2015/07/15 LPP Thonon-les-Bains Ripaille

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

15/07/2015

THONON-LES-BAINS - RIPAILLE

(LLP) Thonon les Bains Ripaille (lien photos)

 

Mais allions-nous pouvoir la réaliser cette sortie souhaitée, dans le Bas Chablais ? C’est la question que les membres de la « commission » étaient amenés à se poser la veille, avant le délai de clôture des inscriptions, ou des confirmations d’engagement qui tardaient à nous parvenir… Car des impératifs d’effectif minimum, et de délai, sont à respecter pour obtenir la réservation du car. Ok, ça sera finalement bon, de justesse !

Donc, ce mercredi 15 juillet, vingt-six Pas Pressés se présentaient pour un départ avancé à 8 heures du parking Sous-Aléry, prêts à braver la chaleur que laissait présager ce ciel d’azur matinal !

Destination Thonon et Ripaille : c’est parti, emmenés par Alain, notre serviable conducteur du jour, lequel devra passer sans doute une journée inconfortable à attendre cette petite troupe dans la chaleur. Quelques succulentes histoires égayeront notre trajet de 70 km, et nous voilà déposés sur la lumineuse esplanade panoramique dominant le port de Rives. Notre balade ne pouvait mieux commencer !

Quelques pas plus bas, la ruelle pentue nous donnait l’occasion de passer devant la coquette maison à la « vue imprenable » où vécut notre conteuse du jour durant quelques années de son adolescence. Souvenirs… Que ce papa avait eu la bonne intuition de s’être engagé alors chez E. D. F. !

Soufflait un petit air vivifiant arrivant du large, et notre agréable balade se poursuivait le long du lac : quai de Rives, qu’enchainait celui de Ripaille.

Délaissant la belle perspective du château dominant le vert vignoble, la Maison Forestière nous permettait l’accès gratis à l’imposant domaine. Petite désillusion : le pique-nique n’est pas autorisé sur le site ! Ainsi prévenus, à regret il nous va falloir trouver un autre coin abrité de l’ardent soleil pour l’ouverture des sacs le moment venu. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas ce détail qui va nous arrêter !

En attendant, les allées bien balisées, tantôt ensoleillées, tantôt mi-ombragées vont nous faire parcourir cette forêt clôturée de plus de 50 ha, où hélas, perdurent les séquelles de la tempête de 1999 qui avait saccagé les lieux. Encore beaucoup d’efforts à fournir par la Ville de Thonon-les-Bains pour régénérer cet espace à l’aspect plutôt négligé actuellement : c’est l’impression que nous ressentons. Le fléchage nous conduit près du « pavillon de chasse » d’où nous pouvons découvrir le lac au loin. Puis nous accédons à la vaste « clairière des Justes », plantée de soixante-dix arbres originaires des cinq continents représentant les soixante-dix nations évoquées par le Bible en message d’espoir. Trône en son centre l’imposant ouvrage de bronze, du sculpteur Nicolas Moscovitz, inauguré en 1997, en hommage à ceux qui ont permis de sauver du génocide de nombreuses vies humaines. La halte sera brève car le soleil plombe, et la montre tourne… Nous terminerons le circuit nature par l’arborétum de 19  ha composé de cinquante-huit essences arboricoles différentes, répertoriées, espace qui nous laissera meilleure impression.

Le frais ombrage de magnifiques tilleuls, au-delà de l’enceinte, contribuera à calmer nos crampes d’estomac dans de bonnes conditions. Toutefois, ce n’est pas aujourd’hui que nous ferons « ripaille », la table étant bien trop… basse !

La sieste écourtée, notre périple va reprendre, courageux que nous sommes, à ce moment de la journée où la chaleur atteint son paroxysme… Dur le départ ! Auparavant, proposition avait été entendue, de longer cette haute muraille de pierres du vaste domaine, contournant celui-ci par le nord, en extérieur, pour rejoindre le lac. Hélas, ce « chemin de la forêt » devait bien mal porter son nom, car les arbres il fallait les trouver de l’autre côté de l’imposante clôture minérale haute de trois mètres ! Donc les chapeaux protecteurs étaient les bienvenus, de même que le contenu des gourdes… Et nous attendait le plus dur : cet interminable défilé en file indienne sur l’étroit trottoir séparant la chaussée bitumée, du mur : toujours lui ! C’était l’avenue de Saint-Disdille. Cheminement rendu pénible par la chaleur, et ma foi choix de parcours contesté, sans doute avec raison ! Mais alors, qui sont ces responsables d’un jour qui n‘ont même pas reconnu les lieux auparavant, afin de prendre des dispositions adéquates ? Que d’incompréhension ! Mea culpa… ? Ben voyons !

Enfin, au bout se profilait le bleu du lac tant attendu… Mais d’abord il nous fallait fouler cet espace desséché crissant sous nos pas, sol qui en d’autres temps devait être d’une verdure attrayante. Et allions-nous alors trouver de l’ombre ?

Empruntant le GRP du « littoral du Léman », ce pittoresque sentier de terre devait s’avérer très accueillant, agréable à parcourir. C’est avec plaisir que dès lors nous cheminerons en sous-bois, entre mur certes, mais aussi rivage, le doux clapotis de la houle toute proche apaisant nos oreilles surchauffées… Et plus loin, que cette pause sur cette petite plage de galets fut réconfortante, exauçant le souhait de ces dames : le bain de pieds tonifiant… Les esprits alors apaisés, nous atteignions, non sans avoir un instant jeté un œil discret au-delà de ces fourrés de buis épais, par curiosité…, cette plage municipale animée. A l’entrée retrouvée du château, un peu plus loin, nous attendraient Alain et son car, au soulagement de tous.

Rassurés, direction Vongy, tout près de là : la visite de cette superbe église Notre Dame du Léman était proposée. Une chaleur encore suffocante à cette heure devait sans doute tempérer l’attrait de nos marcheurs trop fatigués pour en apprécier pleinement la superbe esthétique. Œuvre de l’architecte de renom Maurice Novarina, enfant de Thonon, décédé en 2002. Il fut le concepteur également, en autres, du Palais de Justice d’Annecy, du Centre Bonlieu, de l’église Sainte-Bernadette, de celle de Notre-Dame de Plaimpalais d’Alby-sur-Chéran, du viaduc de Nantua…

Et ce fut l’heure du retour sur Annecy, trajet qui nous donnera à nouveau l’occasion d’apprécier la superbe voix de notre talentueuse interprète de morceaux de choix…

De cette chaude ; - mais ne valait-il pas mieux préférer le chapeau au parapluie ? – mais néanmoins très agréable balade, retenons-en les belles images de découverte de ce beau rivage du Léman.

Merci à tous pour votre courageuse participation et au plaisir de nous retrouver très prochainement dans les Bauges.

EP/vm

 

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