2016.11.16 LPP La Biche - Lornay

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

16/11/2016

La Biche - Lornay

(LPP) 2016.11.16 LORNAY LA BICHE (photos Andrée)

  (LPP) 2016.11.16 LORNAY LA BICHE  (photos Viviane) 

  

Les vents, pardon : les conditions, étant favorables, cap à l’Ouest à nouveau aujourd’hui. Départ à 13 h pour quatre équipages bien résolus à affronter la sinueuse route des Creuses…

Objectif premier : la cité des « Passnaillus », nom familier donné à Rumilly.

L’impressionnante gorge du Chéran dépassée avec le pont sur le boulevard Louis Dagand, mais a-t-on eu le temps de s’en apercevoir ? il nous faut bifurquer à droite pour trouver la D 31, laquelle nous amènera à Lornay, point de rassemblement pour notre randonnée.

Le temps nous est compté, mais un peu en aval de la ville, à hauteur de Vallières, on aurait pu s’aménager une petite halte à la confluence du Chéran avec le Fier, au lieudit « Vers Coppet » sur la rive droite, et « Broise » à l’opposé.

Situé au pied de la montagne du Gros Foug, qui culmine à 1 087 m, le coquet petit village de Lornay, tout proche de l’entrée du « Val de Fier », est distant de 7 km de Rumilly.

522 « Lornerains » (2013) peuplent la commune ; ce nombre était déjà atteint dans les années 1840-1860, tandis qu’un creux de démographie ramenait ce chiffre en dessous de 200 vers 1980, puis une rapide croissance s’ensuivait.

Surprenant : Lornay a été le fief de la famille « de Menthon », du XIIIe siècle à la Révolution, par le biais d’héritages.

Voila donc nos vaillants marcheurs (dont onze « mâles » cette fois-ci encore…) quittant le village sac au dos, pour s’engager sur un bon chemin en forêt longeant un profond ravin au fond duquel coule un petit ruisseau. Un peu trop pentu au gré de certains. Profitons des feuillages colorés sous ce soleil, bienvenu, de novembre.

Puis à travers la verte campagne, la pente s’adoucit : apprécions alors ce site panoramique embrassant, au nord, la Montagne des Princes, là où l’on était il y a peu de temps, et toutes les montagnes récemment enneigées, du Salève aux Bauges.

Puis, à la cote 467 m, on trouve la ferme de « la Biche », laquelle a donné son nom à notre circuit du jour. Le temps de remarquer le potager, les nombreuses génisses dans les deux étables, on peut récupérer de nos efforts de la montée, en empruntant cette portion de route asphaltée où l’on atteint vite le hameau de la Bâtie. Ici on rejoint le circuit balisé de « la Châtelaine » qu’on suivra par la droite jusqu’au hameau de Hauteret, à 508 m, point culminant de notre boucle. Quelques grosses bâtisses rénovées, puis à la sortie du village nous attend un parcours plus accidenté, d’abord en prairie, puis en forêt.

Peu après se présente un raidillon d’une quarantaine de mètres de dénivelé, matière à entendre gémir quelques organismes récalcitrants, objet de succulentes réflexions… mais toujours dans la bonne humeur, celle-ci présente tout au long du circuit. Cette phase de parcours plutôt pénible, m’amène, dans ma pensée toujours galopante, à l’image d’une certaine fable apprise il y a bien longtemps… Je cite « Dans un chemin montant, sablonneux, mal aisé…, l’attelage suait, soufflait, était rompu… ! »

Pour ce qui est des chevaux… Ben on va les trouver un peu plus bas, à l’approche du hameau du « Couer » : en fait ce seront deux belles mules, impressionnantes de taille, qui sont parquées dans cet espace clos, de prairie, l’ensemble laissant supposer des lieux un peu abandonnés.

Curieux comportement à notre approche, de ces deux belles bêtes dressant leurs grandes oreilles. L’une d’elles surtout, particulièrement démonstrative, nous gratifie de joyeuses roulades répétées, pour ensuite s’approcher familièrement de la clôture, sans doute pour avoir une idée de l’impression laissées après ces évolutions… Que voulaient-elles exactement exprimer ? En tout cas, le spectacle champêtre fut apprécié !

La petite route asphaltée alors retrouvée, la traversée du hameau sera l’occasion de remarquer des disparités : aussi bien de vieilles bâtisses proches de l’écroulement, que de belles demeures de pierre et bois restaurées avec goût.

Et que dire de cette basse-cour d’apparat rencontrée en sortie du village ? De ravissantes cocottes arborant avec fierté leur coiffe ébouriffée au-dessus de leur superbe redingote de plumage coloré que prolonge jusqu’au pied leur longue culotte bouffante… Là, je brode un peu, non ? Ah si elles pouvaient me lire : flattées ainsi, elles en glousseraient de fierté, elles en caquetteraient de plaisir !

Dernier tronçon de route, et bien vite apparait le clocher, terme de notre périple.

De la place auprès des voitures pour le rituel petit goûter convivial de fin de balade. Notre Anne-Marie/gâteau n’a pas manqué de nous faire apprécier une fois de plus sa pâtisserie « maison », à laquelle sont venus s’ajouter des échantillons goûteux de chocolat.

Merci à tous ; la nuit va vite arriver à présent : hâtons-nous.

EP/vm

2016 CHRONIQUES

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