par chacun : quel plaisir !

Dans ce décor printanier empreint d’amitié va se terminer cette agréable rando chez « Lo Pro Coët »

Merci à Mado, et à vous tous pour votre joyeuse présence.

La prochaine fois ? Ben, que dira dame météo ? 

http://www.meteo-annecy.com/

Prévisions pour le mardi 19/04 : « Nettement plus ensoleillé et les températures deviennent agréables l’après-midi (après la fraicheur matinale)… »

EP/vm

2016/03/22 LPP Les bords de lac/Ouest

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

MARDI 22 MARS 2016

(LPP) 2016.03.22 Les Bords du Lac/ouest (lien photos E. P.)

                                                                                            

De Saint-Jorioz à Duingt, flânons le long des roselières…

Météo propice à la rando cet après-midi de printemps, tout juste arrivé, avec pour séduisant objectif, la rive ouest de notre beau lac.

Trente-trois marcheurs, ces dames représentant, comme d’habitude, une forte majorité, se répartirent en huit voitures pour un départ à 13 heures du parking des Grèves.

Saluons avec plaisir, la présence parmi nous de trois nouvelles adhésions, espérant que l’ambiance « pas pressé » leur convienne.

Direction Saint-Jorioz, le parking de la plage étant le point de ralliement.

Petite frayeur, dans la traversée de Sévrier, pour l’un de nos conducteurs, contraint d’esquiver ce facteur déboulant soudainement de la droite, sur son vélo, sans crier gare ! L’effet de surprise passé, on se dit que l’épithète de « timbré » paraissait bien qualifier l’attitude de ce préposé de la poste, plutôt imprudent, ou téméraire !

Le réflexe de notre pilote du jour mis à l’épreuve, l’incident fut heureusement sans conséquence ! Mais en sera-t-il toujours ainsi ? Ici, l’occasion de rappeler que le déplacement de nos troupes en covoiturage comporte, hélas, toujours un risque…

Nous voici donc arrivés en vue du lac. Parés pour « l’expédition », l’imposant groupe quitte joyeusement le parking, pour traverser le Laudon tout proche, affluent du lac, aux eaux limpides, lequel avant de traverser Saint-Jorioz, arrive de Leschaux.

Pardon Louis ! Mais prendre la direction « plein Nord » pour rejoindre Duingt à l’opposé, me paraissait un peu farfelu… Mais non ! Notre animateur du jour n’avait pas perdu le sens de l’orientation : tout simplement il tenait à nous faire arpenter la plage du lieu sur la totalité de son pourtour ! Et : « Un kilomètre à pied, ça use, ça use ! Un kilomètre à pied… »

Une première impression négative en découvrant le lac aujourd’hui, c’est cette atmosphère brumeuse persistante, consécutive à un important pic de pollution, que l’absence de vent favorise, hélas, en cette période de haute-pression. Dommage : ce prestigieux décor restera flou !

Pivotant dons de 180 degrés, on longera bien vite le port de plaisance, puis nous voilà alors engagés sur le « Sentier des Roselières », refuge de la faune aquatique.

Couvrant huit hectares, cette zone est protégée par deux arrêtés préfectoraux de biotope datant de 1991. Poursuivons donc ce sentier thématique jalonné de panneaux d’information, face au Roc-de-Chère, où le calme est seulement rompu par quelques cris rauques d’oiseaux d’eau trahissant leur présence.

A l’approche de Duingt : traversée de la route D 1508 pour s’éloigner un peu du bruit d’une circulation automobile plutôt dense. Une voie parallèle à la piste cyclable (ancienne voie ferrée) nous permet de prendre un peu de recul pour entrevoir, au travers de cette brume, les massifs du Lanfonet et Tournette, qui s’élèvent au-dessus du lac.

Pas de chance aujourd’hui : à la pollution visuelle s’ajoute ici celle, olfactive, générée par un agriculteur local n’ayant pas tenu compte du fait que… des Pas Pressés pourraient passer par là ! Mais tout compte fait, le fumier n’a pas la puanteur du lisier ! Et on peut donc supporter la nuisance sans trop de désagrément.

Arrivés au village de Duingt, nous attend, pour les plus hardis, la montée, en lacets , sur chaussée bitumée, du Chemin de Croix, au pied du Taillefer dont le sommet culmine à 842 m. Pour aujourd’hui, pas question d’aller plus haut que l’esplanade panoramique, que dominent l’oratoire, sa grotte et la statue de Notre-Dame du Lac. De là, très belle vue sur le bourg, ses deux châteaux : Ruphy, sur la presqu’île, et d’Héré, son vassal, à l’arrière du village. 871 Dunois (2013) habitent la commune, alors qu’on en dénombrait seulement 240 en 1960. La photo coutumière réalisée, rebroussons chemin non sans ignorer les quatorze stations composées de bas-reliefs colorés retraçant la vie de Jésus.

La descente terminée, l’espace public aménagé en bord du lac, nous invite à la pause-goûter, rejoignant ici les quelques marcheurs qui, fatigués, avaient jugé préférable de remettre à plus tard de faire leur… chemin de croix !

Lors du goûter, la pâtisserie « maison » offerte par l’une de nos nouvelles « recrues », a contribué à varier « l’ordinaire » : merci, nous avons apprécié ! De même, la délicate attention de celle dont les chocolats nous rappelait que Pâques approchait.

Petite information devant ce décor nautique : la prochaine sortie du 05 avril, prévue sur les bords du Chéran, était programmée à la mi-journée. Sur proposition de vos accompagnateurs, une majorité des personnes présentes se prononcent pour la réaliser à la journée, ceci si la météo, et l’état du parcours sont favorables.

Cette modification de planning, de même que l’heure de départ, vraisemblablement à 10 h, vous seront précisées lors de l’inscription du lundi 04 avril, ceci avant 10 h 30.

Une petite bise fraîche se lève à présent, agitant le vaste plan d’eau qui prend sa teinte d’azur. Il est temps de reprendre notre trajet en sens inverse, « vent debout ». La balade aura été agréable, et chacun pourra bientôt se prélasser…

P. S. Message ce matin de notre amie Viviane, laquelle nous salue tous, regrettant bien évidemment encore ne pas pouvoir nous accompagner. Quelques photos apaiseront sa déconvenue, et gageons que, comme à l’accoutumée, la mise en forme de cette longue (trop ?) dissertation, lui procure un certain plaisir, en compensation.

A la prochaine fois sous le Pont de l’Abîme !

EP/vm

 

2016/03/08 LPP Vallon du Fier

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

MARDI 08 MARS 2016

(LPP) 08/03/2016 Vallon du Fier (lien photos E.P.)

 

 

Les Pas Pressés s’élancent… vers une nouvelle saison !

Joyeuse ambiance pour ce rassemblement de reprise : vingt-quatre personnes au rendez-vous de 13 h au parking du Chemin des Grèves. Tiens donc ! Ne voilà-t-il pas qu’on voudrait nous rapprocher déjà du… cimetière ?

Une météo peu favorable, la campagne blanche ce matin : observations qui nous firent judicieuse-ment modifier notre destination du jour.

« Le Vallon du Fier » sera alors notre choix pour cette après-midi de retrouvailles : parcours facile, dénivelé nul, bon sentier sans doute peu boueux,… De la place sur le parking en fond de zone industrielle de Meythet pour garer sans problème nos « taxis » privés !

Equipés contre le froid : la température n’étant guère positive, de même parés contre une éventuelle averse, franchissons joyeusement la passerelle-nord au-dessus du Viéran, où une eau limpide s’écoule à gros débit.

Le Viéran : rivière d’environ 11 km, affluent du Fier, nous arrive d’Allonzier-la-Caille, arrosant au passage Cuvat, St-Martin-Bellevue, Pringy, Metz-Tessy et Meythet. Dans un passé récent, elle était très appréciée pour ses truites et ses écrevisses. Elle est aujourd’hui en phase de réhabilitation : reconquête de ses rives, aménagement de sentiers, qualité de son eau, …

Et se présente le « Sentier des Oiseaux » qu’on suivra jusqu’à la troisième balise, longeant la rivière vers l’est. Bifurcation ensuite sur la gauche, en forêt légère, par le « Chemin des 2 Ponts » (Tasset, Brogny, je suppose !)

Le rythme de… croisière adopté (peut-être V : 3 km/h ?), le groupe va progresser en papotant, en longeant, en lisière de forêt, le lit du Fier. Sur cette portion de parcours, l’eau ne recouvre qu’une partie de son large lit, laissant généreusement de la place pour s’épandre lors d’une crue éventuelle.

De nouvelles constructions prennent place sur la rive opposée. Courte halte de repérage : au-delà de l’île aménagée en aire de pique-nique, une passerelle inaugurée en 2008 permet aux pêcheurs, piétons, l’accès à la rivière à partir du sentier débouchant au droit du parc des sports d’Annecy.

Continuons, les capuchons relevés car une soudaine averse de grésille nous surprend, mais qui sera de courte durée. Le large chemin longe la berge, sur les enrochements réalisés il y a quelques années, au cours d’importants travaux d’aménagement de cette importante zone paysagère.

Sur notre gauche est implantée l’usine Mobalpa et la zone artisanale de Metz-Tessy, précédant le centre sportif Dassault, puis les parcours gymniques aménagés.

Arrivés au viaduc des Illettes donnant accès au nouvel hôpital, la digue de retenue attisera un instant notre curiosité. D’un débit actuellement important, l’eau répartie sur toute la longueur de l’ouvrage retombe dans un bouillonnement caractéristique.

Et nous voici arrivés au terme de notre parcours aller, au pont de Brogny. En fait, trois édifices se superposent ici : au premier plan le pont romain désaffecté, puis l’actuel pont routier desservant l’entrée d’Annecy, et au-delà, le viaduc de la voie ferrée. Petite pause avant de rebrousser chemin.

En face, direction Annecy une dérivation a été créée, départ d’un canal qui alimente la minoterie Cléchet située à 375 m en aval, à l’origine : le Moulin des Illettes, alors doublé d’une scierie.

Parlons un peu du Vallon du Fier : c’est la partie de territoire traversée par la rivière dans le bassin annécien. Avant l’an – 8200, le Fier alimentait directement le lac d’Annecy à travers la plaine des Fins. Celle-ci comblée par les alluvions au cours des siècles, la rivière se détourne vers Rumilly, creusant son cours actuel. Après le Pont de Brogny, il passe entre les communes d’Annecy, à gauche, Metz-Tessy et Meythet à droite.

En 2007, la communauté de l'agglomération d'Annecy entreprend de valoriser ce milieu naturel entres les ponts de Brogny et Tasset, sur un espace de 118 ha de berges. Le montant du coût des travaux et des acquisitions foncières a été estimé à 3,45 millions d’euros.

Au plan hydraulique, des enrochements ont été réalisés pour protéger les rives les plus menacées, augmenter l’espace de liberté de la rivière. Des aménagements accessibles aux piétons, cyclistes,… ont été créés. Quatre nouvelles passerelles doivent permettre de franchir le torrent, de même que des abris en cas de mauvais temps.

Bien que menaçant par moments, le ciel sera cependant coopératif.

Et l’on continue de papoter… Tiens, à l’évocation de mes activités professionnelles au temps de mes vingt ans, une remarque fuse tout à côté, émanant d’une retraitée qui me fait tout-à-coup prendre conscience de mon âge certain : « Oh ! S’exclame-t-elle, radieuse ; je n’étais pas encore née ! » Comme quoi notre groupe représente un bel éventail des âges ! Et encore, je suis loin d’être le doyen !

Tout à ma méditation, je poursuis nonchalamment le chemin du retour… ? Mais j’y pense… : de retour, il n’y aura bien, hélas que le chemin !

Délaissant le parcours en forêt, sans doute un peu humide, le Sentier des 2 Ponts pris à l’aller, nous ramène à la passerelle du Viéran, et, celle-ci franchie, le parking où nous attend notre peit goûter traditionnel, retrouvé.

L’occasion de diffuser quelques infos :

  • Programme modifié : les lieux des sorties des mardi 03 et 31 mai seront inversés, ceci pour tenir compte des disponibilités de certains accompagnateurs
  • Additif au règlement des Pas Pressés : à la question « Que fait-on en cas d’annulation d’une sortie pour météo défavorable, ou événement imprévu ? »

    A la majorité des randonneurs présents, est adopté le principe du report au lendemain mercredi

Les friandises alors dégustées dans la bonne humeur, sous un ciel redevenu clément, chacun peut regagner, satisfait, son véhicule ; il est 16 h 30 et l’air fraîchit !

Une pensée pour les absents du jour, et entre autres notre préposée à la photo, retenue chez elle auprès de sa maman qu’elle ne peut laisser seule.

Prochaine sortie : le lac et son décor, face à la Tournette.

EP/vm

2015/12/17 LPP Base de loisirs des Pérouses à RUMILLY

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

17/12/2015

Clôture de la saison des Pas Pressés

Base de loisirs des Pérouses à RUMILLY

 

Surtout aucun regret pour nos joyeux Pas Pressés rassemblés pour 13 h sous un ciel devenu limpide après le tenace brouillard humide de la matinée.

Le choix de la petite balade facile autour de ce remarquable espace-nature agréablement aménagé sur d’anciennes carrières par la ville de Rumilly, s’avérera judicieux si l’on en juge par les avis exprimés.

Cheminant au rythme des Pas Pressés, tout en papotant, sur le large sentier qui le borde sur son périmètre, comment ne pas s’extasier devant ce calme plan d’eau où se mire le décor ensoleillé du rivage lumineux, reflétant ce ciel sans nuage du moment.

D’une superficie de 5 ha, ce plan d’eau poissonneux créé dans les années 1980, est alimenté par une nappe phréatique. Propice à la baignade à la saison chaude, paradis des pêcheurs, ce lieu est très prisé des Rumilliens amateurs de calme et détente.

Quittant le lac, le sentier nous conduit dans un vert décor vallonné, accessible aux personnes à mobilité réduite, où des bancs disséminés tout au long du parcours qu’agrémente un récent arboretum, nous incitent à une pause ensoleillée… A réserver de préférence à la chaude saison !

Après un court passage boisé, plus à l’est, le bruit de l’eau qui ruisselle au loin, nous indique que nous approchons du Chéran. En deçà de la digue qui barre la rivière sur toute sa largeur, d’imposants amas de bois mort, des arbres couchés, de taille imposante, laissent supposer que d’importantes crues récentes en ont été la cause. Sur le rivage, au droit de la digue, un chenal a été aménagé pour « passe à poisson ». Avis aux pécheurs : les espèces saumonées sorties, doivent être remise à l’eau, quelle que soit leur taille, cela dans un but de protection de l’espèce.

Le Chéran : long de 54 km, il prend sa source à 1098 m dans le massif des Bauges, sur la commune de Verrens-Arvey. Après avoir « arrosé » trente-cinq communes, il rencontre le Fier en aval de Rumilly, pour alors former un affluent du Rhône. Son débit est abondant, à caractère torrentiel, avec une pointe en avril lors de la fonte des neiges.

Une candidature a été récemment déposée en vue de l’obtention du label « Rivière Sauvage ». Il serait alors la deuxième rivière de France, après la Valserine (Ain) à bénéficier de ce classement, selon des critères exigeants, bien définis. Cette rivière est aussi renommée pour contenir des paillettes d’or : elle en charrie… 0,5 grammes par tonne d’alluvions ( !) de quoi « faire les bras » des orpailleurs amateurs. A priori, jouer au loto devrait être moins fatigant !

Toutefois, en 1867, un berger trouva une pépite de 43,5 g à Alby-sur-Chéran, ce qui attisa les convoitises…

Longeant le lit de la rivière sur une centaine de mètres, on laisse sur la gauche, une zone aménagée en aire de pique-nique, avec barbecues installés.

Et se présente à nous, tel un miroir ensoleillé, ce second plan d’eau, de taille réduite certes, mais vraiment mignon ! Quel romantisme : ces arbres dénudés, ces hautes herbes, ce ciel d’azur, qui se reflètent dans cette onde transparente, immobile, tel un paysage inversé ! On y voit même folâtrer, pattes en l’air, des chiens venus se défouler sur le vert rivage…

Quittant ces lieux imagés, remontant vers l’arborétum, petite halte panoramique sur la butte où une petite table d’orientation nous familiarise avec le paysage alentour. Vers l’ouest, le chaînon de Clergeon se casse avec le Val-de-Fier, avant d’enchainer sur la Montagne des Princes. Plus près de nous, le village de Boussy et son clocher s’abrite derrière la colline boisée cachant Marcellaz, à droite, le Crêt de Saint-Sylvestre, au loin le Semnoz.

Avant de rejoindre le parking, petite reconnaissance de parcours vers le nord, jusqu’au passage à gué du Dadon, ruisseau qui se déverse un peu plus bas, dans le Chéran. Le sentier de la Ripisylve y est balisé : il devrait faire l’objet, pour nous, d’une prochaine découverte.

S’agissant de sentiers pédestres sur ce secteur des Pérouses, un projet départemental est en cours d’élaboration : la construction d’une passerelle permettant de franchir le Chéran et rejoindre le circuit balisé de « La Pomme », à Boussy, sur l’autre rive. Anciennement existait déjà en cet endroit une petite passerelle suspendue, privée, appelée : « Le Pont des Iles » dont l’utilisation, en période de crue, était impressionnante.

La balade terminée, s’en suivra, sur la route du retour, une sympathique halte-surprise, à Chaux-Balmont. Heureuse initiative de notre dévouée amie Mado : nous sommes invités à déguster les « bugnes » de sa confection, accompagnées, cerise sur le gâteau, d’une onctueuse mousse au chocolat, dans sa maison décorée de nombreux tableaux peints, de sa composition. L’ami Louis (ici il n’y a que des amis !) ayant soulagé sa cave, des quelques bouteilles restant de notre réserve, c’est dans une joyeuse ambiance que se terminera cette ultime sortie de la saison de marche.

Un chaleureux MERCI à notre hôte enjouée, dont la préoccupation majeure est de procurer du plaisir, de faire rayonner la joie de l’amitié.

Merci à vous tous, vous souhaitant de joyeuses fêtes de fin d’année, avec le souhait de retrouver ce même état d’esprit à la prochaine saison.

Dernier coup d’œil admiratif à la chatoyante galerie colorée tapissant les murs, et chacun quitte gaiement l’accueillant logis de notre sympathique artiste appréciée…

A bientôt,

EP/vm

2015/12/08 LPP De Loverchy à Châteauvieux, de Malaz à la Butte Saint-Martin

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

08/12/2015

… De Loverchy à Châteauvieux, de Malaz à la Butte Saint-Martin :

Découvrons, l’esprit curieux, Seynod par les petits chemins…

(LPP) 2015.12.08 SEYNOD Par Les Petits Chemins (Lien photos)

 

La matinée durant, un épais brouillard rendait flou notre décor familier, laissant ainsi planer le doute quant à la perspective de notre sortie du jour.

Programmée sur Seynod, quelle désillusion alors si l’étincelante mouette du Crêt d’Haut s’apparentait à … un corbeau !

Mais non ! A l’heure du rassemblement au parking de Sous-Aléry, plus d’interrogation : ce soleil souhaité parvenait enfin à faire disparaître ce décor tristement humide, pour laisser place à un beau ciel d’azur ! Parfait, d’autant plus qu’une douce température est propice à la randonnée.

Alors ? En route ! Oh pas loin, puisque le point de départ de la balade se situe avenue Montaigne, au bas du parc public, près du ruisseau de Loverchy. La fontaine, eau coupée pour risque de gel, sera notre point de ralliement au retour. Je ne peux que vous conseiller de revenir à la belle saison pour apprécier la délassante ambiance phonique et le plaisir des yeux lorsque la vingtaine de jets d’eau y sont activés. Plus haut, un grand bassin circulaire libère cette eau qui s’écoule en cascades le long d’un chenal arboré alimentant la vaste fontaine : un régal ! Certes, ce n’est pas Versailles… ! Mais ces lieux méritent d’être mieux connus !

L’avenue Montaigne remontée, voilà qu’on côtoie une jolie petite aire de jeux, idéalement située ! Ah ! Que n’a-t-on emporté dans le sac, les boules de pétanque… Un peu plus loin, près de ces austères bâtiments, il n’est par contre pas question de nous y arrêter aujourd’hui, car là, rue Blaise Pascal y est implantée la perception, trop souvent cause de tracas n’est-ce-pas ?

Nous voici arrivés dans le secteur résidentiel des Regains, où les petites rues bordées de haies basses, portant des noms évocateurs de nos plus célèbres poètes : Balzac, G. Sand, Rimbaud, entre autres, y ont trouvé place. A nouveau un reposant espace arboré, et nous longeons la maison de retraite de Pré Fornet, dont la capacité d’accueil a été tout récemment augmentée avec une construction composée d’une quarantaine de studios avec loggia, tous de même superficie, de conception identique. Calme, verdure, caractérisent ces lieux, mais notre souhait reste cependant d’y résider le plus tard possible…

Malaz : un petit arrêt s’impose dans ce cadre panoramique arboré, face à la montagne de Sainte-Catherine. Y est implantée cette ancienne maison bourgeoise, propriété communale aujourd’hui, restaurée et agencée à des fins culturelles, dont une salle de spectacles. Trônant au milieu du parc verdoyant, entouré de grands arbres, cette sculpture monumentale remarquable réalisée sur l’embase conservée d’un séquoia abattu, tronc à la circonférence hors normes. Création récente aussi : un verger composé plus particulièrement d’essences locales ou anciennes. La bâtisse accueille également le siège de la « Société des Auteurs Savoyards ».

Ce court intermède achevé, il nous faut dépasser une zone de chantier animé où un imposant lotissement composé d’immeubles, prend forme, route des Blanches ; nous sommes à l’arrière côté Est, de la Z.A.C. de Périaz. S’en suit un large chemin carrossable en légère pente ascendante, qui nous conduit plus haut en direction de Vieugy.

Au pied de ce couple d’arbres solitaire, le panorama alentour nous incite à une petite halte, où le contenu de la gourde sera le bienvenu ! Dommage que les grues érigées, en fonctionnement un peu plus bas, contrastent de façon discordante avec ce décor campagnard…

Profitons encore de cet espace qui s’amenuise : il se pourrait bien que dans un avenir pas très lointain, le béton supplante ces prairies…

Un peu plus haut, des effluves caractéristiques nous indiquent que nous abordons le GAEC de Vergloz, l’une des dernières exploitations agricoles encore en activité sur la commune. Attenante, « La Ferme de Vergloz » propose ses cinq chambres d’hôtes, où le couple Martel accueille les touristes amateurs de produits du terroir.

La traversée de ce hameau au calme campagnard, laisse à penser que ses résidents tenaient à conserver une âme d’origine paysanne, traditionnelle. Pour preuve : en parcourant la rue principale, on peut lire sur les panneaux indicateurs : « Chemin des Gromailles », ou « Chemin des S’nailles »… Le premier terme désigne, en patois local, l’action de casser les noix pour en extraire les cerneaux, aux fins d’en presser l’huile ; le second désigne, également en patois, les clarines que portent les vaches en pâture.

Après le rond-point de Châteauvieux, on arrive au point le plus haut de notre balade, à la côte 590 m. A droite, le site du château du même nom, est une maison forte dont l’origine reste floue. Depuis le XIIIe siècle, de nombreux propriétaires se sont succédés. Propriété privée, peut-être qu’aujourd’hui mériterait-elle une autre affectation que celle d’un centre d’exploitation rurale !

Puis, plus bas vers l’ouest, on longe l’imposante salle polyvalente « Espace Cap Périaz ». Edifié à l’écart du centre commercial, celui-ci construit dans les années 2000 sous la municipalité Jacques Besson, elle peut accueillir jusqu’à 850 personnes.

Et arrive le giratoire du Crêt d’Haut sur la RD 1201, où trône la « mouette ». Cette remarquable sculpture en inox, de 5 m de haut, a été érigée en 2004 sous l’impulsion du maire actuel, Françoise Camusso. Elle est l’œuvre de l’entreprise spécialisée SATIL de Chambéry, d’après le modèle miniature créé par Alexandre Gantelet, artiste local. Elle a été récemment installée en ce lieu panoramique, et s’est vite imposée comme point de repère géographique.

Et pourquoi ne pas marquer notre passage ici avec une photo de groupe ?

Quittons à présent la route des Emognes qui mène aux cimetières un peu plus loin, pour nous engager sur cette portion de chemin, d’aspect terreux, dans la prairie, rejoignant le chemin des Muriers, en direction du hameau de Branchy, que nous ignorerons.

Chemin (mais que de chemins !) des Bouvaux, en fait à présent route asphaltée, on passe près de la ferme Gantelet, et voilà que l’on « attaque’ la dernière côte, démoralisante pour certains, qui mène à la Butte Saint Martin. Ouf ! Que le muret d’enceinte entourant la place devant l’église, sera le bienvenu pour des jambes déjà bien sollicitées, quitte à faire fi du panorama en lui tournant le dos. Dommage que des nuages viennent entraver l’action d’un soleil déclinant, car au-delà des installations sportives en contrebas, le panorama est superbe.

Entre autres, au loin, l’aérodrome de Meythet dépassé, se dessine la falaise incurvée, caractéristique de la Mandallaz ; plus à droite, le village perché de Saint-Martin, au fond fait face à notre présente butte que domine l’église du même nom. Mais la halte sera courte car nos voitures sont encore loin d’être en vue…

Le petit bois franchit, la rue du Muraillon nous amène à celle du Pré de Vassy.

En plusieurs points, celle-ci donne accès à l’espace vert que longe un sentier botanique où des essences d’arbres sont répertoriées. Sa portion terminale nous sera interdite car un bruyant chantier d’élagage y a cours. Donc on ne verra pas l’étang situé à l’extrémité ouest aujourd’hui.

Quelques pas sur le bitume seront nécessaires par la rue des Frênes, puis celle des Aubépines, pour accéder à la place Saint-Jean, centre du Seynod moderne. Après le passage aérien au-dessus de l’avenue d’Aix-les-Bains, un large sentier aménagé en parcours sportif, longe sur sa gauche, le ruisseau de Loverchy bordé de haies, qui en fait un itinéraire agréable à la belle saison.

Nous n’irons pas jusqu’au bassin de rétention de Val Vert. La passerelle franchie, ouvrage pentu en bois d’une longueur de 13 m, au-dessus du ruisseau, nous retrouvons l’avenue Montaigne où nous attendent nos véhicules laissés là trois heures plus tôt, après huit kilomètres de marche, de quoi fatiguer quelques vieilles jambes…

Quelques bancs disposés là, de même que la margelle circulaire de la fontaine, désormais silencieuse, seront vite occupés, afin d’y déguster, dans la bonne humeur, le goûter coutumier. Il va être 17 h, et la nuit, même sous un ciel redevenu clair, arrivera vite !

De l’avis général, une bonne impression se dégage pour le choix et le bon déroulement du cette boucle autour de Seynod.

Ce descriptif de notre balade apparaîtra sans doute trop long ! Mais d’un itinéraire à priori anodin, que de découvertes ont attisé notre curiosité sur ces… petits chemins ! Alors, attention ! La prochaine fois : interrogation écrite ! Le sujet : « De Loverchy à…»

Merci de votre attention, et votre bienveillance !

Allez, à bientôt chez les « Pasnaillus » (les mangeurs de carottes: terme familier pour désigner les habitants de Rumilly, selon la légende).

Quelques statistiques sur Seynod :

  • En 2013 : 18 842 habitants. Superficie : 19,17 km2 – 700 logements récents.
  • Evolution de l’habitat :

251 en 1800 - 502 en 1901 - 990 en 1954 - 9.340 en 1975 - 16.365 en 1999.

  • Chef lieu de canton le plus peuplé de Haute-Savoie avec 53 451 habitants
  • Fusion avec Vieugy en 1965 – avec Balmont en 1973/1999
  • Jumelages :
  •  Ineu (Roumanie), en 1999
  •  Malgrat de Mar (Espagne) en 2005
  • 8 écoles primaires, dont les Cordeliers (privée)
  • 2 collèges : le Semnoz avec 900 élèves, et les Cordeliers
  • 2 lycées : A. Gordini : métiers mécaniques et productique ; carrosserie
  • P. Favre/Les Bressis (privé)
  • A visiter : « le Chemin Idéal » : jardin extraordinaire Léo Gantelet au 08, route des Emognes, où sont exposées entre autres 33 sculptures d’artistes locaux.

EP/vm

2015/12/02 LPP Repas fin d'année au Relais des Lanches

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

Au Relais des Lanches : mercredi 02 décembre 2015

 (LPP) 2015/12/02 REPAS DES PAS PRESSES  (Lien photos)

 

Et arriva cette journée-détente où la fourchette devait avantageusement remplacer le bâton !

Dans la bonne humeur, le convoi d’une dizaine de voitures quittait le parking habituel de Sous-Aléry pour acheminer ces quarante-cinq convives endimanchés non pas sur le sentier, mais au Relais… des Lanches.

Trêve donc dans le planning de fin de saison pour ces adeptes du parcours pédestre, qu’accompagnaient quelques sympathisants bienvenus. Elle sera mise à profit pour, autour d’une table bien garnie, permettre à tous de mieux se connaître, dans une joyeuse ambiance, sous un autre décor.

Cette rencontre débutait sous les meilleurs auspices, car Viviane était la « sainte » fêtée ce jour. Et la nôtre, dont l’accent trahit encore ses origines, méritait bien une petite manifestation de reconnaissance à cette occasion !

 

En effet notre volontaire et dévouée préposée à la photo, ne compte ni son temps, ni sa peine pour laisser son RICOH WG-4 GPS (paré pour l’aventure) nous conter par l’image nos déjà nombreuses péripéties. Aussi, c’est à notre cher doyen Jean qu’incombait la tâche convoitée de manifester la sympathie de tous en offrant ce superbe « phalaenopsis » : orchidée au chatoyant coloris.

Accompagnant ce coloré présent, spontanément et gracieusement offerte par notre artiste picturale présente : une délicate représentation florale de sa composition. Bien sûr, au nom de tous ici présents, un grand « MERCI Mado ».

Et Viviane ne fait pas que de la photo : elle déborde d’activité !

Et récemment, tout à son désir de « meubler » le site http://www.cdracran.com/, elle s’est trouvée pénalisée avec une surcharge de secrétariat… En effet, confiante, elle proposait à l’un de ses collègues de rando, d’écrire deux lignes pour accompagner la photo choisie pour illustrer la balade du jour de la section des Pas Pressés. Ce qu’elle ignorait, c’est que ces deux lignes à « frapper » allaient de suite se transformer en… deux pages, et plus encore ! Si elle avait su…

Et ce bavard en question vous fait part de sa confusion d’avoir été mis, contre son gré, en exergue en ce jour. Je ne saurais trop vous remercier de ces éloges qui me touchent.

Le savoureux canard aux poires dégusté, sous l’impulsion de l’ami Louis, arrivait le temps d’une petite animation vocale, l’occasion d’entendre quelques airs oubliés, tout comme d’autres plus récents et connus, repris en chœur. Et plus particulièrement une adaptation sur l’air de « Aux Champs Elysées », composée par nos amis Lucette et Louis sur le thème des Pas Pressés.

A l’heure du café fut appréciée la « tournée du Patron », en l’occurrence un odorant génépi, clôturant ainsi d’une savoureuse façon ces agapes à Montagny. Merci Jean-Louis.

Le jour déclinant, il fallait bien se résigner à quitter les lieux, chacun emportant, je pense le meilleur souvenir de cette joyeuse rencontre.

Merci aussi à la direction du C.D.R.A. pour sa contribution pécuniaire appréciée.

Et merci à vous tous pour votre présence en nombre, gage d’encouragement pour une prochaine fois.
EP/vm

 

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2015/12/02 LPP Chanson des "Pas Pressés"

A apprendre si le coeur vous en dit  ;-)

 

LA CHANSON DES "PAS PRESSES"

Pour partager de bons moments,

Vivre la vie allègrement,

Viens avec nous te promener

Avec les pas pressés !

Enfile un jean et des baskets,

Un galurin et des lunettes,

Sans oublier ta bonne humeur,

Le soleil au cœur.

Refrain

Viens aux pas pressés,

Viens aux pas pressés,

Qu’il est bon de marcher,

De flâner et de chanter,

La vie est douce et colorée

Chez les pas pressés.

 

Laisse derrière toi tous tes soucis,

Les petits tracas de la vie,

Et tu verras, tout ira mieux,

Tu reviendras heureux

Et quand tu auras bien marché,

Tu rentreras très fatigué

Des paysages plein les yeux,

Feras des rêves bleus.

Refrain

Nous apprécions ces retrouvailles,

Mais il faut rentrer au bercail,

Un bon goûter pour ces gourmands

Que nous sommes maintenant,

Nous nous quittons le cœur léger

Toujours prêts à recommencer

Et bravo à tous les marcheurs

Et animateurs.

Refrain

Paroles de Lucette et de Louis

Sur la musique des « Champs Elysées »

 

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2015/11/19 LPP Réserve naturelle du Bout-du-Lac à Doussard

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

(LPP) 2015.11.17 DOUSSARD LA RESERVE (lien photos)

Réserve naturelle du Bout-du-Lac à Doussard

 

Bien ensoleillé certes, ce début d’après-midi du jeudi 19 novembre rendait cependant perplexe votre « chroniqueur »… d’infortune !

« Allais-je jouer le jeu ? En l’occurrence, me laisser emmener comme çà, sans rechigner, par cette joyeuse bande déterminée ignorant l’objet (c’est ce que je pensais un peu trop naïvement…) de ma sombre destinée ? »

Car aujourd’hui, là-bas au bout du lac, se profile cette morose échéance à laquelle je ne pourrai échapper… : l’extinction de …ma quatre-vingt et unième année ! Hélas, que ne pourrai-je, ô utopie ! ces deux chiffres-là inverser, pour alors fêter de bien jeunes années…

Donc, retour impossible ! Mieux vaut donc y aller gaiement…

Notre imposant cortège des six voitures nécessaires pour cette équipée de 29 marcheurs, s’ébranle, direction « Le Crêt du Maure ». Ce récent giratoire dépassé, quel vide observons-nous avec cette plongée sur les Marquisats ! Mais que reste-t-il donc de ces immeubles de douze étages abritant auparavant l’ancien hôpital ? Un immense amas informe de décombres inertes, d’où émergent de ci, de là, je ne sais quels imposants engins de démolition… Impressionnant ! Et là, une pensée m’effleure : tous ces proches, pour beaucoup hélas aujourd’hui disparus, lesquels, à un moment de leur existence, ont dû séjourner en ces lieux afin d’y soigner qui, une sante déficiente, qui un traumatisme, séquelle d’accident…

Poursuivons plus gaiement notre trajet d’approche…

Avant Sévrier, droit vers le Sud, ne remarquez-vous pas cette silhouette qui se détache avec les premiers massifs des Bauges ? Imaginez celle qu’on appelle familièrement « La Belle Endormie » reposant paisiblement sur l’horizon. Et en ce moment précis, comme on me l’a fait remarquer ironiquement, un soupçon de nuage blanc paraît souligner son visage d’une blonde chevelure, se détachant de l’azur… D’autres qualificatifs qui m’échappent sont employés dans le langage local, pour décrire, selon l’imagination, cette curiosité « baujue ».

Aux abords de Saint-Jorioz, nous domine à présent de sa haute stature, exceptionnellement encore dans sa tenue d’été, l’altière Tournette, toujours aussi impressionnante et attirante. Hélas, son « fauteuil » sommital n’est plus à ma portée… Il me restera les photos…

Tout à notre vagabonde pensée, le temps a passé, et nous voici arrivés sur le parking réservé aux visiteurs du site de la Réserve Naturelle du Bout du Lac, but de notre sortie du jour.

Le franchissement de l’Ire (la colère…) au moyen de la passerelle suspendue, de construction récente, donne toujours lieu à de truculentes attitudes en utilisant ce type d’ouvrage. Cette petite rivière, d’une longueur de 13 km, arrive de Jarsy-en-Bauges (notre ami Louis l’a formellement reconnue !) alimente le lac après avoir traversé Doucy, Doussard, Chevaline (et sa combe…). Elle constitue, par ordre d’importance, le second apport en eau, pour ce réservoir bénit des dieux… Parcours boisé léger, par bon sentier, puis à l’orée face au lac qu’on découvre, on est fasciné par le somptueux décor qui se présente : ce joyau d’azur qu’entourent ces montagnes proches aux coloris d’un été non achevé, spectacle resplendissant d’autant plus qu’aujourd’hui l’atmosphère est d’une netteté idéale : la photo des lieux nous le prouvera…

Créée en 1974, la Réserve Nationale couvre une superficie de 84 ha, et se situe à l’altitude de 447 m. Forêt légère, marais entretenu, roselières, contribuent à faire de ces lieux, un site idéal de protection de la faune locale, notamment le castor dont on apercevra l’habitat un peu plus loin.

Délaissant l’espace/plage « Le Lac Bleu », petit retour vers l’est : on quitte le sentier d’aspect terreux, pour le large ponton de bois édifié au-dessus du marais, permettant de parcourir celui-ci pieds au sec, et d’aborder ainsi le site privilégié de la faune sans la déranger. Mais alors, ce large ponton embrassant ce somptueux décor, ne se prêterait-il pas à y pousser la chansonnette ? Chorale improvisée, titre de circonstance : voilà qu’un concert inhabituel va égayer un instant ces lieux paradisiaques… « Le Lac Bleu d’Annecy » (Musique de nos régions) au titre évocateur, sera donc sur le champ joyeusement interprété. Et nul ne doute que la faune dissimulée alentour, ne tende l’oreille…

Cet intermède musical terminé, apparait plus loin… ce qu’il reste de la Tour Beauvivier, massif vestige de l’époque médiévale. Aménagée en belvédère, son accès facile nous permet de dominer le paysage lacustre alentour. Avec l’embouchure de l’Eau Morte, nous pénétrons dans le domaine du castor ; tout au long du cours, on remarque les nombreux arbustes, certains de bonne taille, abattus au travers de la rivière par ces infatigables bûcherons. Pas très esthétique sa façon de déboiser… Bien sûr, à cette heure-là on n’aura pas le loisir d’apercevoir son museau fendre l’eau…

L’Eau Morte : faisant suite au ruisseau de Saint-Ruph, la rivière prend ce nom à la sortie de Faverges. Elle prend sa source plus haut dans les Bauges également, au col de l’Alpettaz, vers 1580 m. Longue de 17,6 km, de nombreux ruisseaux alimentent son cours : elle est le principal apport en eau du lac.

La suite du parcours pédestre se déroule en forêt, clairsemée, tout au long du cours sinueux. La marche est favorisée par l’implantation sur une grande longueur, de traverses de chemin de fer juxtaposées sur trois rangées, jusqu’à ce que la prairie succède au marais.

Concernant ce circuit du Bout du Lac, il est à noter la superbe signalétique mise en place tout au long de l’agréable parcours, riche d’enseignements tant sur l’historique, l’implantation des lieux, la flore, la faune… Un site à respecter absolument !

Avec le crépuscule, nous voilà revenus, enchantés, là où nous attendent nos véhicules.

Disposant d’un peu plus de temps, on aurait pu prolonger notre balade jusqu’au hameau typique de Verthier, pour une visite : ce sera pour une autre fois !

Pour l’heure, votre préposé à l’anniversaire du jour, va s’empresser de prolonger cette sympathique randonnée en offrant une modeste collation arrosée, dans une joyeuse ambiance.

Merci à vous tous pour votre bonne humeur, votre agréable adhésion.

Retour au bercail sans encombres, la circulation étant fluide, chacun gardant, ce que j’espère, une très bonne impression de cette agréable balade près de chez nous.

Prochaine sortie : mardi 08 décembre … de Loverchy à Châteauvieux, de Malaz à la Butte Saint-Martin ; découvrons, l’esprit curieux, Seynod par les petits chemins. Soyez nombreux à nous rejoindre pour un circuit découverte tout près de chez nous.

Programme de sortie du jeudi 17 décembre modifié comme suit : circuit du plan d’eau des Pérouses/ Rumilly.

Et auparavant, le mercredi 2 décembre, nous n’oublierons pas de nous retrouver joyeux autour d’une bonne table au « Relais des Lanches » à Montagny (http://www.relaisdeslanches.fr/).). Rendez-vous pour un départ à 12 h du parking habituel de Sous-Aléry, en covoiturage pour ceux d’entre vous qui le souhaitent.

A bientôt.

EP/vm

 

2015/11/03 LPP A l’assaut de la Grande Jeanne !

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

03/11/2015

Les « Pas Pressés » à l’assaut de la Grande Jeanne !

  (LPP) 2015.11.03 SEMNOZ LA GRANDE JEANNE (lien photos)

(LPP) 2015.11.03 LA GRANDE-JEANNE (Photos Edmond)

 

J'y vas-t’y, j'y vas-t'y pas ? Ainsi se posait la question, en cette grise et plutôt humide fin de matinée, de savoir si notre sortie pourrait avoir lieu… Finalement, sur le parking d’Aléry à 13 h, cinq véhicules étaient nécessaires pour acheminer ce groupe sympathique d’amateurs de « petits pas ». S’étaient joints aux familiers, pour notre plaisir, quelques marcheurs « convalescents » habitués à d’autres rythmes…

Trajet d’approche court, puisque le parking de la Tambourne, au pied de la Grande Jeanne, sera notre point de chute. Et avec bonheur car, de capricieuse au départ, dame météo devait s’avérer progressivement plus clémente, à notre grande satisfaction.

Le programme d’aujourd’hui a été chamboulé : pourquoi ? Une reconnaissance du circuit, récemment réactualisé, des Gorges du Fier, initialement prévu, avec son parcours plutôt accidenté, nous fit préférer de le réserver pour plus tard, en belle saison, en sortie à la journée, le repas pouvant se prévoir soit aux abords des gorges, soit à Montrottier, tout proche.

Nos vingt-quatre randonneurs parés, attaquaient donc le bon sentier panoramique, balisé « bleu », ascendant, mais de pente régulière, qui nous amène de la cote 540, à celle de 871 m. Ben, gravir une telle dénivelée ne nous était pas arrivé depuis pas mal de temps ! N’était-ce pas un peu présomptueux comme proposition ?

Avec un départ un peu laborieux pour certains d’entre nous, un rythme adapté permit cependant à tous nos marcheurs, d’accéder au belvédère sommital sans trop de bobos, le soleil, bien que timide, daignant enfin nous éclairer le paysage. Ce superbe point de vue vers l’ouest, contribua, je pense, à faire oublier les efforts déployés… D’autant plus que l’amas de feuilles mortes récemment tombées sur le sentier, dissimulait les racines d’arbres affleurant le sol, ou les cailloux glissants, rendant ainsi la marche hésitante.

Bienvenue donc fut cette pause méritée : joyeuse halte réparatrice, qui prenait fin avec la rituelle photo du groupe.

Puis demi-tour, direction nord-est, sentier dissimulé sous un épais tapis de feuilles sèches. L’abandon du balisage bleu pour d’autres sentiers sans doute plus accidentés, fit que la longue descente fut plus laborieuse ! Mais la bonne humeur restait présente…

Ces nombreux houx rencontrés par endroits furent l’occasion d’attiser quelques coquins commentaires ! Pourquoi, diable, n’avaient-ils pas les boules ? Et puis, ces boules : poussaient-elles sur un arbuste mâle, ou femelle ? Et à quoi le distinguer ? La question, après de vains conciliabules fournis, devait rester des plus évasives…

Renseignements pris, par la suite, la réponse apportée est la suivante :

De son nom botanique Ilex aquifolium, le houx est un arbuste à croissance lente, généralement haut de 4 à 6 mètres, qui peut vivre jusqu’à 300 ans. Ses fruits, « boules » rouge ou orange, toxiques pour l’homme, n’apparaissent que sur les pieds « femelle ». Sa fécondation s’opère par la proximité d’un pied mâle. Cependant, il arrive qu’on trouve des individus « monoïques » : fleurs mâle et femelle sur le même pied, exception qui devrait concilier les avis contradictoires ! Le houx peut se multiplier par bouturage, en procédant comme suit, mais il faut s’armer de patience ! En été, couper de jeunes rameaux d’une quinzaine de cm de long ; supprimer quelques feuilles à chaque extrémité et tremper la bouture dans de la poudre d’hormone. Puis la planter dans un mélange composé à part égale, de tourbe et de sable et recouvrir d’un film plastique transparent tout l’hiver, en maintenant une température de 5 à 7 degrés. Pas question de récolter des boules pour la déco de Noël 2016 ! Fermons alors cette longue parenthèse…

Avec une luminosité déclinante, l’heure avançant (au diable ce nouvel horaire !), on arrive enfin au parc animalier. Les daims présents, à leur regard interrogateur, s’étonnent sans doute de nous voir les aborder les mains vides…

Derniers lacets descendants, raides par endroits car on se retrouve alors sur le circuit balisé « rouge », puis le clocher de la Visitation se devine au travers des grands arbres : nos voitures ne sont plus très loin !

Le réconfortant petit goûter distribué sur le parking, clôturera joyeusement notre balade forestière, la tombée de la nuit n’étant plus très éloignée à présent.

Etant donné le court trajet d’approche, il a été convenu d’un commun accord, qu’une participation de chacun de 1 euro servira à « gonfler » la cagnotte des Pas Pressés, celle-ci servant plus particulièrement à pourvoir les goûters. A ce jour, sa gestion en est assurée provisoirement par moi-même (E. P.) ; chacun peut se renseigner sur son contenu, apporter éventuellement des remarques.

La prochaine sortie prévue à la « Réserve du Bout du Lac », le jeudi 19 novembre, sera beaucoup plus facile, et bien sûr, nous comptons sur votre active présence.

Pour ceux d’entre-vous qui seraient intéressés, voici l’historique des lieux parcourus aujourd’hui.

Cette partie de forêt dénommée « le Crêt du Maure », couvre 150 ha, et dépend de la forêt communale d’Annecy, d’une étendue totale de 418 ha. Cet espace n’a pas toujours existé sous cet aspect…

De 1815 à 1841, ce qui pouvait être encore boisé, est défriché en vue de pâturages. Tant que subsistait l’humus forestier, les récoltes furent satisfaisantes. Mais, vite épuisé, le sol devint improductif, et un désert de rocailles et broussailles remplaça, hélas, les cultures.

Dès l’annexion de la Savoie, la ville d’Annecy entreprit des travaux de reboisement qui durèrent jusqu’en 1877. Pour ce faire, une pépinière fut créée dans la clairière de la « Jeanne ». On utilisa 1 368 400 plants et 979 kg de graines.

Les essences choisies furent le pin (sylvestre, noir d’Autriche, laricio de Corse), l’épicéa, le mélèze, le hêtre, l’érable sycomore, le robinier, le châtaignier.

Dès 1890, Ernest GUINIER, Inspecteur des Eaux et Forêts à Annecy, père de Philibert, ancien directeur de l’Ecole Nationale de cette institution, fit tracer le réseau actuel des sentiers, avec de nombreux belvédères, prévoyant que cet espace boisé serait une forêt-parc.

Voilà pourquoi, aujourd’hui, on peut s’oxygéner, se défouler, en parcourant agréablement ces nombreux sentiers forestiers, balisés, pour notre grand plaisir, à deux pas de la cité.

A bientôt.

EP/vm

Quelques photos : 2015.11.03 SEMNOZ LA GRANDE JEANNE

 

Grande jeanne

2015/10/20 LPP Le Roc de Chère

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

20/10/2015

LE ROC DE CHERE

 

Quel plaisir de voir cette petite troupe progresser, en bavardant gaiement, sur cet agréable sentier lumineux arpentant la haute futaie colorée. Nous sommes sur l’un des circuits du Roc de Chère, lieu toujours aussi attrayant quelle que soit la saison, d’autant plus que l’ami Louis nous guidait ici en connaissance de cause, n’étant pas venu à l’improviste… Visiblement nos marcheurs appréciaient.

Rassemblés pour un départ à 13 h de Sous-Aléry, six voitures étaient nécessaires pour acheminer ce groupe de joyeux randonneurs, par ce ciel d’automne hélas plutôt bouché, le soleil ne devant faire que bien plus tard une bien timide apparition.

Qu’à cela ne tienne ! Parés pour la marche, nous quittons nos véhicules stationnés sur le parking d’Echarvines, et nous engageons sur l’agréable sentier en lisière de forêt. Celui-ci jouxte la verte pelouse attrayante du vaste terrain de golf où s’ébattent quelques joueurs poussant leur caddie bourré des accessoires nécessaires pour assouvir leur passion favorite. Attention à cette balle qui serait lancée malencontreusement dans une fausse direction après je ne sais quelle maladresse ! Allons donc, as-tu déjà vu çà ?

Mais revenons à la silhouette de ces chariots poussés, au loin : ne les prendrait-on pas pour des poussettes occupées par un gros bébé ? C’est ce que nous faisait remarquer en souriant l’un de nos joyeux drilles, toujours à l’affût de la petite plaisanterie amenant le fou rire… Puis, un peu plus loin, c’est une coquine allusion à l’absence de boules écarlates sur ces nombreux houx, qui poussait ces dames à la plaisanterie…

Belle forêt en cette réserve naturelle nationale de 69 ha, site classé en 1977. Hêtres, charmes, chênes, acacias, de taille impressionnante se côtoient, rivalisant de hauteur pour se procurer la lumière indispensable à leur croissance. Et nous évoluons en douceur sur ce tapis de feuilles tombées, laissant apparaître deci, delà, divers champignons.

L’attrait du point panoramique sur le lac, qu’on devine au travers des arbres en ces lieux, poussera nos Pas Pressés (à quelques exceptions…) à satisfaire leur curiosité en obliquant crânement sur cette portion de parcours devenu accidenté, à flanc de falaise. Brève incursion, mais pénible sera la remontée…

Et nous voici bientôt en vue du « Chère », mot qui désignait, à l’origine un élément pierreux, un rocher. Avec le temps, cette signification n’étant plus comprise comme telle, elle est devenue un nom propre auquel on y a ajouté « Roc de » Bizarre ! Ça ferait « roc de rocher »…

Encore un effort pour gravir la pente sommitale, et, nous orientant sur la gauche, nous voici foulant de nos pieds les surprenants lapiaz, roches calcaires érodées par l’eau, caractéristiques de nos montagnes. Mais alors, quelle récompense !

Là-bas, bien en dessous, s’étend le « petit lac », avec, au premier plan la presqu’île de Duingt et son château, la montagne d’Entrevernes en enfilade… Dommage qu’un ciel trop bas limite notre regard aux premiers contreforts des Bauges, lesquelles s’estompent dans cette brume persistante.

Le Roc de Chère culmine à 651 m, le niveau du lac se situant à quelques 200 m plus bas, à 488 m. Ce site majestueux a été raboté par le glacier quaternaire qui occupait alors la combe d’Annecy. Jadis les moines de Talloires (à nos pieds se trouve l’Abbaye) exploitaient ce qui est devenu aujourd’hui une réserve naturelle dont 35 % de sa superficie appartient au Conservatoire de l’Espace Littoral et des Rivages Lacustres (CELRL). Grâce à l’alternance dans la constitution de son sol, et aussi la présence de microclimats, la flore variée est riche de 560 espèces. Site protégé, il va de soi.

Et c’est sur ce belvédère exceptionnel que nos joyeux marcheurs vont apprécier la pause goûter, moment attendu si l’on en juge aux avis demandés, arrosée de quelques bouteilles bienvenues, acheminées depuis une réserve insoupçonnée…, et bien gérée ! Le coût du goûter de ce jour a été intégralement opéré sur notre « cagnotte » tenue avec rigueur par notre amie Danièle, présence appréciée aujourd’hui parmi nous.

Ce sublime intermède sera néanmoins douloureux pour l’une d’entre nous dont le dos, à l’approche des lieux, avait mal supporté la contorsion qu’impliquait l’éviction d’une branche malencontreusement placée au travers du sentier… Le chemin du retour lui sera pénible, et ternira pour elle ce beau circuit forestier.

Puis le groupe sera bien vite, ensuite, à nouveau en vue de la Grange d’Echarvines, près de laquelle on « clôturera les comptes » du jour. L’aide de Michel, que le rythme nonchalant des Pas Pressés n’aura sans doute pas fatigué !, sera opportune pour le savant calcul des frais à répartir…

Ah ! N’oublions pas de nous inscrire pour la journée détente de fin de saison fixée au mercredi 2 décembre (fête de la Ste Viviane) à Montagny-les-Lanches : vous y êtes tous conviés et parlez-en à vos proches.

Et ce sera la joyeuse séparation dans la satisfaction générale, chacun rejoignant son véhicule, dans la perspective attendue de la prochaine sortie (Sentier des Gorges du Fier) du 3 novembre! Déjà ! Que la saison a vite passé…

EP/vm

2015/10/08 LLP La Montagne d'Age Poisy

Montagne d ageCHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

08/10/2015

LA MONTAGNE D'AGE

 

Les très mauvaises prévisions météo pour la journée du mardi, lesquelles se révélèrent exactes, ont fait que cette sortie à la Montagne d’Age a été repoussée à ce jeudi, avec bonheur. Même si ce fut une gêne, ou peut-être une cause d’absence pour certains de nos fidèles équipiers, ce que nous regrettons, nous avons pu alors bénéficier de conditions de marche idéales.

Covoiturage pour ces dix-huit Pas Pressés au départ de Sous-Aléry pour cette sortie d’après-midi. Fixé à 13 heures, cet horaire d’automne convenait-il ? A-t-il perturbé certains d’entre nous ? Point de chute : le parking jouxtant les terrains de tennis à l’orée de la forêt, au-dessus du hameau de Lachat/Poisy.

Cette « montagne » se présente sous la forme d’une colline boisée s’étalant en longueur, de Sillingy, au nord, à Lovagny ; elle est bordée à l’est par le territoire de Poisy, et à l’ouest par la commune de Nonglard. Facile d’accès, elle culmine à 653 m au Crêt de la Cheminée. C’est un but de balade familiale en forêt prisé des riverains : pas de difficulté si ce n’est, et c’est regrettable, l’absence de signalisation.

Donc pas facile de définir un circuit en ces lieux, car de nombreux sentiers quadrillent l’espace boisé, sans repères, si ce n’est une courte boucle balisée « sentier botanique », à mi-distance du sommet.

En page 11 de l’excellent dépliant diffusé par l’Office de Tourisme/mairie de Poisy, nous est proposé un circuit attrayant. Après une récente reconnaissance partielle de ce parcours, il s’avérait judicieux de l’amputer d’une partie, de façon à en adapter durée et distance aux possibilités de notre groupe.

Donc, après quelques centaines de mètres de mise en jambe « cool » sur la route de la Montagne, petite voie forestière asphaltée interdite à la circulation automobile, sauf autorisation, on s’engage en forêt par la droite, par un sentier de terre.

Bien vite, la profusion de châtaignes tombées à terre attire notre attention. Puis, l’attrait du champignon contribuera de même à ralentir la progression de nos amateurs de ces saveurs que nous offre la nature en automne.

Belle futaie de feuillus principalement : châtaigniers bien sûr, mais aussi nombreux chênes, hêtres qui se côtoient en disposition suffisamment aérée pour permettre au soleil de pénétrer, nous égayer de ses rayons, appréciés de plus car le fond de l’air est plutôt frais en ce début d’automne.

Le passage de ces marcheurs volubiles aura certainement contribué à « clouer le bec » des volatiles peuplant les lieux, car d’oiseaux on n’en verra guère la couleur du plumage !

Petite portion de route à nouveau, et nous voici arrivés à son terminus : clairière où les chasseurs ont édifié leur gîte de bois sombre. Courte pause en cet espace limitrophe des forêts de Poisy et Lovagny ; les chasseurs présents auront sans doute eu une arrière-pensée peu favorable à l’encontre de ces bruyants marcheurs, plutôt malvenus, risquant de perturber leur virée passionnelle.

La poursuite de notre circuit s’impose en nous dirigeant vers l’ouest jusqu’au belvédère que nous signale une croix métallique rouillée. Là, malgré la faible altitude, un beau panorama s’offre à notre vue, récompense après notre déjà longue marche.

Nonglard à nos pieds, Vaulx et son clocher un peu plus loin, et cette verte campagne albanaise. Au fond le Val-de-Fier avec, à sa droite la Montage des Princes, à gauche le Gros Foug. Plus loin, barrant l’horizon, les chaînons terminaux du Jura, avec le Grand Colombier. Photo-souvenir, puis nous rebroussons chemin, laissant les châtaignes pour, sans doute, les sangliers. La clairière passée, nous nous engageons, un peu au « pif », à droite de la route, sur le bon chemin toujours sans nom : évitons seulement de ne pas nous laisser tenter par une sortie de forêt vers l’est, car il nous faudrait ensuite remonter péniblement pour retrouver nos voitures.

La route asphaltée est retrouvée un peu en amont du réservoir d’eau. La fatigue se fait sentir, mais notre parking n’étant plus très éloigné à présent, la faible pente descendante stimule nos marcheurs fourbus.

Avec cette rando d’après-midi, renouons donc avec cette coutume appréciée : la pause-goûter ! Les tables et bancs disposés tout près de là dans la verte prairie seront les bienvenus. Et là, une petite pensée pour notre précédente préposée à l’opération, laquelle savait si bien s’acquitter de cette tâche, entre autres. Merci Danièle : on regrette beaucoup ta démission !

Et un sujet nous préoccupe : le choix du menu à composer pour notre prochain repas de fin de saison, fixé au mercredi 2 décembre, au Relais des Lanches. S’en suivent donc d’alléchants commentaires, pour laborieusement retenir la proposition suivante :

               Salade gersoise au Xérès

               Filet de canard rôti aux poires (ou aux pommes)

               Vacherin trois parfums.

Boissons incluses : Kir, « Côtes du Rhône » au pichet, café.

Avec une participation du C.D.R.A., que nous apprécions, la quote-part de 25 euros est demandée à chaque adhérent à jour de sa cotisation ; 30 euros pour les « sympathisants »… Il est conseillé à chacun de bien vouloir s’inscrire rapidement, de façon à en confirmer la réservation auprès du restaurateur.

C’est dans cette perspective gustative que chacun retrouve sa voiture pour un joyeux retour au terme d’une agréable après-midi dans la nature.

P.S. Petite critique constructive : notre doyen du jour, de même que certains d’entre nous rencontrant des difficultés de marche, auraient souhaité des haltes plus fréquentes pour « souffler un peu ». Promis, il en sera tenu compte à l’avenir.

Merci à tous et rendez-vous nombreux pour notre prochaine sortie au Roc-de-Chère.

EP/vm

2015/09/22 LPP La Chapelle de Bellevaux

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

22/09/2015

LA CHAPELLE DE BELLEVAUX

 

Ciel gris et temps incertain en ce matin du mardi 22 septembre. Peu importe, un transport en car est prévu : donc on y va…

Parking Sous-Aléry avec départ fixé à 10 h. Satisfaction des responsables : une trentaine de personnes se présentent, malgré cette météo peu favorable. Merci à tous ces adeptes de la marche, et plus particulièrement parmi eux, ces nouveaux venus désireux de nous accompagner ce matin dans la vallée de Bellevaux, en ce pays bauju où une récente « expédition » nous en a laissé un excellent souvenir.

Petite interrogation tout de même sur le parking de départ : cette dame arrivant courbée sur son déambulateur, va-t-elle pouvoir suivre notre rythme de marche, même si style Pas Pressés ? Suspicion qui s’avérera plus tard vite dissipée après quelques centaines de mètres parcourus avec l’aide des bâtons : chapeau Madame ! Et toutes nos excuses…

Dès les premiers kilomètres de ce trajet en autocar, direction les Bauges, on se rendait vite compte que la manière de piloter de notre conducteur du jour, ne donnerait pas lieu à des inquiétudes pour négocier les prochains virages…, parce que l’autre fois…

Au micro, après le mot de bienvenue, on s’apercevra de suite que l’un de nos accompagnateurs pour cette balade, n’est pas étranger à cette contrée du parc des Bauges : pas besoin de papier l’ami Louis : tout en mémoire ! Bravo, on apprécie. Mais n’y avait-il pas déjà des antécédents ?

Ecole sera notre point de chute pour nous équiper, chacun veillant à ne rien oublier.

Avec entrain la petite troupe s’étire sur cette partie de route asphaltée, laquelle bien vite laissera place à un large chemin forestier peu accidenté, découvrant de beaux spécimens poussant dans cette hêtraie.

Et paf : incident de parcours ! Ne voilà-t-il pas que la semelle de l’un de nos collègues, se met à se désolidariser de sa chaussure ? Sur l’asphalte ça irait encore ! Mais là sur ce chemin, à bailler de la sorte, les graviers, que dis-je, les cailloux prennent douloureusement place sous la plante du pied ! Il faut improviser pour remédier au mieux à cette défection ! Cela tombe bien : on arrive sur l’emplacement où jadis les moines travaillaient sans doute légèrement chaussés eux aussi ! Et là, tandis que notre loquace guide local nous faisait part de son érudition en nous contant l’historique de ces lieux de dévotion, l’embase de    ruine conservée servant d’atelier improvisé, nos talentueux « manuels » s’ingénient à solutionner un ressemelage de fortune. Des trésors, en l’occurrence, que contiennent les sacs à dos de nos accompagnateurs : ruban adhésif, lanières, ficelle… et j’en passe ! Et l’opinel comme outil universel, ca va se soi !

Bref, on peut repartir ! Pas loin, car le clocheton de la chapelle apparaît vite au travers des grands arbres. On a de la chance : la porte d’entrée de l’édifice reste ouverte : on peut apprécier le beau décor intérieur coloré entourant cette source, apparente dans une échancrure du sol, à laquelle la légende attribue de nombreuses qualités. Des plaques murales témoignent de la reconnaissance de ces fidèles guéris ou soulagés de leurs maux après de fraîches ablutions dans cette eau… miraculeuse ! Sans doute suffisait-il d’y croire… chaudement ! (dévot…) ?

Température plutôt fraîche à 954 m sous un ciel pas très coopératif, avec une petite brise, pour le casse-croûte, les randonneurs ayant assiégé les murets alentour.

Profitons-en pour prendre connaissance de l’historique de ces lieux.

http://www.123savoie.com/article-99-1-chapelle-de-bellevaux.html

Ecole-en-Bauges

A l'entrée du vallon de Bellevaux se trouve Ecole, petit village de 250 habitants (les Ecoulans). C'est aussi la porte d'entrée de la Réserve Naturelle des Bauges. Autour du village se dressent les plus hauts sommets des Bauges : Mont Trélod (2181 m), Le Pécloz (2197 m), Mont Colombier (2043 m), ... de belles randonnées en perspective !

La Chapelle de Bellevaux, vestige du passé, vit au cœur d'une végétation particulièrement abondante où les oiseaux, sangliers et autres gibiers ont repris leur vie sauvage.

Maintenant, ce site appartient à la réserve de chasse naturelle des Bauges, où se dressait autrefois un prieuré bénédictin fortuné et influent qui fut détruit et brûlé au cours de la seconde guerre mondiale avec son village.

Histoire du site

Venus de Lons-le-Saunier, des moines s'installèrent en 1090, dans ce lieu retiré et silencieux, sous la demande du seigneur de Miolans qui leur donna les terres afin d'y construire un monastère.

En 1654, un piémontais Louis Turinaz, qui voulait construire une usine sidérurgique sur les bords du Chéran, demanda l'autorisation aux moines propriétaires des terres convoitées. Ces derniers acceptèrent et travaillèrent aussi pour lui. Ils effectuaient ce travail dans des "maisons" où il y avait un haut fourneau, une fonderie, deux martinets et une martinette.

Cette industrie connut du succès et entraîna la construction d'autres bâtiments dans les Bauges grâce à un environnement naturel propice : des forêts riches pour alimenter le haut fourneau, la vigueur du Chéran pour entraîner les martinets et les moines.

Le minerai de fer, faisant défaut, est récupéré à dos de mulets dans la vallée des Hurtières en Maurienne. http://www.grandfilon.net/

Cette réussite entraîna une sédentarisation des paysans qui ne partirent plus en hiver pour nourrir leur famille.

En 1814, quarante neuf clouteries fonctionnaient dans tout le massif des Bauges. Les clous sont très utilisés : charpentes, tuiles de bois, semelles des galoches.

Les conditions de travail dans ces fonderies étaient extrêmement pénibles. La journée de travail débutait à deux heures du matin et se terminait à vingt heures, dans une atmosphère de gaz carbonique et d'oxyde de carbone, au cœur d'un environnement glacial.

L'ouvrier le plus habile pouvait fabriquer jusqu'à douze clous à la suite.

La productivité était de deux à six kilos de clous par jour et par ouvrier.

En 1775, grâce à leur réputation, les cloutiers des Bauges vont fournir le château des Ducs de Savoie.

Cependant, ce succès suscitant jalousies et contentieux, les moines furent accusés de détruire la forêt par des coupes de bois excessives. En 1729 et 1770, les coupes de bois vont alors être réglementées par des lois. D'autres conflits nuiront à la rigueur de vie des moines du prieuré qui fermera en 1788.

L'abbaye subit d'autres désagréments au cours de l'histoire : guerre entre Français et Savoyards, clocher rasé au nom du principe d'égalité, et sa vente comme "bien national" la transforma en grange à foin où en 1825 un incendie la ravagea. Enfin pendant la seconde guerre mondiale, les allemands brûlèrent tout le reste.

Aujourd'hui, en souvenir, un pèlerinage se pratique chaque lundi de Pentecôte jusqu'à l'ancienne chapelle.

Ce lieu est le départ de plusieurs promenades : une balade pour aller jusqu'à la chapelle puis au village en ruine, et le départ pour l'ascension du Pécloz (2197 mètres) pour marcheurs de montagne avertis.

Puis, notre doyen absent aujourd’hui ce que nous regrettons, à nous de prendre l’initiative pour l’heure de rebrousser chemin. Ah ! Une pente descendante le temps de la digestion : ce n’est pas plus mal !

Arrivés à la maison forestière, on bifurque à droite pour trouver le lit du Chéran lequel prend sa source plus haut sous Chaurionde, appréciant le fond sonore caractéristique de ces torrents de montagne aux eaux si limpides. Et aussi la route asphaltée attendue par notre éclopé aux godasses désormais bigarrées, un peu à la traîne, soucieux de ne pas trop engranger de gravier… Eh ! L’ami : la prochaine fois, pour profiter plus paisiblement de la balade, avant de partir, ne serait-il pas judicieux de procéder à une inspection du matériel de base ?

Petit détour par ce petit hameau de Carlet, vestige de l’esprit créatif des moines d’antan.

Puis heureuse surprise, notre car nous attend au Pont de Carlet, un peu plus bas, site que dominent, en toile de fond le Mont Pécloz, la Pointe des Arces, somptueux décor bauju.

Ce fut encore une balade prisée : merci Louis, Mireille, Jeannette… et vous tous pour votre agréable compagnie. Un nouveau programme vous sera bientôt présenté pour poursuivre cette verte saison avant l’arrivée du « blanc » mais aussi hélas des premiers frissons.

EP/vm

2015/09/08 LPP La Croix-Fry/Merdassier

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

08/09/2015

LA CROIX-FRY/MERDASSIER

 

Chouette ! En ce début de matinée le ciel est bleu ! Cela tombe bien car les Pas Pressés repartent pour une nouvelle saison de randonnées.

But de la balade du jour : les Aravis et plus précisément la Croix-Fry/Merdassier.

Covoiturage pour cette vingtaine de fervents randonneurs fidèles, heureux de retrouver cette détente que procure la marche en groupe, après une chaude trêve estivale.

Avec plaisir, nous accueillons de nouvelles adeptes, celles-ci sans doute un peu anxieuses, sinon curieuses, de connaître à « quelle sauce elles vont être mangées ». Cette première approche les rassurera-t-elles ? Vont-elles trouver en notre compagnie ce dont elles recherchent ?

Il est 10 heures, et, répartis en cinq voitures, nous voilà en route : direction Thônes Manigod. On prendra vite de l’altitude en empruntant les lacets de la montée au col de la Croix Fry. Arrivés à 1 467 m, il fait plutôt frisquet sous l’effet d’un petit vent qui souffle, d’autant plus que notre beau ciel matinal nous a abandonné pour l’instant ; la polaire ressortie sera la bienvenue !

Mais que se passe-t-il ? Quel est donc ce bruyant va-et-vient de ces mastodontes colorés de chantier qui s’accaparent toute cette partie du col, descendant des alpages, sans discontinuer ? Bon ? Nous qui croyions entendre la mélodie des clarines… Des panneaux nous indiquent qu’un projet de télésiège quatre places est en cours de réalisation !

Equipée, la néanmoins joyeuse troupe s’engage d’un pas décidé (même si pas pressé !) sur le large chemin forestier longeant la route en contrebas. Les alpages apparaissent, et bien vite le décor montagne nous rattrape avec la Pointe de Merdassier qui nous domine de ses 2 313 mètres.

Et c’est la découverte, pour la plupart, de cette station plutôt encaissée, le Mont-Charvin droit devant en point de mire. L’air est frais : on ne s’attardera pas ici ! Dommage, sous le soleil ce lieu serait sympa !

A 1 500 mètres d’altitude, cette station de loisirs : ski en hiver, séjour vert en été, tout comme sa sœur de la Croix-Fry se situe sur la commune de Manigod – cuvette généralement bien ensoleillée (sauf ce matin…) au pied du massif de l’Etale, tout est à portée de main ; pistes, commerces, boutiques…, c’est la station familiale par excellence.

Filant vers l’ouest, on espère alors trouver le petit coin abrité du vent qui nous permettra d’assouvir notre fringale, car les aiguilles tournent…

Pour l’instant, apprécions le grandiose décor qui s’offre à nous en ce point panoramique du circuit, sur ce bon chemin qui nous conduit à travers l’alpage. Devant nous, de part et d’autre du Mont-Charvin qui culmine à 2 409 m, à gauche la Pointe de la Mandallaz, au premier plan : l’Aiguille de Manigod, l’Etale avec ses 2 483 m. A notre droite : la montagne de Sulens et ses verts alpages qui contrastent avec le décor minéral alentour, la majestueuse Tournette dont l’aspect diffère de celui qu’on a coutume de voir, côté lac…

Ici l’occasion pour notre cher ami Jean, de nous conter quelques-uns de ses souvenirs de sa jeunesse laborieuse. En effet, là-bas au loin, sous l’Aiguille, dans cette vallée qui mène au Charvin, il nous indique, avec un brin de nostalgie, l’endroit où il naquit, il y a de cela plus de 90 ans ! Vie besogneuse à cette époque, en ces lieux accidentés où la mécanisation n’avait pas encore fait son apparition. Il fallait travailler dur pour simplement vivre… Il est coutume de parler du « bon vieux temps ». ! Il fallait cependant lutter sans discontinuer pour protéger la moindre parcelle cultivable arrachée à la friche par nos courageux aïeux, contre l’envahissante forêt. Les armes ? La faux à la bonne saison ; le « goliet » (serpe), la « piule » (hache), le « trossi » (passe-partout), dès que l’absence de neige le permettait. Bien sûr, ces joyeuses « veillées », ces fêtes du terroir, la « vogue », et aussi une certaine pratique religieuse…, contribuaient à maintenir souvent un excellent état d’esprit, une ambiance, mais hormis cela, que la tâche était rude, éprouvante !

Mais je m’égare, me direz-vous ? Pas du tout, car moi-aussi, alors écolier, j’ai connu ce temps où le béret « universel » protégeait des intempéries ; la « boîte » de bois au couvercle abattant servant de cartable, sur le dos, par-dessus la blouse grise uniforme ; les culottes courtes laissant la peau rougir par la bise glaciale ; les grosses chaussettes devaient nous protéger du froid, mais que cette grosse laine rêche était urticante pour ma peau sensible ! Et puis ces galoches ferrées qui nous laissaient les pieds mouillés, que ce « fourneau » à bois, fumant, au centre de la classe n’arrivait pas à sécher…

Et ce trajet à pied sur ce chemin de terre où il fallait « faire la chalée » dans cette neige tombée en abondance, tandis que le « traineau » (chasse-neige) tiré par les puissants chevaux ne passerait que bien plus tard pour ouvrir la voie… et j’en passe ! Alors, croyez-moi : ce « bon vieux temps », d’en parler, me laisse un goût amer !

Mais revenons à notre doyen… Un jour d’été, tout là-haut sous la falaise, alors qu’il secondait (mais en avait-il le choix ?) son père dans la dure besogne de fenaison en montagne, à y mettre trop d’ardeur à l’ouvrage, l’ami Jean, adolescent, en brisa sa faux… Depuis, l’herbe a repoussé, au gré des saisons, mais aujourd’hui, elle n’est plus fauchée ! Et sa maison n’existe plus… Mais le souvenir demeure !

Alors, on casse la croûte où ? Ben là-bas, dans cette pente herbeuse exposée sud, bien sûr ! Regardez : l’ami Dédé, assis au milieu, a déjà sorti l’Opinel… Et à présent le soleil a daigné se montrer, nous réchauffant aussi le moral. Qu’est-ce qu’on va être bien devant ce sublime panorama de montagne !

Ah, notre doyen a terminé sa sieste ! Encore quelque blagues, et nous voilà repartis, repus, appréciant cette partie de parcours panoramique, avant le sentier descendant en forêt : hum ! Ca sent le champignon ! Un passage marécageux ensuite, puis il nous faut remonter vers le col ! Pas d’échappatoire : dure la côte terminale avec la digestion !

Et hélas, on va retrouver le bruit des engins de terrassement poursuivant leur ronde incessante… Et que de poussière alentour !

Le temps de retrouver nos chaussures légères, de nous acquitter de nos dettes (de trajet), et nous voilà roulant en direction de la Clusaz, pour un retour sans encombre.

Cette randonnée a été appréciée de tous : merci les accompagnateurs.

Et alors, qu’en pensent nos « débutantes » ?

Incorrigible, j’ai laissé ma plume courir sur le papier…

Allez, merci à tous pour cette belle reprise, et à la prochaine, dans les Bauges !

EP/vm

2015/07/28 LPP Jarsy les Bauges

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

le 28 juillet 2015

JARSY LES BAUGES

 

Ciel pas très rassurant en cette mi-matinée de mardi où, sur le parking de Sous-Aléry, attendaient vingt-quatre marcheurs un peu anxieux, car le car tardait un peu.

L’objectif du jour : Les Bauges, et plus particulièrement Jarsy où nous attendent nos amis locaux… Donc joyeuse montée à bord dès que se présentait enfin notre « pullman », une fois l’attirail du randonneur déposé dans les soutes.

Et c’est le départ, certes un peu nerveux, direction Sud… Mais quel retard avait donc à combler notre conductrice du jour ? Question temps de trajet, rien à dire : les délais furent « largement » tenus ! Mais alors, sur cet itinéraire « bauju », qu’avons-nous trouvé les virages serrés et rapprochés… ! Et du frein, rassurez-vous, il y en avait ! Cramponnez-vous !

Enfin c’est avec soulagement que l’on voyait enfin la silhouette familière de l’ami Louis se profiler dans ce pittoresque village montagnard.

Le temps de nous équiper pour la marche, et nous voilà partis, groupe désordonné, chacun bavardant gaiement, les remarques sur notre récent trajet routier alimentant entre autres, maints commentaires… Emboitant le pas de notre enjoué guide local, nous empruntons illico le GR de Pays Tour des Bauges, pentu, la Dent de Pleuven, sentinelle minérale imposante, nous dominant du haut de ses 1 771 mètres. Et la veste sera vite superflue car les nuages ont laissé place à un chaud soleil.

Après un temps de « grimpette », la route retrouvée avec le hameau de Précherel, on peut contempler ces vieilles demeures, joliment restaurées pour la plupart. Et nous voici passant devant la résidence d’été fleurie de nos amis, au passage, se joignant au groupe. En face, on peut apprécier la fraîche et limpide eau alimentant généreusement le grand bassin public. Le four banal restauré, à présent opérationnel, fera l’objet de judicieux commentaires de la part de notre ami, particularité où il excelle.

Un peu plus haut, vision furtive, deux biches fauves gambadant entre deux haies, attirent notre attention, nous rappelant que ce territoire fait partie de la Réserve Nationale de Chasse et Faune sauvage des Bauges. Puis le sentier herbeux nous amène sur le frais rivage du ruisseau (nant) de Cherel, affluent du Chéran qui serpente au bas de la commune.

Sur cette aire accueillante, nos pique-niqueurs auront l’embarras du choix pour repérer l’emplacement de leur goût : soit le bord de l’eau ensoleillé avec son fond musical reposant, soit le presque trop frais ombrage de la forêt proche.

Et là, peut-être un petit regret : sans l’éparpillement soudain des nouveaux arrivés, pressés d’ouvrir le sac, sans doute mis en appétit par cette première étape, une ambiance chorale de circonstance aurait pu compléter ce reposant décor champêtre… Mais ce manque sera compensé plus tard…

Puis l’un d’entre nous animé des meilleures intentions, eut la désagréable surprise de constater que l’apéro qui nous était destiné s’était transformé en solides glaçons colorés que le soleil n’arrivait même pas à fondre ! La prochaine fois, l’ami, évite d’emmener sur ton dos le… congélateur !

L’eau limpide du nant, qui s’écoule mélodieusement, trop fraîche pour la plupart, fera néanmoins le bonheur de quelques amatrices de bain tonique qui eurent tout loisir de casser la croûte pieds immergés. Puis une serviette sortie miraculeusement d’un sac, essuiera toute trace du plaisir aquatique…

Chacun repu, le signe du départ sera alors donné par le retour de sieste de notre doyen, coutumier de ce clopet revigorant.

Et nous attend un agréable parcours forestier mi-ombragé longeant le Bois de Mal Luat qui nous amènera en direction du village pour le retour.

En amont du hameau de Belleville, une stèle donnera à notre guide érudit, l’occasion de nous rappeler les heures tragiques que vécurent les Jarsilains en juillet 1944 : outre le maire d’alors, martyrisé, payant de sa vie son silence, cinq jeunes gens innocents furent passés par les armes, en ne sachant trop pour quelles représailles…

Belles restaurations pour les maisons de ce coquet village, caractéristique de l’habitat bauju où le bois prend toute sa place.

Petit intermède champêtre avec ce jeune âne folâtrant auprès de la jument montée galopant dans la prairie reverdie. C’est alors que l’un d’entre nous, sans doute moins naïf que moi, l’œil malicieux, me glisse furtivement à l’oreille : « Dis-donc, tu ne crois pas que si cet âne qui ne lâche pas d’un pas cette jument... ; parce tu sais que pour engendrer la mule… ». D’accord, mais alors si c’est le cas, dis-moi comment ce minus va-t-il s’y prendre pour parvenir à ses fins ? Va falloir qu’il trouve un subterfuge…, parce que… s’aider d’un… tabouret… ?

Tout à ma coquine réflexion, la dernière praire traversée, nous voici arrivés, non sans avoir auparavant embrassé d’un regard émerveillé le superbe panorama sur les montagnes alentour, à Jarsy-village.

Et nous voici arrivés à Jarsy-village, où la mairie fleurie occupe l’ancien presbytère réaménagé. Halte-visite de l’église, sur l’heureuse initiative de Louis, qui en avait prévu l’accès. De style néogothique, elle fut construite en 1867. Bâtisse massive, elle est appelée plus familièrement la « cathédrales des Bauges ». Favorisée par le soleil, la luminosité de l’instant nous permet d’en apprécier le décor intérieur. Un aperçu de son excellente acoustique nous sera donné par la prestation improvisée de quelques dévoués choristes, et notre talentueux soliste… Le parvis ombragé de l’édifice nous permettra « d’arroser » notre fin de parcours, l’apéro d’Ambroise, entre autres, ayant retrouvé son état liquide ! A votre santé !

Quelques notes sur Jarsy : dans les « Bauges devant », au pied de la Dent de Pleuven, cette commune se situe sur un replat qui domine la vallée du Chéran, à 697 m. Elle est entourée des plus hauts massifs des Bauges : le Trélod, 2 181 m, et l’Arcalod, 2 217 m. Peuplée d’un peu moins de 300 habitants actuellement, elle en comptait 1 215 ( !) en 1838. Elle fait partie, depuis 2015, du canton de St-Alban-Leysse (le Châtelard auparavant), au grand désappointement des Jarsilains, semble-t-il. Les enfants sont scolarisés à Ecole-en-Bauges (ça va de soi !).

Merci à tous, et plus particulièrement à nos chers « Baujus », pour cette agréable balade, avec une pensée pour les absents retenus par ailleurs.

Et donc bon été à tous, avec le souhait de vous retrouver nombreux pour notre prochaine sortie du mardi 08 septembre.

Merci aussi à la présidence du C.D.R.A. pour le petit geste qui nous a favorisé le transport du jour.

P.S. Le trajet pourtant ensoleillé du retour, sera tout aussi inconfortable que celui du matin, notre conductrice ayant sans doute des fourmis dans les jambes ! Pas grave, nous n’avons pas utilisé de … "sachet d’urgence" !

A bientôt,

EP/vm