2017.04.18 LPP Chaos du Chéran

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

18/04/2017

Le chaos du Chéran

(Photos Viviane) (LPP) 2017.04.18 CHAOS DU CHERAN

On ne déroge pas à la règle : rassemblement au parking Georges Brassens pour un départ prévu à 13 heures.

Météo : temps bien ensoleillé, mais forte bise soufflant en rafales glaciales. Dans ces conditions, que fait-on ? Modifions le programme ! Trop exposé aujourd’hui, le circuit de Balmont est remplacé par celui du « chaos du Chéran », sans doute plus abrité ! Choix qui s’avèrera judicieux.

NB : Pour un descriptif plus détaillé de ce circuit, vous voudrez bien vous reporter à la précédente « chronique » en date du 02 août 2016.

Donc dix-sept personnes en covoiturage pour un premier arrêt-minute à Chaux : c’est avec empressement que nous prenons à bord celle qui, plus tard, a l’intention de nous gratifier à nouveau de sa généreuse hospitalité, toujours très appréciée ! Alors surtout, ne l’oublions pas !

Second arrêt/mn aux « Quatre Chemins » (Alby) où on laisse en stationnement un véhicule, pour une raison de commodité de retour. Passons… ;-)

Héry/Alby, Cusy, puis à gauche : route des Crêts où, un plus loin l’étroitesse et la forte déclivité invitent les « chauffeurs » à une prudence évidente.

Arrivés au bas, sur le vaste parking, un léger incident tempèrera quelque peu l’ambiance dans le groupe, joyeux de se trouver là à deux pas de la rivière dont le bruit caractéristique nous parvient.

C’est parti ! Le sentier de terre, très praticable en cette période sèche, nous amène rapidement en vue de la belle passerelle métallique qui, au-dessus du Chéran, nous permet de relier Cusy à Gruffy. Avant elle, il n’y a pas si longtemps, il fallait traverser à gué !

Apprécions au passage la limpidité de l’eau de la rivière à gros débit aujourd’hui, nous arrivant des Bauges, au sud, site protégé dont elle est l’élément moteur.

En sortie, ignorons le parcours sur la gauche en direction du Moulin Janin, qu’on réservera pour plus tard, et empruntons sur la droite, ce bon chemin longeant le cours d’eau, abondamment illustré par différents panneaux et accessoires de signalisation et documentation sur le site, sa flore, sa faune de cet espace nature. L’un deux, sonorisé au moyen d’un dispositif solaire, nous permet même d’écouter chanter les oiseaux locaux.

Nos marcheurs, charmés par l’originalité des lieux, l’ambiance reposante, progressent sans difficulté en remontant le cours enchanteur de ce torrent alpestre. Sur cet agréable chemin bien aménagé, on profite également de l’ombrage léger des grands arbres, leur feuillage n’étant pas encore entièrement développé.

Et l’absence de bise en ces lieux, est appréciée.

A l’approche d’une prairie apparaissent, se détachant dans l’azur au loin au bout du Semnoz, les Tours Saint-Jacques, squelettiques au-dessus de la verdure.

Laissons, à gauche, le sentier qui mène à la D 31, une centaine de mètres plus haut, en amont des virages, qui accède au Pont de l’Abîme. Celui-ci, fort pentu, n’est pas conseillé aux « Pas Pressés » que nous sommes.

Puis, bien vite, après quelque cheminement sur des caillebotis antidérapants, apparaissent les énormes blocs de calcaire disséminés dans la rivière, nous indiquant que nous arrivons au « chaos », l’eau se frayant bruyamment un passage parmi ceux-ci.

Terminus du parcours ! Tout là-haut, à une centaine de mètres au-dessus du lit formé de profondes gouilles, se détache l’impressionnant ouvrage suspendu où circulent des véhicules dont on peut entendre le bruit des pneus sur le tablier composé de bastings de bois juxtaposés.

La pause contemplative en ce site hors du commun nous permet d’admirer ces falaises verticales que le torrent impétueux a creusées au fil des siècles pour son passage : difficilement imaginable !

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Et il nous faut bien penser alors à rebrousser chemin, sous le soleil généreux, par une température très favorable à la marche, longeant cette limpide rivière qui se fait joyeusement entendre.

L’un des nombreux panneaux descriptifs nous rappelle que nous sommes ici dans la vallée des cyclamens, fleur qui a, entre autres, donné son nom à un titre du premier roman d’Yvonne Dubois. Paysanne d’Allèves, où elle est née en 1931, celle-ci est l’auteur de plusieurs récits, chants d’amour à la paysannerie locale, en communion avec la nature dont elle est profondément éprise, ses « bêtes » vouées à leur disparition, les cyclamens qu’elle cueillait, …

Ses ouvrages :

« La Vallée des Cyclamens », publié en 1983, réédité en 2005

« L’Ocarina rouge » en 1986

« Les Perles bleues » en 1996

« Couleur de terroir » en 2003.

Louis (Lucien), le mari d’Yvonne, paysan, était originaire de Saint-Sylvestre.

Plus bas, aux abords de la prairie bordée de grands arbres, le Chéran, jusque là tumultueux, s’assagit pour laisser place, en s’élargissant, tout à son aise, à de beaux plans d’eau peu profonds, invitation à la baignade, à la saison plus propice. Petit arrêt-détente contemplatif autour de cet équipement judicieusement disposé là : on reste admiratif devant ce spectacle reposant.

La passerelle n’est plus très loin. Agréablement dépassée, le sentier bien sécurisé pour franchir les derniers ruisseau, ravins, nous ramène paisiblement au parking, tout proche.

Les voitures revenues au chef-lieu de Cusy, la majorité s’orientera vers Gruffy, permettant ainsi, en franchissant le pont suspendu, de revoir, tout au fond de la gorge, la minuscule plateforme d’où on pouvait contempler tout là-haut, l’impressionnant ouvrage d’art.

Avec la remontée, il nous faut à nouveau composer avec les violentes bourrasques de bise froide, fort désagréables, dont le fond de vallée nous avait protégés.

Chaux : joyeusement, tout ce petit monde ravi, va alors prendre place autour de la table préalablement préparée à dessein.

Là, de savoureux gâteaux « maison » vont titiller nos papilles ; et l’un d’entre nous, anticipant au fait que ces délices salivés « glissent » bien, assura le nécessaire… Merci, Mado, Ambroise.

Cette chaleureuse réception ne pouvait alors que se terminer en chanson ! Que cette après-midi fut agréable ! Merci à tous de votre joyeuse participation.

La prochaine fois, sans doute au Roc-de-Chère pour une dernière sortie à mi-journée, de la saison printanière.

EP/vm

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