2015 CHRONIQUES

2015/12/17 LPP Base de loisirs des Pérouses à RUMILLY

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

17/12/2015

Clôture de la saison des Pas Pressés

Base de loisirs des Pérouses à RUMILLY

 

Surtout aucun regret pour nos joyeux Pas Pressés rassemblés pour 13 h sous un ciel devenu limpide après le tenace brouillard humide de la matinée.

Le choix de la petite balade facile autour de ce remarquable espace-nature agréablement aménagé sur d’anciennes carrières par la ville de Rumilly, s’avérera judicieux si l’on en juge par les avis exprimés.

Cheminant au rythme des Pas Pressés, tout en papotant, sur le large sentier qui le borde sur son périmètre, comment ne pas s’extasier devant ce calme plan d’eau où se mire le décor ensoleillé du rivage lumineux, reflétant ce ciel sans nuage du moment.

D’une superficie de 5 ha, ce plan d’eau poissonneux créé dans les années 1980, est alimenté par une nappe phréatique. Propice à la baignade à la saison chaude, paradis des pêcheurs, ce lieu est très prisé des Rumilliens amateurs de calme et détente.

Quittant le lac, le sentier nous conduit dans un vert décor vallonné, accessible aux personnes à mobilité réduite, où des bancs disséminés tout au long du parcours qu’agrémente un récent arboretum, nous incitent à une pause ensoleillée… A réserver de préférence à la chaude saison !

Après un court passage boisé, plus à l’est, le bruit de l’eau qui ruisselle au loin, nous indique que nous approchons du Chéran. En deçà de la digue qui barre la rivière sur toute sa largeur, d’imposants amas de bois mort, des arbres couchés, de taille imposante, laissent supposer que d’importantes crues récentes en ont été la cause. Sur le rivage, au droit de la digue, un chenal a été aménagé pour « passe à poisson ». Avis aux pécheurs : les espèces saumonées sorties, doivent être remise à l’eau, quelle que soit leur taille, cela dans un but de protection de l’espèce.

Le Chéran : long de 54 km, il prend sa source à 1098 m dans le massif des Bauges, sur la commune de Verrens-Arvey. Après avoir « arrosé » trente-cinq communes, il rencontre le Fier en aval de Rumilly, pour alors former un affluent du Rhône. Son débit est abondant, à caractère torrentiel, avec une pointe en avril lors de la fonte des neiges.

Une candidature a été récemment déposée en vue de l’obtention du label « Rivière Sauvage ». Il serait alors la deuxième rivière de France, après la Valserine (Ain) à bénéficier de ce classement, selon des critères exigeants, bien définis. Cette rivière est aussi renommée pour contenir des paillettes d’or : elle en charrie… 0,5 grammes par tonne d’alluvions ( !) de quoi « faire les bras » des orpailleurs amateurs. A priori, jouer au loto devrait être moins fatigant !

Toutefois, en 1867, un berger trouva une pépite de 43,5 g à Alby-sur-Chéran, ce qui attisa les convoitises…

Longeant le lit de la rivière sur une centaine de mètres, on laisse sur la gauche, une zone aménagée en aire de pique-nique, avec barbecues installés.

Et se présente à nous, tel un miroir ensoleillé, ce second plan d’eau, de taille réduite certes, mais vraiment mignon ! Quel romantisme : ces arbres dénudés, ces hautes herbes, ce ciel d’azur, qui se reflètent dans cette onde transparente, immobile, tel un paysage inversé ! On y voit même folâtrer, pattes en l’air, des chiens venus se défouler sur le vert rivage…

Quittant ces lieux imagés, remontant vers l’arborétum, petite halte panoramique sur la butte où une petite table d’orientation nous familiarise avec le paysage alentour. Vers l’ouest, le chaînon de Clergeon se casse avec le Val-de-Fier, avant d’enchainer sur la Montagne des Princes. Plus près de nous, le village de Boussy et son clocher s’abrite derrière la colline boisée cachant Marcellaz, à droite, le Crêt de Saint-Sylvestre, au loin le Semnoz.

Avant de rejoindre le parking, petite reconnaissance de parcours vers le nord, jusqu’au passage à gué du Dadon, ruisseau qui se déverse un peu plus bas, dans le Chéran. Le sentier de la Ripisylve y est balisé : il devrait faire l’objet, pour nous, d’une prochaine découverte.

S’agissant de sentiers pédestres sur ce secteur des Pérouses, un projet départemental est en cours d’élaboration : la construction d’une passerelle permettant de franchir le Chéran et rejoindre le circuit balisé de « La Pomme », à Boussy, sur l’autre rive. Anciennement existait déjà en cet endroit une petite passerelle suspendue, privée, appelée : « Le Pont des Iles » dont l’utilisation, en période de crue, était impressionnante.

La balade terminée, s’en suivra, sur la route du retour, une sympathique halte-surprise, à Chaux-Balmont. Heureuse initiative de notre dévouée amie Mado : nous sommes invités à déguster les « bugnes » de sa confection, accompagnées, cerise sur le gâteau, d’une onctueuse mousse au chocolat, dans sa maison décorée de nombreux tableaux peints, de sa composition. L’ami Louis (ici il n’y a que des amis !) ayant soulagé sa cave, des quelques bouteilles restant de notre réserve, c’est dans une joyeuse ambiance que se terminera cette ultime sortie de la saison de marche.

Un chaleureux MERCI à notre hôte enjouée, dont la préoccupation majeure est de procurer du plaisir, de faire rayonner la joie de l’amitié.

Merci à vous tous, vous souhaitant de joyeuses fêtes de fin d’année, avec le souhait de retrouver ce même état d’esprit à la prochaine saison.

Dernier coup d’œil admiratif à la chatoyante galerie colorée tapissant les murs, et chacun quitte gaiement l’accueillant logis de notre sympathique artiste appréciée…

A bientôt,

EP/vm

2015/12/08 LPP De Loverchy à Châteauvieux, de Malaz à la Butte Saint-Martin

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

08/12/2015

… De Loverchy à Châteauvieux, de Malaz à la Butte Saint-Martin :

Découvrons, l’esprit curieux, Seynod par les petits chemins…

(LPP) 2015.12.08 SEYNOD Par Les Petits Chemins (Lien photos)

 

La matinée durant, un épais brouillard rendait flou notre décor familier, laissant ainsi planer le doute quant à la perspective de notre sortie du jour.

Programmée sur Seynod, quelle désillusion alors si l’étincelante mouette du Crêt d’Haut s’apparentait à … un corbeau !

Mais non ! A l’heure du rassemblement au parking de Sous-Aléry, plus d’interrogation : ce soleil souhaité parvenait enfin à faire disparaître ce décor tristement humide, pour laisser place à un beau ciel d’azur ! Parfait, d’autant plus qu’une douce température est propice à la randonnée.

Alors ? En route ! Oh pas loin, puisque le point de départ de la balade se situe avenue Montaigne, au bas du parc public, près du ruisseau de Loverchy. La fontaine, eau coupée pour risque de gel, sera notre point de ralliement au retour. Je ne peux que vous conseiller de revenir à la belle saison pour apprécier la délassante ambiance phonique et le plaisir des yeux lorsque la vingtaine de jets d’eau y sont activés. Plus haut, un grand bassin circulaire libère cette eau qui s’écoule en cascades le long d’un chenal arboré alimentant la vaste fontaine : un régal ! Certes, ce n’est pas Versailles… ! Mais ces lieux méritent d’être mieux connus !

L’avenue Montaigne remontée, voilà qu’on côtoie une jolie petite aire de jeux, idéalement située ! Ah ! Que n’a-t-on emporté dans le sac, les boules de pétanque… Un peu plus loin, près de ces austères bâtiments, il n’est par contre pas question de nous y arrêter aujourd’hui, car là, rue Blaise Pascal y est implantée la perception, trop souvent cause de tracas n’est-ce-pas ?

Nous voici arrivés dans le secteur résidentiel des Regains, où les petites rues bordées de haies basses, portant des noms évocateurs de nos plus célèbres poètes : Balzac, G. Sand, Rimbaud, entre autres, y ont trouvé place. A nouveau un reposant espace arboré, et nous longeons la maison de retraite de Pré Fornet, dont la capacité d’accueil a été tout récemment augmentée avec une construction composée d’une quarantaine de studios avec loggia, tous de même superficie, de conception identique. Calme, verdure, caractérisent ces lieux, mais notre souhait reste cependant d’y résider le plus tard possible…

Malaz : un petit arrêt s’impose dans ce cadre panoramique arboré, face à la montagne de Sainte-Catherine. Y est implantée cette ancienne maison bourgeoise, propriété communale aujourd’hui, restaurée et agencée à des fins culturelles, dont une salle de spectacles. Trônant au milieu du parc verdoyant, entouré de grands arbres, cette sculpture monumentale remarquable réalisée sur l’embase conservée d’un séquoia abattu, tronc à la circonférence hors normes. Création récente aussi : un verger composé plus particulièrement d’essences locales ou anciennes. La bâtisse accueille également le siège de la « Société des Auteurs Savoyards ».

Ce court intermède achevé, il nous faut dépasser une zone de chantier animé où un imposant lotissement composé d’immeubles, prend forme, route des Blanches ; nous sommes à l’arrière côté Est, de la Z.A.C. de Périaz. S’en suit un large chemin carrossable en légère pente ascendante, qui nous conduit plus haut en direction de Vieugy.

Au pied de ce couple d’arbres solitaire, le panorama alentour nous incite à une petite halte, où le contenu de la gourde sera le bienvenu ! Dommage que les grues érigées, en fonctionnement un peu plus bas, contrastent de façon discordante avec ce décor campagnard…

Profitons encore de cet espace qui s’amenuise : il se pourrait bien que dans un avenir pas très lointain, le béton supplante ces prairies…

Un peu plus haut, des effluves caractéristiques nous indiquent que nous abordons le GAEC de Vergloz, l’une des dernières exploitations agricoles encore en activité sur la commune. Attenante, « La Ferme de Vergloz » propose ses cinq chambres d’hôtes, où le couple Martel accueille les touristes amateurs de produits du terroir.

La traversée de ce hameau au calme campagnard, laisse à penser que ses résidents tenaient à conserver une âme d’origine paysanne, traditionnelle. Pour preuve : en parcourant la rue principale, on peut lire sur les panneaux indicateurs : « Chemin des Gromailles », ou « Chemin des S’nailles »… Le premier terme désigne, en patois local, l’action de casser les noix pour en extraire les cerneaux, aux fins d’en presser l’huile ; le second désigne, également en patois, les clarines que portent les vaches en pâture.

Après le rond-point de Châteauvieux, on arrive au point le plus haut de notre balade, à la côte 590 m. A droite, le site du château du même nom, est une maison forte dont l’origine reste floue. Depuis le XIIIe siècle, de nombreux propriétaires se sont succédés. Propriété privée, peut-être qu’aujourd’hui mériterait-elle une autre affectation que celle d’un centre d’exploitation rurale !

Puis, plus bas vers l’ouest, on longe l’imposante salle polyvalente « Espace Cap Périaz ». Edifié à l’écart du centre commercial, celui-ci construit dans les années 2000 sous la municipalité Jacques Besson, elle peut accueillir jusqu’à 850 personnes.

Et arrive le giratoire du Crêt d’Haut sur la RD 1201, où trône la « mouette ». Cette remarquable sculpture en inox, de 5 m de haut, a été érigée en 2004 sous l’impulsion du maire actuel, Françoise Camusso. Elle est l’œuvre de l’entreprise spécialisée SATIL de Chambéry, d’après le modèle miniature créé par Alexandre Gantelet, artiste local. Elle a été récemment installée en ce lieu panoramique, et s’est vite imposée comme point de repère géographique.

Et pourquoi ne pas marquer notre passage ici avec une photo de groupe ?

Quittons à présent la route des Emognes qui mène aux cimetières un peu plus loin, pour nous engager sur cette portion de chemin, d’aspect terreux, dans la prairie, rejoignant le chemin des Muriers, en direction du hameau de Branchy, que nous ignorerons.

Chemin (mais que de chemins !) des Bouvaux, en fait à présent route asphaltée, on passe près de la ferme Gantelet, et voilà que l’on « attaque’ la dernière côte, démoralisante pour certains, qui mène à la Butte Saint Martin. Ouf ! Que le muret d’enceinte entourant la place devant l’église, sera le bienvenu pour des jambes déjà bien sollicitées, quitte à faire fi du panorama en lui tournant le dos. Dommage que des nuages viennent entraver l’action d’un soleil déclinant, car au-delà des installations sportives en contrebas, le panorama est superbe.

Entre autres, au loin, l’aérodrome de Meythet dépassé, se dessine la falaise incurvée, caractéristique de la Mandallaz ; plus à droite, le village perché de Saint-Martin, au fond fait face à notre présente butte que domine l’église du même nom. Mais la halte sera courte car nos voitures sont encore loin d’être en vue…

Le petit bois franchit, la rue du Muraillon nous amène à celle du Pré de Vassy.

En plusieurs points, celle-ci donne accès à l’espace vert que longe un sentier botanique où des essences d’arbres sont répertoriées. Sa portion terminale nous sera interdite car un bruyant chantier d’élagage y a cours. Donc on ne verra pas l’étang situé à l’extrémité ouest aujourd’hui.

Quelques pas sur le bitume seront nécessaires par la rue des Frênes, puis celle des Aubépines, pour accéder à la place Saint-Jean, centre du Seynod moderne. Après le passage aérien au-dessus de l’avenue d’Aix-les-Bains, un large sentier aménagé en parcours sportif, longe sur sa gauche, le ruisseau de Loverchy bordé de haies, qui en fait un itinéraire agréable à la belle saison.

Nous n’irons pas jusqu’au bassin de rétention de Val Vert. La passerelle franchie, ouvrage pentu en bois d’une longueur de 13 m, au-dessus du ruisseau, nous retrouvons l’avenue Montaigne où nous attendent nos véhicules laissés là trois heures plus tôt, après huit kilomètres de marche, de quoi fatiguer quelques vieilles jambes…

Quelques bancs disposés là, de même que la margelle circulaire de la fontaine, désormais silencieuse, seront vite occupés, afin d’y déguster, dans la bonne humeur, le goûter coutumier. Il va être 17 h, et la nuit, même sous un ciel redevenu clair, arrivera vite !

De l’avis général, une bonne impression se dégage pour le choix et le bon déroulement du cette boucle autour de Seynod.

Ce descriptif de notre balade apparaîtra sans doute trop long ! Mais d’un itinéraire à priori anodin, que de découvertes ont attisé notre curiosité sur ces… petits chemins ! Alors, attention ! La prochaine fois : interrogation écrite ! Le sujet : « De Loverchy à…»

Merci de votre attention, et votre bienveillance !

Allez, à bientôt chez les « Pasnaillus » (les mangeurs de carottes: terme familier pour désigner les habitants de Rumilly, selon la légende).

Quelques statistiques sur Seynod :

  • En 2013 : 18 842 habitants. Superficie : 19,17 km2 – 700 logements récents.
  • Evolution de l’habitat :

251 en 1800 - 502 en 1901 - 990 en 1954 - 9.340 en 1975 - 16.365 en 1999.

  • Chef lieu de canton le plus peuplé de Haute-Savoie avec 53 451 habitants
  • Fusion avec Vieugy en 1965 – avec Balmont en 1973/1999
  • Jumelages :
  •  Ineu (Roumanie), en 1999
  •  Malgrat de Mar (Espagne) en 2005
  • 8 écoles primaires, dont les Cordeliers (privée)
  • 2 collèges : le Semnoz avec 900 élèves, et les Cordeliers
  • 2 lycées : A. Gordini : métiers mécaniques et productique ; carrosserie
  • P. Favre/Les Bressis (privé)
  • A visiter : « le Chemin Idéal » : jardin extraordinaire Léo Gantelet au 08, route des Emognes, où sont exposées entre autres 33 sculptures d’artistes locaux.

EP/vm

2015/12/02 LPP Repas fin d'année au Relais des Lanches

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

Au Relais des Lanches : mercredi 02 décembre 2015

 (LPP) 2015/12/02 REPAS DES PAS PRESSES  (Lien photos)

 

Et arriva cette journée-détente où la fourchette devait avantageusement remplacer le bâton !

Dans la bonne humeur, le convoi d’une dizaine de voitures quittait le parking habituel de Sous-Aléry pour acheminer ces quarante-cinq convives endimanchés non pas sur le sentier, mais au Relais… des Lanches.

Trêve donc dans le planning de fin de saison pour ces adeptes du parcours pédestre, qu’accompagnaient quelques sympathisants bienvenus. Elle sera mise à profit pour, autour d’une table bien garnie, permettre à tous de mieux se connaître, dans une joyeuse ambiance, sous un autre décor.

Cette rencontre débutait sous les meilleurs auspices, car Viviane était la « sainte » fêtée ce jour. Et la nôtre, dont l’accent trahit encore ses origines, méritait bien une petite manifestation de reconnaissance à cette occasion !

 

En effet notre volontaire et dévouée préposée à la photo, ne compte ni son temps, ni sa peine pour laisser son RICOH WG-4 GPS (paré pour l’aventure) nous conter par l’image nos déjà nombreuses péripéties. Aussi, c’est à notre cher doyen Jean qu’incombait la tâche convoitée de manifester la sympathie de tous en offrant ce superbe « phalaenopsis » : orchidée au chatoyant coloris.

Accompagnant ce coloré présent, spontanément et gracieusement offerte par notre artiste picturale présente : une délicate représentation florale de sa composition. Bien sûr, au nom de tous ici présents, un grand « MERCI Mado ».

Et Viviane ne fait pas que de la photo : elle déborde d’activité !

Et récemment, tout à son désir de « meubler » le site http://www.cdracran.com/, elle s’est trouvée pénalisée avec une surcharge de secrétariat… En effet, confiante, elle proposait à l’un de ses collègues de rando, d’écrire deux lignes pour accompagner la photo choisie pour illustrer la balade du jour de la section des Pas Pressés. Ce qu’elle ignorait, c’est que ces deux lignes à « frapper » allaient de suite se transformer en… deux pages, et plus encore ! Si elle avait su…

Et ce bavard en question vous fait part de sa confusion d’avoir été mis, contre son gré, en exergue en ce jour. Je ne saurais trop vous remercier de ces éloges qui me touchent.

Le savoureux canard aux poires dégusté, sous l’impulsion de l’ami Louis, arrivait le temps d’une petite animation vocale, l’occasion d’entendre quelques airs oubliés, tout comme d’autres plus récents et connus, repris en chœur. Et plus particulièrement une adaptation sur l’air de « Aux Champs Elysées », composée par nos amis Lucette et Louis sur le thème des Pas Pressés.

A l’heure du café fut appréciée la « tournée du Patron », en l’occurrence un odorant génépi, clôturant ainsi d’une savoureuse façon ces agapes à Montagny. Merci Jean-Louis.

Le jour déclinant, il fallait bien se résigner à quitter les lieux, chacun emportant, je pense le meilleur souvenir de cette joyeuse rencontre.

Merci aussi à la direction du C.D.R.A. pour sa contribution pécuniaire appréciée.

Et merci à vous tous pour votre présence en nombre, gage d’encouragement pour une prochaine fois.
EP/vm

 

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2015/12/02 LPP Chanson des "Pas Pressés"

A apprendre si le coeur vous en dit  ;-)

 

LA CHANSON DES "PAS PRESSES"

Pour partager de bons moments,

Vivre la vie allègrement,

Viens avec nous te promener

Avec les pas pressés !

Enfile un jean et des baskets,

Un galurin et des lunettes,

Sans oublier ta bonne humeur,

Le soleil au cœur.

Refrain

Viens aux pas pressés,

Viens aux pas pressés,

Qu’il est bon de marcher,

De flâner et de chanter,

La vie est douce et colorée

Chez les pas pressés.

 

Laisse derrière toi tous tes soucis,

Les petits tracas de la vie,

Et tu verras, tout ira mieux,

Tu reviendras heureux

Et quand tu auras bien marché,

Tu rentreras très fatigué

Des paysages plein les yeux,

Feras des rêves bleus.

Refrain

Nous apprécions ces retrouvailles,

Mais il faut rentrer au bercail,

Un bon goûter pour ces gourmands

Que nous sommes maintenant,

Nous nous quittons le cœur léger

Toujours prêts à recommencer

Et bravo à tous les marcheurs

Et animateurs.

Refrain

Paroles de Lucette et de Louis

Sur la musique des « Champs Elysées »

 

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2015/11/19 LPP Réserve naturelle du Bout-du-Lac à Doussard

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

(LPP) 2015.11.17 DOUSSARD LA RESERVE (lien photos)

Réserve naturelle du Bout-du-Lac à Doussard

 

Bien ensoleillé certes, ce début d’après-midi du jeudi 19 novembre rendait cependant perplexe votre « chroniqueur »… d’infortune !

« Allais-je jouer le jeu ? En l’occurrence, me laisser emmener comme çà, sans rechigner, par cette joyeuse bande déterminée ignorant l’objet (c’est ce que je pensais un peu trop naïvement…) de ma sombre destinée ? »

Car aujourd’hui, là-bas au bout du lac, se profile cette morose échéance à laquelle je ne pourrai échapper… : l’extinction de …ma quatre-vingt et unième année ! Hélas, que ne pourrai-je, ô utopie ! ces deux chiffres-là inverser, pour alors fêter de bien jeunes années…

Donc, retour impossible ! Mieux vaut donc y aller gaiement…

Notre imposant cortège des six voitures nécessaires pour cette équipée de 29 marcheurs, s’ébranle, direction « Le Crêt du Maure ». Ce récent giratoire dépassé, quel vide observons-nous avec cette plongée sur les Marquisats ! Mais que reste-t-il donc de ces immeubles de douze étages abritant auparavant l’ancien hôpital ? Un immense amas informe de décombres inertes, d’où émergent de ci, de là, je ne sais quels imposants engins de démolition… Impressionnant ! Et là, une pensée m’effleure : tous ces proches, pour beaucoup hélas aujourd’hui disparus, lesquels, à un moment de leur existence, ont dû séjourner en ces lieux afin d’y soigner qui, une sante déficiente, qui un traumatisme, séquelle d’accident…

Poursuivons plus gaiement notre trajet d’approche…

Avant Sévrier, droit vers le Sud, ne remarquez-vous pas cette silhouette qui se détache avec les premiers massifs des Bauges ? Imaginez celle qu’on appelle familièrement « La Belle Endormie » reposant paisiblement sur l’horizon. Et en ce moment précis, comme on me l’a fait remarquer ironiquement, un soupçon de nuage blanc paraît souligner son visage d’une blonde chevelure, se détachant de l’azur… D’autres qualificatifs qui m’échappent sont employés dans le langage local, pour décrire, selon l’imagination, cette curiosité « baujue ».

Aux abords de Saint-Jorioz, nous domine à présent de sa haute stature, exceptionnellement encore dans sa tenue d’été, l’altière Tournette, toujours aussi impressionnante et attirante. Hélas, son « fauteuil » sommital n’est plus à ma portée… Il me restera les photos…

Tout à notre vagabonde pensée, le temps a passé, et nous voici arrivés sur le parking réservé aux visiteurs du site de la Réserve Naturelle du Bout du Lac, but de notre sortie du jour.

Le franchissement de l’Ire (la colère…) au moyen de la passerelle suspendue, de construction récente, donne toujours lieu à de truculentes attitudes en utilisant ce type d’ouvrage. Cette petite rivière, d’une longueur de 13 km, arrive de Jarsy-en-Bauges (notre ami Louis l’a formellement reconnue !) alimente le lac après avoir traversé Doucy, Doussard, Chevaline (et sa combe…). Elle constitue, par ordre d’importance, le second apport en eau, pour ce réservoir bénit des dieux… Parcours boisé léger, par bon sentier, puis à l’orée face au lac qu’on découvre, on est fasciné par le somptueux décor qui se présente : ce joyau d’azur qu’entourent ces montagnes proches aux coloris d’un été non achevé, spectacle resplendissant d’autant plus qu’aujourd’hui l’atmosphère est d’une netteté idéale : la photo des lieux nous le prouvera…

Créée en 1974, la Réserve Nationale couvre une superficie de 84 ha, et se situe à l’altitude de 447 m. Forêt légère, marais entretenu, roselières, contribuent à faire de ces lieux, un site idéal de protection de la faune locale, notamment le castor dont on apercevra l’habitat un peu plus loin.

Délaissant l’espace/plage « Le Lac Bleu », petit retour vers l’est : on quitte le sentier d’aspect terreux, pour le large ponton de bois édifié au-dessus du marais, permettant de parcourir celui-ci pieds au sec, et d’aborder ainsi le site privilégié de la faune sans la déranger. Mais alors, ce large ponton embrassant ce somptueux décor, ne se prêterait-il pas à y pousser la chansonnette ? Chorale improvisée, titre de circonstance : voilà qu’un concert inhabituel va égayer un instant ces lieux paradisiaques… « Le Lac Bleu d’Annecy » (Musique de nos régions) au titre évocateur, sera donc sur le champ joyeusement interprété. Et nul ne doute que la faune dissimulée alentour, ne tende l’oreille…

Cet intermède musical terminé, apparait plus loin… ce qu’il reste de la Tour Beauvivier, massif vestige de l’époque médiévale. Aménagée en belvédère, son accès facile nous permet de dominer le paysage lacustre alentour. Avec l’embouchure de l’Eau Morte, nous pénétrons dans le domaine du castor ; tout au long du cours, on remarque les nombreux arbustes, certains de bonne taille, abattus au travers de la rivière par ces infatigables bûcherons. Pas très esthétique sa façon de déboiser… Bien sûr, à cette heure-là on n’aura pas le loisir d’apercevoir son museau fendre l’eau…

L’Eau Morte : faisant suite au ruisseau de Saint-Ruph, la rivière prend ce nom à la sortie de Faverges. Elle prend sa source plus haut dans les Bauges également, au col de l’Alpettaz, vers 1580 m. Longue de 17,6 km, de nombreux ruisseaux alimentent son cours : elle est le principal apport en eau du lac.

La suite du parcours pédestre se déroule en forêt, clairsemée, tout au long du cours sinueux. La marche est favorisée par l’implantation sur une grande longueur, de traverses de chemin de fer juxtaposées sur trois rangées, jusqu’à ce que la prairie succède au marais.

Concernant ce circuit du Bout du Lac, il est à noter la superbe signalétique mise en place tout au long de l’agréable parcours, riche d’enseignements tant sur l’historique, l’implantation des lieux, la flore, la faune… Un site à respecter absolument !

Avec le crépuscule, nous voilà revenus, enchantés, là où nous attendent nos véhicules.

Disposant d’un peu plus de temps, on aurait pu prolonger notre balade jusqu’au hameau typique de Verthier, pour une visite : ce sera pour une autre fois !

Pour l’heure, votre préposé à l’anniversaire du jour, va s’empresser de prolonger cette sympathique randonnée en offrant une modeste collation arrosée, dans une joyeuse ambiance.

Merci à vous tous pour votre bonne humeur, votre agréable adhésion.

Retour au bercail sans encombres, la circulation étant fluide, chacun gardant, ce que j’espère, une très bonne impression de cette agréable balade près de chez nous.

Prochaine sortie : mardi 08 décembre … de Loverchy à Châteauvieux, de Malaz à la Butte Saint-Martin ; découvrons, l’esprit curieux, Seynod par les petits chemins. Soyez nombreux à nous rejoindre pour un circuit découverte tout près de chez nous.

Programme de sortie du jeudi 17 décembre modifié comme suit : circuit du plan d’eau des Pérouses/ Rumilly.

Et auparavant, le mercredi 2 décembre, nous n’oublierons pas de nous retrouver joyeux autour d’une bonne table au « Relais des Lanches » à Montagny (http://www.relaisdeslanches.fr/).). Rendez-vous pour un départ à 12 h du parking habituel de Sous-Aléry, en covoiturage pour ceux d’entre vous qui le souhaitent.

A bientôt.

EP/vm

 

2015/11/03 LPP A l’assaut de la Grande Jeanne !

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

03/11/2015

Les « Pas Pressés » à l’assaut de la Grande Jeanne !

  (LPP) 2015.11.03 SEMNOZ LA GRANDE JEANNE (lien photos)

(LPP) 2015.11.03 LA GRANDE-JEANNE (Photos Edmond)

 

J'y vas-t’y, j'y vas-t'y pas ? Ainsi se posait la question, en cette grise et plutôt humide fin de matinée, de savoir si notre sortie pourrait avoir lieu… Finalement, sur le parking d’Aléry à 13 h, cinq véhicules étaient nécessaires pour acheminer ce groupe sympathique d’amateurs de « petits pas ». S’étaient joints aux familiers, pour notre plaisir, quelques marcheurs « convalescents » habitués à d’autres rythmes…

Trajet d’approche court, puisque le parking de la Tambourne, au pied de la Grande Jeanne, sera notre point de chute. Et avec bonheur car, de capricieuse au départ, dame météo devait s’avérer progressivement plus clémente, à notre grande satisfaction.

Le programme d’aujourd’hui a été chamboulé : pourquoi ? Une reconnaissance du circuit, récemment réactualisé, des Gorges du Fier, initialement prévu, avec son parcours plutôt accidenté, nous fit préférer de le réserver pour plus tard, en belle saison, en sortie à la journée, le repas pouvant se prévoir soit aux abords des gorges, soit à Montrottier, tout proche.

Nos vingt-quatre randonneurs parés, attaquaient donc le bon sentier panoramique, balisé « bleu », ascendant, mais de pente régulière, qui nous amène de la cote 540, à celle de 871 m. Ben, gravir une telle dénivelée ne nous était pas arrivé depuis pas mal de temps ! N’était-ce pas un peu présomptueux comme proposition ?

Avec un départ un peu laborieux pour certains d’entre nous, un rythme adapté permit cependant à tous nos marcheurs, d’accéder au belvédère sommital sans trop de bobos, le soleil, bien que timide, daignant enfin nous éclairer le paysage. Ce superbe point de vue vers l’ouest, contribua, je pense, à faire oublier les efforts déployés… D’autant plus que l’amas de feuilles mortes récemment tombées sur le sentier, dissimulait les racines d’arbres affleurant le sol, ou les cailloux glissants, rendant ainsi la marche hésitante.

Bienvenue donc fut cette pause méritée : joyeuse halte réparatrice, qui prenait fin avec la rituelle photo du groupe.

Puis demi-tour, direction nord-est, sentier dissimulé sous un épais tapis de feuilles sèches. L’abandon du balisage bleu pour d’autres sentiers sans doute plus accidentés, fit que la longue descente fut plus laborieuse ! Mais la bonne humeur restait présente…

Ces nombreux houx rencontrés par endroits furent l’occasion d’attiser quelques coquins commentaires ! Pourquoi, diable, n’avaient-ils pas les boules ? Et puis, ces boules : poussaient-elles sur un arbuste mâle, ou femelle ? Et à quoi le distinguer ? La question, après de vains conciliabules fournis, devait rester des plus évasives…

Renseignements pris, par la suite, la réponse apportée est la suivante :

De son nom botanique Ilex aquifolium, le houx est un arbuste à croissance lente, généralement haut de 4 à 6 mètres, qui peut vivre jusqu’à 300 ans. Ses fruits, « boules » rouge ou orange, toxiques pour l’homme, n’apparaissent que sur les pieds « femelle ». Sa fécondation s’opère par la proximité d’un pied mâle. Cependant, il arrive qu’on trouve des individus « monoïques » : fleurs mâle et femelle sur le même pied, exception qui devrait concilier les avis contradictoires ! Le houx peut se multiplier par bouturage, en procédant comme suit, mais il faut s’armer de patience ! En été, couper de jeunes rameaux d’une quinzaine de cm de long ; supprimer quelques feuilles à chaque extrémité et tremper la bouture dans de la poudre d’hormone. Puis la planter dans un mélange composé à part égale, de tourbe et de sable et recouvrir d’un film plastique transparent tout l’hiver, en maintenant une température de 5 à 7 degrés. Pas question de récolter des boules pour la déco de Noël 2016 ! Fermons alors cette longue parenthèse…

Avec une luminosité déclinante, l’heure avançant (au diable ce nouvel horaire !), on arrive enfin au parc animalier. Les daims présents, à leur regard interrogateur, s’étonnent sans doute de nous voir les aborder les mains vides…

Derniers lacets descendants, raides par endroits car on se retrouve alors sur le circuit balisé « rouge », puis le clocher de la Visitation se devine au travers des grands arbres : nos voitures ne sont plus très loin !

Le réconfortant petit goûter distribué sur le parking, clôturera joyeusement notre balade forestière, la tombée de la nuit n’étant plus très éloignée à présent.

Etant donné le court trajet d’approche, il a été convenu d’un commun accord, qu’une participation de chacun de 1 euro servira à « gonfler » la cagnotte des Pas Pressés, celle-ci servant plus particulièrement à pourvoir les goûters. A ce jour, sa gestion en est assurée provisoirement par moi-même (E. P.) ; chacun peut se renseigner sur son contenu, apporter éventuellement des remarques.

La prochaine sortie prévue à la « Réserve du Bout du Lac », le jeudi 19 novembre, sera beaucoup plus facile, et bien sûr, nous comptons sur votre active présence.

Pour ceux d’entre-vous qui seraient intéressés, voici l’historique des lieux parcourus aujourd’hui.

Cette partie de forêt dénommée « le Crêt du Maure », couvre 150 ha, et dépend de la forêt communale d’Annecy, d’une étendue totale de 418 ha. Cet espace n’a pas toujours existé sous cet aspect…

De 1815 à 1841, ce qui pouvait être encore boisé, est défriché en vue de pâturages. Tant que subsistait l’humus forestier, les récoltes furent satisfaisantes. Mais, vite épuisé, le sol devint improductif, et un désert de rocailles et broussailles remplaça, hélas, les cultures.

Dès l’annexion de la Savoie, la ville d’Annecy entreprit des travaux de reboisement qui durèrent jusqu’en 1877. Pour ce faire, une pépinière fut créée dans la clairière de la « Jeanne ». On utilisa 1 368 400 plants et 979 kg de graines.

Les essences choisies furent le pin (sylvestre, noir d’Autriche, laricio de Corse), l’épicéa, le mélèze, le hêtre, l’érable sycomore, le robinier, le châtaignier.

Dès 1890, Ernest GUINIER, Inspecteur des Eaux et Forêts à Annecy, père de Philibert, ancien directeur de l’Ecole Nationale de cette institution, fit tracer le réseau actuel des sentiers, avec de nombreux belvédères, prévoyant que cet espace boisé serait une forêt-parc.

Voilà pourquoi, aujourd’hui, on peut s’oxygéner, se défouler, en parcourant agréablement ces nombreux sentiers forestiers, balisés, pour notre grand plaisir, à deux pas de la cité.

A bientôt.

EP/vm

Quelques photos : 2015.11.03 SEMNOZ LA GRANDE JEANNE

 

Grande jeanne

2015/10/20 LPP Le Roc de Chère

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

20/10/2015

LE ROC DE CHERE

 

Quel plaisir de voir cette petite troupe progresser, en bavardant gaiement, sur cet agréable sentier lumineux arpentant la haute futaie colorée. Nous sommes sur l’un des circuits du Roc de Chère, lieu toujours aussi attrayant quelle que soit la saison, d’autant plus que l’ami Louis nous guidait ici en connaissance de cause, n’étant pas venu à l’improviste… Visiblement nos marcheurs appréciaient.

Rassemblés pour un départ à 13 h de Sous-Aléry, six voitures étaient nécessaires pour acheminer ce groupe de joyeux randonneurs, par ce ciel d’automne hélas plutôt bouché, le soleil ne devant faire que bien plus tard une bien timide apparition.

Qu’à cela ne tienne ! Parés pour la marche, nous quittons nos véhicules stationnés sur le parking d’Echarvines, et nous engageons sur l’agréable sentier en lisière de forêt. Celui-ci jouxte la verte pelouse attrayante du vaste terrain de golf où s’ébattent quelques joueurs poussant leur caddie bourré des accessoires nécessaires pour assouvir leur passion favorite. Attention à cette balle qui serait lancée malencontreusement dans une fausse direction après je ne sais quelle maladresse ! Allons donc, as-tu déjà vu çà ?

Mais revenons à la silhouette de ces chariots poussés, au loin : ne les prendrait-on pas pour des poussettes occupées par un gros bébé ? C’est ce que nous faisait remarquer en souriant l’un de nos joyeux drilles, toujours à l’affût de la petite plaisanterie amenant le fou rire… Puis, un peu plus loin, c’est une coquine allusion à l’absence de boules écarlates sur ces nombreux houx, qui poussait ces dames à la plaisanterie…

Belle forêt en cette réserve naturelle nationale de 69 ha, site classé en 1977. Hêtres, charmes, chênes, acacias, de taille impressionnante se côtoient, rivalisant de hauteur pour se procurer la lumière indispensable à leur croissance. Et nous évoluons en douceur sur ce tapis de feuilles tombées, laissant apparaître deci, delà, divers champignons.

L’attrait du point panoramique sur le lac, qu’on devine au travers des arbres en ces lieux, poussera nos Pas Pressés (à quelques exceptions…) à satisfaire leur curiosité en obliquant crânement sur cette portion de parcours devenu accidenté, à flanc de falaise. Brève incursion, mais pénible sera la remontée…

Et nous voici bientôt en vue du « Chère », mot qui désignait, à l’origine un élément pierreux, un rocher. Avec le temps, cette signification n’étant plus comprise comme telle, elle est devenue un nom propre auquel on y a ajouté « Roc de » Bizarre ! Ça ferait « roc de rocher »…

Encore un effort pour gravir la pente sommitale, et, nous orientant sur la gauche, nous voici foulant de nos pieds les surprenants lapiaz, roches calcaires érodées par l’eau, caractéristiques de nos montagnes. Mais alors, quelle récompense !

Là-bas, bien en dessous, s’étend le « petit lac », avec, au premier plan la presqu’île de Duingt et son château, la montagne d’Entrevernes en enfilade… Dommage qu’un ciel trop bas limite notre regard aux premiers contreforts des Bauges, lesquelles s’estompent dans cette brume persistante.

Le Roc de Chère culmine à 651 m, le niveau du lac se situant à quelques 200 m plus bas, à 488 m. Ce site majestueux a été raboté par le glacier quaternaire qui occupait alors la combe d’Annecy. Jadis les moines de Talloires (à nos pieds se trouve l’Abbaye) exploitaient ce qui est devenu aujourd’hui une réserve naturelle dont 35 % de sa superficie appartient au Conservatoire de l’Espace Littoral et des Rivages Lacustres (CELRL). Grâce à l’alternance dans la constitution de son sol, et aussi la présence de microclimats, la flore variée est riche de 560 espèces. Site protégé, il va de soi.

Et c’est sur ce belvédère exceptionnel que nos joyeux marcheurs vont apprécier la pause goûter, moment attendu si l’on en juge aux avis demandés, arrosée de quelques bouteilles bienvenues, acheminées depuis une réserve insoupçonnée…, et bien gérée ! Le coût du goûter de ce jour a été intégralement opéré sur notre « cagnotte » tenue avec rigueur par notre amie Danièle, présence appréciée aujourd’hui parmi nous.

Ce sublime intermède sera néanmoins douloureux pour l’une d’entre nous dont le dos, à l’approche des lieux, avait mal supporté la contorsion qu’impliquait l’éviction d’une branche malencontreusement placée au travers du sentier… Le chemin du retour lui sera pénible, et ternira pour elle ce beau circuit forestier.

Puis le groupe sera bien vite, ensuite, à nouveau en vue de la Grange d’Echarvines, près de laquelle on « clôturera les comptes » du jour. L’aide de Michel, que le rythme nonchalant des Pas Pressés n’aura sans doute pas fatigué !, sera opportune pour le savant calcul des frais à répartir…

Ah ! N’oublions pas de nous inscrire pour la journée détente de fin de saison fixée au mercredi 2 décembre (fête de la Ste Viviane) à Montagny-les-Lanches : vous y êtes tous conviés et parlez-en à vos proches.

Et ce sera la joyeuse séparation dans la satisfaction générale, chacun rejoignant son véhicule, dans la perspective attendue de la prochaine sortie (Sentier des Gorges du Fier) du 3 novembre! Déjà ! Que la saison a vite passé…

EP/vm

2015/10/08 LLP La Montagne d'Age Poisy

Montagne d ageCHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

08/10/2015

LA MONTAGNE D'AGE

 

Les très mauvaises prévisions météo pour la journée du mardi, lesquelles se révélèrent exactes, ont fait que cette sortie à la Montagne d’Age a été repoussée à ce jeudi, avec bonheur. Même si ce fut une gêne, ou peut-être une cause d’absence pour certains de nos fidèles équipiers, ce que nous regrettons, nous avons pu alors bénéficier de conditions de marche idéales.

Covoiturage pour ces dix-huit Pas Pressés au départ de Sous-Aléry pour cette sortie d’après-midi. Fixé à 13 heures, cet horaire d’automne convenait-il ? A-t-il perturbé certains d’entre nous ? Point de chute : le parking jouxtant les terrains de tennis à l’orée de la forêt, au-dessus du hameau de Lachat/Poisy.

Cette « montagne » se présente sous la forme d’une colline boisée s’étalant en longueur, de Sillingy, au nord, à Lovagny ; elle est bordée à l’est par le territoire de Poisy, et à l’ouest par la commune de Nonglard. Facile d’accès, elle culmine à 653 m au Crêt de la Cheminée. C’est un but de balade familiale en forêt prisé des riverains : pas de difficulté si ce n’est, et c’est regrettable, l’absence de signalisation.

Donc pas facile de définir un circuit en ces lieux, car de nombreux sentiers quadrillent l’espace boisé, sans repères, si ce n’est une courte boucle balisée « sentier botanique », à mi-distance du sommet.

En page 11 de l’excellent dépliant diffusé par l’Office de Tourisme/mairie de Poisy, nous est proposé un circuit attrayant. Après une récente reconnaissance partielle de ce parcours, il s’avérait judicieux de l’amputer d’une partie, de façon à en adapter durée et distance aux possibilités de notre groupe.

Donc, après quelques centaines de mètres de mise en jambe « cool » sur la route de la Montagne, petite voie forestière asphaltée interdite à la circulation automobile, sauf autorisation, on s’engage en forêt par la droite, par un sentier de terre.

Bien vite, la profusion de châtaignes tombées à terre attire notre attention. Puis, l’attrait du champignon contribuera de même à ralentir la progression de nos amateurs de ces saveurs que nous offre la nature en automne.

Belle futaie de feuillus principalement : châtaigniers bien sûr, mais aussi nombreux chênes, hêtres qui se côtoient en disposition suffisamment aérée pour permettre au soleil de pénétrer, nous égayer de ses rayons, appréciés de plus car le fond de l’air est plutôt frais en ce début d’automne.

Le passage de ces marcheurs volubiles aura certainement contribué à « clouer le bec » des volatiles peuplant les lieux, car d’oiseaux on n’en verra guère la couleur du plumage !

Petite portion de route à nouveau, et nous voici arrivés à son terminus : clairière où les chasseurs ont édifié leur gîte de bois sombre. Courte pause en cet espace limitrophe des forêts de Poisy et Lovagny ; les chasseurs présents auront sans doute eu une arrière-pensée peu favorable à l’encontre de ces bruyants marcheurs, plutôt malvenus, risquant de perturber leur virée passionnelle.

La poursuite de notre circuit s’impose en nous dirigeant vers l’ouest jusqu’au belvédère que nous signale une croix métallique rouillée. Là, malgré la faible altitude, un beau panorama s’offre à notre vue, récompense après notre déjà longue marche.

Nonglard à nos pieds, Vaulx et son clocher un peu plus loin, et cette verte campagne albanaise. Au fond le Val-de-Fier avec, à sa droite la Montage des Princes, à gauche le Gros Foug. Plus loin, barrant l’horizon, les chaînons terminaux du Jura, avec le Grand Colombier. Photo-souvenir, puis nous rebroussons chemin, laissant les châtaignes pour, sans doute, les sangliers. La clairière passée, nous nous engageons, un peu au « pif », à droite de la route, sur le bon chemin toujours sans nom : évitons seulement de ne pas nous laisser tenter par une sortie de forêt vers l’est, car il nous faudrait ensuite remonter péniblement pour retrouver nos voitures.

La route asphaltée est retrouvée un peu en amont du réservoir d’eau. La fatigue se fait sentir, mais notre parking n’étant plus très éloigné à présent, la faible pente descendante stimule nos marcheurs fourbus.

Avec cette rando d’après-midi, renouons donc avec cette coutume appréciée : la pause-goûter ! Les tables et bancs disposés tout près de là dans la verte prairie seront les bienvenus. Et là, une petite pensée pour notre précédente préposée à l’opération, laquelle savait si bien s’acquitter de cette tâche, entre autres. Merci Danièle : on regrette beaucoup ta démission !

Et un sujet nous préoccupe : le choix du menu à composer pour notre prochain repas de fin de saison, fixé au mercredi 2 décembre, au Relais des Lanches. S’en suivent donc d’alléchants commentaires, pour laborieusement retenir la proposition suivante :

               Salade gersoise au Xérès

               Filet de canard rôti aux poires (ou aux pommes)

               Vacherin trois parfums.

Boissons incluses : Kir, « Côtes du Rhône » au pichet, café.

Avec une participation du C.D.R.A., que nous apprécions, la quote-part de 25 euros est demandée à chaque adhérent à jour de sa cotisation ; 30 euros pour les « sympathisants »… Il est conseillé à chacun de bien vouloir s’inscrire rapidement, de façon à en confirmer la réservation auprès du restaurateur.

C’est dans cette perspective gustative que chacun retrouve sa voiture pour un joyeux retour au terme d’une agréable après-midi dans la nature.

P.S. Petite critique constructive : notre doyen du jour, de même que certains d’entre nous rencontrant des difficultés de marche, auraient souhaité des haltes plus fréquentes pour « souffler un peu ». Promis, il en sera tenu compte à l’avenir.

Merci à tous et rendez-vous nombreux pour notre prochaine sortie au Roc-de-Chère.

EP/vm

2015/09/22 LPP La Chapelle de Bellevaux

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

22/09/2015

LA CHAPELLE DE BELLEVAUX

 

Ciel gris et temps incertain en ce matin du mardi 22 septembre. Peu importe, un transport en car est prévu : donc on y va…

Parking Sous-Aléry avec départ fixé à 10 h. Satisfaction des responsables : une trentaine de personnes se présentent, malgré cette météo peu favorable. Merci à tous ces adeptes de la marche, et plus particulièrement parmi eux, ces nouveaux venus désireux de nous accompagner ce matin dans la vallée de Bellevaux, en ce pays bauju où une récente « expédition » nous en a laissé un excellent souvenir.

Petite interrogation tout de même sur le parking de départ : cette dame arrivant courbée sur son déambulateur, va-t-elle pouvoir suivre notre rythme de marche, même si style Pas Pressés ? Suspicion qui s’avérera plus tard vite dissipée après quelques centaines de mètres parcourus avec l’aide des bâtons : chapeau Madame ! Et toutes nos excuses…

Dès les premiers kilomètres de ce trajet en autocar, direction les Bauges, on se rendait vite compte que la manière de piloter de notre conducteur du jour, ne donnerait pas lieu à des inquiétudes pour négocier les prochains virages…, parce que l’autre fois…

Au micro, après le mot de bienvenue, on s’apercevra de suite que l’un de nos accompagnateurs pour cette balade, n’est pas étranger à cette contrée du parc des Bauges : pas besoin de papier l’ami Louis : tout en mémoire ! Bravo, on apprécie. Mais n’y avait-il pas déjà des antécédents ?

Ecole sera notre point de chute pour nous équiper, chacun veillant à ne rien oublier.

Avec entrain la petite troupe s’étire sur cette partie de route asphaltée, laquelle bien vite laissera place à un large chemin forestier peu accidenté, découvrant de beaux spécimens poussant dans cette hêtraie.

Et paf : incident de parcours ! Ne voilà-t-il pas que la semelle de l’un de nos collègues, se met à se désolidariser de sa chaussure ? Sur l’asphalte ça irait encore ! Mais là sur ce chemin, à bailler de la sorte, les graviers, que dis-je, les cailloux prennent douloureusement place sous la plante du pied ! Il faut improviser pour remédier au mieux à cette défection ! Cela tombe bien : on arrive sur l’emplacement où jadis les moines travaillaient sans doute légèrement chaussés eux aussi ! Et là, tandis que notre loquace guide local nous faisait part de son érudition en nous contant l’historique de ces lieux de dévotion, l’embase de    ruine conservée servant d’atelier improvisé, nos talentueux « manuels » s’ingénient à solutionner un ressemelage de fortune. Des trésors, en l’occurrence, que contiennent les sacs à dos de nos accompagnateurs : ruban adhésif, lanières, ficelle… et j’en passe ! Et l’opinel comme outil universel, ca va se soi !

Bref, on peut repartir ! Pas loin, car le clocheton de la chapelle apparaît vite au travers des grands arbres. On a de la chance : la porte d’entrée de l’édifice reste ouverte : on peut apprécier le beau décor intérieur coloré entourant cette source, apparente dans une échancrure du sol, à laquelle la légende attribue de nombreuses qualités. Des plaques murales témoignent de la reconnaissance de ces fidèles guéris ou soulagés de leurs maux après de fraîches ablutions dans cette eau… miraculeuse ! Sans doute suffisait-il d’y croire… chaudement ! (dévot…) ?

Température plutôt fraîche à 954 m sous un ciel pas très coopératif, avec une petite brise, pour le casse-croûte, les randonneurs ayant assiégé les murets alentour.

Profitons-en pour prendre connaissance de l’historique de ces lieux.

http://www.123savoie.com/article-99-1-chapelle-de-bellevaux.html

Ecole-en-Bauges

A l'entrée du vallon de Bellevaux se trouve Ecole, petit village de 250 habitants (les Ecoulans). C'est aussi la porte d'entrée de la Réserve Naturelle des Bauges. Autour du village se dressent les plus hauts sommets des Bauges : Mont Trélod (2181 m), Le Pécloz (2197 m), Mont Colombier (2043 m), ... de belles randonnées en perspective !

La Chapelle de Bellevaux, vestige du passé, vit au cœur d'une végétation particulièrement abondante où les oiseaux, sangliers et autres gibiers ont repris leur vie sauvage.

Maintenant, ce site appartient à la réserve de chasse naturelle des Bauges, où se dressait autrefois un prieuré bénédictin fortuné et influent qui fut détruit et brûlé au cours de la seconde guerre mondiale avec son village.

Histoire du site

Venus de Lons-le-Saunier, des moines s'installèrent en 1090, dans ce lieu retiré et silencieux, sous la demande du seigneur de Miolans qui leur donna les terres afin d'y construire un monastère.

En 1654, un piémontais Louis Turinaz, qui voulait construire une usine sidérurgique sur les bords du Chéran, demanda l'autorisation aux moines propriétaires des terres convoitées. Ces derniers acceptèrent et travaillèrent aussi pour lui. Ils effectuaient ce travail dans des "maisons" où il y avait un haut fourneau, une fonderie, deux martinets et une martinette.

Cette industrie connut du succès et entraîna la construction d'autres bâtiments dans les Bauges grâce à un environnement naturel propice : des forêts riches pour alimenter le haut fourneau, la vigueur du Chéran pour entraîner les martinets et les moines.

Le minerai de fer, faisant défaut, est récupéré à dos de mulets dans la vallée des Hurtières en Maurienne. http://www.grandfilon.net/

Cette réussite entraîna une sédentarisation des paysans qui ne partirent plus en hiver pour nourrir leur famille.

En 1814, quarante neuf clouteries fonctionnaient dans tout le massif des Bauges. Les clous sont très utilisés : charpentes, tuiles de bois, semelles des galoches.

Les conditions de travail dans ces fonderies étaient extrêmement pénibles. La journée de travail débutait à deux heures du matin et se terminait à vingt heures, dans une atmosphère de gaz carbonique et d'oxyde de carbone, au cœur d'un environnement glacial.

L'ouvrier le plus habile pouvait fabriquer jusqu'à douze clous à la suite.

La productivité était de deux à six kilos de clous par jour et par ouvrier.

En 1775, grâce à leur réputation, les cloutiers des Bauges vont fournir le château des Ducs de Savoie.

Cependant, ce succès suscitant jalousies et contentieux, les moines furent accusés de détruire la forêt par des coupes de bois excessives. En 1729 et 1770, les coupes de bois vont alors être réglementées par des lois. D'autres conflits nuiront à la rigueur de vie des moines du prieuré qui fermera en 1788.

L'abbaye subit d'autres désagréments au cours de l'histoire : guerre entre Français et Savoyards, clocher rasé au nom du principe d'égalité, et sa vente comme "bien national" la transforma en grange à foin où en 1825 un incendie la ravagea. Enfin pendant la seconde guerre mondiale, les allemands brûlèrent tout le reste.

Aujourd'hui, en souvenir, un pèlerinage se pratique chaque lundi de Pentecôte jusqu'à l'ancienne chapelle.

Ce lieu est le départ de plusieurs promenades : une balade pour aller jusqu'à la chapelle puis au village en ruine, et le départ pour l'ascension du Pécloz (2197 mètres) pour marcheurs de montagne avertis.

Puis, notre doyen absent aujourd’hui ce que nous regrettons, à nous de prendre l’initiative pour l’heure de rebrousser chemin. Ah ! Une pente descendante le temps de la digestion : ce n’est pas plus mal !

Arrivés à la maison forestière, on bifurque à droite pour trouver le lit du Chéran lequel prend sa source plus haut sous Chaurionde, appréciant le fond sonore caractéristique de ces torrents de montagne aux eaux si limpides. Et aussi la route asphaltée attendue par notre éclopé aux godasses désormais bigarrées, un peu à la traîne, soucieux de ne pas trop engranger de gravier… Eh ! L’ami : la prochaine fois, pour profiter plus paisiblement de la balade, avant de partir, ne serait-il pas judicieux de procéder à une inspection du matériel de base ?

Petit détour par ce petit hameau de Carlet, vestige de l’esprit créatif des moines d’antan.

Puis heureuse surprise, notre car nous attend au Pont de Carlet, un peu plus bas, site que dominent, en toile de fond le Mont Pécloz, la Pointe des Arces, somptueux décor bauju.

Ce fut encore une balade prisée : merci Louis, Mireille, Jeannette… et vous tous pour votre agréable compagnie. Un nouveau programme vous sera bientôt présenté pour poursuivre cette verte saison avant l’arrivée du « blanc » mais aussi hélas des premiers frissons.

EP/vm

2015/09/08 LPP La Croix-Fry/Merdassier

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

08/09/2015

LA CROIX-FRY/MERDASSIER

 

Chouette ! En ce début de matinée le ciel est bleu ! Cela tombe bien car les Pas Pressés repartent pour une nouvelle saison de randonnées.

But de la balade du jour : les Aravis et plus précisément la Croix-Fry/Merdassier.

Covoiturage pour cette vingtaine de fervents randonneurs fidèles, heureux de retrouver cette détente que procure la marche en groupe, après une chaude trêve estivale.

Avec plaisir, nous accueillons de nouvelles adeptes, celles-ci sans doute un peu anxieuses, sinon curieuses, de connaître à « quelle sauce elles vont être mangées ». Cette première approche les rassurera-t-elles ? Vont-elles trouver en notre compagnie ce dont elles recherchent ?

Il est 10 heures, et, répartis en cinq voitures, nous voilà en route : direction Thônes Manigod. On prendra vite de l’altitude en empruntant les lacets de la montée au col de la Croix Fry. Arrivés à 1 467 m, il fait plutôt frisquet sous l’effet d’un petit vent qui souffle, d’autant plus que notre beau ciel matinal nous a abandonné pour l’instant ; la polaire ressortie sera la bienvenue !

Mais que se passe-t-il ? Quel est donc ce bruyant va-et-vient de ces mastodontes colorés de chantier qui s’accaparent toute cette partie du col, descendant des alpages, sans discontinuer ? Bon ? Nous qui croyions entendre la mélodie des clarines… Des panneaux nous indiquent qu’un projet de télésiège quatre places est en cours de réalisation !

Equipée, la néanmoins joyeuse troupe s’engage d’un pas décidé (même si pas pressé !) sur le large chemin forestier longeant la route en contrebas. Les alpages apparaissent, et bien vite le décor montagne nous rattrape avec la Pointe de Merdassier qui nous domine de ses 2 313 mètres.

Et c’est la découverte, pour la plupart, de cette station plutôt encaissée, le Mont-Charvin droit devant en point de mire. L’air est frais : on ne s’attardera pas ici ! Dommage, sous le soleil ce lieu serait sympa !

A 1 500 mètres d’altitude, cette station de loisirs : ski en hiver, séjour vert en été, tout comme sa sœur de la Croix-Fry se situe sur la commune de Manigod – cuvette généralement bien ensoleillée (sauf ce matin…) au pied du massif de l’Etale, tout est à portée de main ; pistes, commerces, boutiques…, c’est la station familiale par excellence.

Filant vers l’ouest, on espère alors trouver le petit coin abrité du vent qui nous permettra d’assouvir notre fringale, car les aiguilles tournent…

Pour l’instant, apprécions le grandiose décor qui s’offre à nous en ce point panoramique du circuit, sur ce bon chemin qui nous conduit à travers l’alpage. Devant nous, de part et d’autre du Mont-Charvin qui culmine à 2 409 m, à gauche la Pointe de la Mandallaz, au premier plan : l’Aiguille de Manigod, l’Etale avec ses 2 483 m. A notre droite : la montagne de Sulens et ses verts alpages qui contrastent avec le décor minéral alentour, la majestueuse Tournette dont l’aspect diffère de celui qu’on a coutume de voir, côté lac…

Ici l’occasion pour notre cher ami Jean, de nous conter quelques-uns de ses souvenirs de sa jeunesse laborieuse. En effet, là-bas au loin, sous l’Aiguille, dans cette vallée qui mène au Charvin, il nous indique, avec un brin de nostalgie, l’endroit où il naquit, il y a de cela plus de 90 ans ! Vie besogneuse à cette époque, en ces lieux accidentés où la mécanisation n’avait pas encore fait son apparition. Il fallait travailler dur pour simplement vivre… Il est coutume de parler du « bon vieux temps ». ! Il fallait cependant lutter sans discontinuer pour protéger la moindre parcelle cultivable arrachée à la friche par nos courageux aïeux, contre l’envahissante forêt. Les armes ? La faux à la bonne saison ; le « goliet » (serpe), la « piule » (hache), le « trossi » (passe-partout), dès que l’absence de neige le permettait. Bien sûr, ces joyeuses « veillées », ces fêtes du terroir, la « vogue », et aussi une certaine pratique religieuse…, contribuaient à maintenir souvent un excellent état d’esprit, une ambiance, mais hormis cela, que la tâche était rude, éprouvante !

Mais je m’égare, me direz-vous ? Pas du tout, car moi-aussi, alors écolier, j’ai connu ce temps où le béret « universel » protégeait des intempéries ; la « boîte » de bois au couvercle abattant servant de cartable, sur le dos, par-dessus la blouse grise uniforme ; les culottes courtes laissant la peau rougir par la bise glaciale ; les grosses chaussettes devaient nous protéger du froid, mais que cette grosse laine rêche était urticante pour ma peau sensible ! Et puis ces galoches ferrées qui nous laissaient les pieds mouillés, que ce « fourneau » à bois, fumant, au centre de la classe n’arrivait pas à sécher…

Et ce trajet à pied sur ce chemin de terre où il fallait « faire la chalée » dans cette neige tombée en abondance, tandis que le « traineau » (chasse-neige) tiré par les puissants chevaux ne passerait que bien plus tard pour ouvrir la voie… et j’en passe ! Alors, croyez-moi : ce « bon vieux temps », d’en parler, me laisse un goût amer !

Mais revenons à notre doyen… Un jour d’été, tout là-haut sous la falaise, alors qu’il secondait (mais en avait-il le choix ?) son père dans la dure besogne de fenaison en montagne, à y mettre trop d’ardeur à l’ouvrage, l’ami Jean, adolescent, en brisa sa faux… Depuis, l’herbe a repoussé, au gré des saisons, mais aujourd’hui, elle n’est plus fauchée ! Et sa maison n’existe plus… Mais le souvenir demeure !

Alors, on casse la croûte où ? Ben là-bas, dans cette pente herbeuse exposée sud, bien sûr ! Regardez : l’ami Dédé, assis au milieu, a déjà sorti l’Opinel… Et à présent le soleil a daigné se montrer, nous réchauffant aussi le moral. Qu’est-ce qu’on va être bien devant ce sublime panorama de montagne !

Ah, notre doyen a terminé sa sieste ! Encore quelque blagues, et nous voilà repartis, repus, appréciant cette partie de parcours panoramique, avant le sentier descendant en forêt : hum ! Ca sent le champignon ! Un passage marécageux ensuite, puis il nous faut remonter vers le col ! Pas d’échappatoire : dure la côte terminale avec la digestion !

Et hélas, on va retrouver le bruit des engins de terrassement poursuivant leur ronde incessante… Et que de poussière alentour !

Le temps de retrouver nos chaussures légères, de nous acquitter de nos dettes (de trajet), et nous voilà roulant en direction de la Clusaz, pour un retour sans encombre.

Cette randonnée a été appréciée de tous : merci les accompagnateurs.

Et alors, qu’en pensent nos « débutantes » ?

Incorrigible, j’ai laissé ma plume courir sur le papier…

Allez, merci à tous pour cette belle reprise, et à la prochaine, dans les Bauges !

EP/vm

2015/07/28 LPP Jarsy les Bauges

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

le 28 juillet 2015

JARSY LES BAUGES

 

Ciel pas très rassurant en cette mi-matinée de mardi où, sur le parking de Sous-Aléry, attendaient vingt-quatre marcheurs un peu anxieux, car le car tardait un peu.

L’objectif du jour : Les Bauges, et plus particulièrement Jarsy où nous attendent nos amis locaux… Donc joyeuse montée à bord dès que se présentait enfin notre « pullman », une fois l’attirail du randonneur déposé dans les soutes.

Et c’est le départ, certes un peu nerveux, direction Sud… Mais quel retard avait donc à combler notre conductrice du jour ? Question temps de trajet, rien à dire : les délais furent « largement » tenus ! Mais alors, sur cet itinéraire « bauju », qu’avons-nous trouvé les virages serrés et rapprochés… ! Et du frein, rassurez-vous, il y en avait ! Cramponnez-vous !

Enfin c’est avec soulagement que l’on voyait enfin la silhouette familière de l’ami Louis se profiler dans ce pittoresque village montagnard.

Le temps de nous équiper pour la marche, et nous voilà partis, groupe désordonné, chacun bavardant gaiement, les remarques sur notre récent trajet routier alimentant entre autres, maints commentaires… Emboitant le pas de notre enjoué guide local, nous empruntons illico le GR de Pays Tour des Bauges, pentu, la Dent de Pleuven, sentinelle minérale imposante, nous dominant du haut de ses 1 771 mètres. Et la veste sera vite superflue car les nuages ont laissé place à un chaud soleil.

Après un temps de « grimpette », la route retrouvée avec le hameau de Précherel, on peut contempler ces vieilles demeures, joliment restaurées pour la plupart. Et nous voici passant devant la résidence d’été fleurie de nos amis, au passage, se joignant au groupe. En face, on peut apprécier la fraîche et limpide eau alimentant généreusement le grand bassin public. Le four banal restauré, à présent opérationnel, fera l’objet de judicieux commentaires de la part de notre ami, particularité où il excelle.

Un peu plus haut, vision furtive, deux biches fauves gambadant entre deux haies, attirent notre attention, nous rappelant que ce territoire fait partie de la Réserve Nationale de Chasse et Faune sauvage des Bauges. Puis le sentier herbeux nous amène sur le frais rivage du ruisseau (nant) de Cherel, affluent du Chéran qui serpente au bas de la commune.

Sur cette aire accueillante, nos pique-niqueurs auront l’embarras du choix pour repérer l’emplacement de leur goût : soit le bord de l’eau ensoleillé avec son fond musical reposant, soit le presque trop frais ombrage de la forêt proche.

Et là, peut-être un petit regret : sans l’éparpillement soudain des nouveaux arrivés, pressés d’ouvrir le sac, sans doute mis en appétit par cette première étape, une ambiance chorale de circonstance aurait pu compléter ce reposant décor champêtre… Mais ce manque sera compensé plus tard…

Puis l’un d’entre nous animé des meilleures intentions, eut la désagréable surprise de constater que l’apéro qui nous était destiné s’était transformé en solides glaçons colorés que le soleil n’arrivait même pas à fondre ! La prochaine fois, l’ami, évite d’emmener sur ton dos le… congélateur !

L’eau limpide du nant, qui s’écoule mélodieusement, trop fraîche pour la plupart, fera néanmoins le bonheur de quelques amatrices de bain tonique qui eurent tout loisir de casser la croûte pieds immergés. Puis une serviette sortie miraculeusement d’un sac, essuiera toute trace du plaisir aquatique…

Chacun repu, le signe du départ sera alors donné par le retour de sieste de notre doyen, coutumier de ce clopet revigorant.

Et nous attend un agréable parcours forestier mi-ombragé longeant le Bois de Mal Luat qui nous amènera en direction du village pour le retour.

En amont du hameau de Belleville, une stèle donnera à notre guide érudit, l’occasion de nous rappeler les heures tragiques que vécurent les Jarsilains en juillet 1944 : outre le maire d’alors, martyrisé, payant de sa vie son silence, cinq jeunes gens innocents furent passés par les armes, en ne sachant trop pour quelles représailles…

Belles restaurations pour les maisons de ce coquet village, caractéristique de l’habitat bauju où le bois prend toute sa place.

Petit intermède champêtre avec ce jeune âne folâtrant auprès de la jument montée galopant dans la prairie reverdie. C’est alors que l’un d’entre nous, sans doute moins naïf que moi, l’œil malicieux, me glisse furtivement à l’oreille : « Dis-donc, tu ne crois pas que si cet âne qui ne lâche pas d’un pas cette jument... ; parce tu sais que pour engendrer la mule… ». D’accord, mais alors si c’est le cas, dis-moi comment ce minus va-t-il s’y prendre pour parvenir à ses fins ? Va falloir qu’il trouve un subterfuge…, parce que… s’aider d’un… tabouret… ?

Tout à ma coquine réflexion, la dernière praire traversée, nous voici arrivés, non sans avoir auparavant embrassé d’un regard émerveillé le superbe panorama sur les montagnes alentour, à Jarsy-village.

Et nous voici arrivés à Jarsy-village, où la mairie fleurie occupe l’ancien presbytère réaménagé. Halte-visite de l’église, sur l’heureuse initiative de Louis, qui en avait prévu l’accès. De style néogothique, elle fut construite en 1867. Bâtisse massive, elle est appelée plus familièrement la « cathédrales des Bauges ». Favorisée par le soleil, la luminosité de l’instant nous permet d’en apprécier le décor intérieur. Un aperçu de son excellente acoustique nous sera donné par la prestation improvisée de quelques dévoués choristes, et notre talentueux soliste… Le parvis ombragé de l’édifice nous permettra « d’arroser » notre fin de parcours, l’apéro d’Ambroise, entre autres, ayant retrouvé son état liquide ! A votre santé !

Quelques notes sur Jarsy : dans les « Bauges devant », au pied de la Dent de Pleuven, cette commune se situe sur un replat qui domine la vallée du Chéran, à 697 m. Elle est entourée des plus hauts massifs des Bauges : le Trélod, 2 181 m, et l’Arcalod, 2 217 m. Peuplée d’un peu moins de 300 habitants actuellement, elle en comptait 1 215 ( !) en 1838. Elle fait partie, depuis 2015, du canton de St-Alban-Leysse (le Châtelard auparavant), au grand désappointement des Jarsilains, semble-t-il. Les enfants sont scolarisés à Ecole-en-Bauges (ça va de soi !).

Merci à tous, et plus particulièrement à nos chers « Baujus », pour cette agréable balade, avec une pensée pour les absents retenus par ailleurs.

Et donc bon été à tous, avec le souhait de vous retrouver nombreux pour notre prochaine sortie du mardi 08 septembre.

Merci aussi à la présidence du C.D.R.A. pour le petit geste qui nous a favorisé le transport du jour.

P.S. Le trajet pourtant ensoleillé du retour, sera tout aussi inconfortable que celui du matin, notre conductrice ayant sans doute des fourmis dans les jambes ! Pas grave, nous n’avons pas utilisé de … "sachet d’urgence" !

A bientôt,

EP/vm

2015/07/15 LPP Thonon-les-Bains Ripaille

CHRONIQUE D’UN « PAS PRESSE »…

15/07/2015

THONON-LES-BAINS - RIPAILLE

(LLP) Thonon les Bains Ripaille (lien photos)

 

Mais allions-nous pouvoir la réaliser cette sortie souhaitée, dans le Bas Chablais ? C’est la question que les membres de la « commission » étaient amenés à se poser la veille, avant le délai de clôture des inscriptions, ou des confirmations d’engagement qui tardaient à nous parvenir… Car des impératifs d’effectif minimum, et de délai, sont à respecter pour obtenir la réservation du car. Ok, ça sera finalement bon, de justesse !

Donc, ce mercredi 15 juillet, vingt-six Pas Pressés se présentaient pour un départ avancé à 8 heures du parking Sous-Aléry, prêts à braver la chaleur que laissait présager ce ciel d’azur matinal !

Destination Thonon et Ripaille : c’est parti, emmenés par Alain, notre serviable conducteur du jour, lequel devra passer sans doute une journée inconfortable à attendre cette petite troupe dans la chaleur. Quelques succulentes histoires égayeront notre trajet de 70 km, et nous voilà déposés sur la lumineuse esplanade panoramique dominant le port de Rives. Notre balade ne pouvait mieux commencer !

Quelques pas plus bas, la ruelle pentue nous donnait l’occasion de passer devant la coquette maison à la « vue imprenable » où vécut notre conteuse du jour durant quelques années de son adolescence. Souvenirs… Que ce papa avait eu la bonne intuition de s’être engagé alors chez E. D. F. !

Soufflait un petit air vivifiant arrivant du large, et notre agréable balade se poursuivait le long du lac : quai de Rives, qu’enchainait celui de Ripaille.

Délaissant la belle perspective du château dominant le vert vignoble, la Maison Forestière nous permettait l’accès gratis à l’imposant domaine. Petite désillusion : le pique-nique n’est pas autorisé sur le site ! Ainsi prévenus, à regret il nous va falloir trouver un autre coin abrité de l’ardent soleil pour l’ouverture des sacs le moment venu. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas ce détail qui va nous arrêter !

En attendant, les allées bien balisées, tantôt ensoleillées, tantôt mi-ombragées vont nous faire parcourir cette forêt clôturée de plus de 50 ha, où hélas, perdurent les séquelles de la tempête de 1999 qui avait saccagé les lieux. Encore beaucoup d’efforts à fournir par la Ville de Thonon-les-Bains pour régénérer cet espace à l’aspect plutôt négligé actuellement : c’est l’impression que nous ressentons. Le fléchage nous conduit près du « pavillon de chasse » d’où nous pouvons découvrir le lac au loin. Puis nous accédons à la vaste « clairière des Justes », plantée de soixante-dix arbres originaires des cinq continents représentant les soixante-dix nations évoquées par le Bible en message d’espoir. Trône en son centre l’imposant ouvrage de bronze, du sculpteur Nicolas Moscovitz, inauguré en 1997, en hommage à ceux qui ont permis de sauver du génocide de nombreuses vies humaines. La halte sera brève car le soleil plombe, et la montre tourne… Nous terminerons le circuit nature par l’arborétum de 19  ha composé de cinquante-huit essences arboricoles différentes, répertoriées, espace qui nous laissera meilleure impression.

Le frais ombrage de magnifiques tilleuls, au-delà de l’enceinte, contribuera à calmer nos crampes d’estomac dans de bonnes conditions. Toutefois, ce n’est pas aujourd’hui que nous ferons « ripaille », la table étant bien trop… basse !

La sieste écourtée, notre périple va reprendre, courageux que nous sommes, à ce moment de la journée où la chaleur atteint son paroxysme… Dur le départ ! Auparavant, proposition avait été entendue, de longer cette haute muraille de pierres du vaste domaine, contournant celui-ci par le nord, en extérieur, pour rejoindre le lac. Hélas, ce « chemin de la forêt » devait bien mal porter son nom, car les arbres il fallait les trouver de l’autre côté de l’imposante clôture minérale haute de trois mètres ! Donc les chapeaux protecteurs étaient les bienvenus, de même que le contenu des gourdes… Et nous attendait le plus dur : cet interminable défilé en file indienne sur l’étroit trottoir séparant la chaussée bitumée, du mur : toujours lui ! C’était l’avenue de Saint-Disdille. Cheminement rendu pénible par la chaleur, et ma foi choix de parcours contesté, sans doute avec raison ! Mais alors, qui sont ces responsables d’un jour qui n‘ont même pas reconnu les lieux auparavant, afin de prendre des dispositions adéquates ? Que d’incompréhension ! Mea culpa… ? Ben voyons !

Enfin, au bout se profilait le bleu du lac tant attendu… Mais d’abord il nous fallait fouler cet espace desséché crissant sous nos pas, sol qui en d’autres temps devait être d’une verdure attrayante. Et allions-nous alors trouver de l’ombre ?

Empruntant le GRP du « littoral du Léman », ce pittoresque sentier de terre devait s’avérer très accueillant, agréable à parcourir. C’est avec plaisir que dès lors nous cheminerons en sous-bois, entre mur certes, mais aussi rivage, le doux clapotis de la houle toute proche apaisant nos oreilles surchauffées… Et plus loin, que cette pause sur cette petite plage de galets fut réconfortante, exauçant le souhait de ces dames : le bain de pieds tonifiant… Les esprits alors apaisés, nous atteignions, non sans avoir un instant jeté un œil discret au-delà de ces fourrés de buis épais, par curiosité…, cette plage municipale animée. A l’entrée retrouvée du château, un peu plus loin, nous attendraient Alain et son car, au soulagement de tous.

Rassurés, direction Vongy, tout près de là : la visite de cette superbe église Notre Dame du Léman était proposée. Une chaleur encore suffocante à cette heure devait sans doute tempérer l’attrait de nos marcheurs trop fatigués pour en apprécier pleinement la superbe esthétique. Œuvre de l’architecte de renom Maurice Novarina, enfant de Thonon, décédé en 2002. Il fut le concepteur également, en autres, du Palais de Justice d’Annecy, du Centre Bonlieu, de l’église Sainte-Bernadette, de celle de Notre-Dame de Plaimpalais d’Alby-sur-Chéran, du viaduc de Nantua…

Et ce fut l’heure du retour sur Annecy, trajet qui nous donnera à nouveau l’occasion d’apprécier la superbe voix de notre talentueuse interprète de morceaux de choix…

De cette chaude ; - mais ne valait-il pas mieux préférer le chapeau au parapluie ? – mais néanmoins très agréable balade, retenons-en les belles images de découverte de ce beau rivage du Léman.

Merci à tous pour votre courageuse participation et au plaisir de nous retrouver très prochainement dans les Bauges.

EP/vm

 

2015/06/26 LPP Samoëns Sixt-à-Cheval

QUELQUES COMMENTAIRES SUR LES SORTIES DES "PAS PRESSES"

SAMOËNS ET CIRQUE DU FER A CHEVAL.

Le 23 juin, c'était ma première sortie avec les "pas pressés". J'ai été reçue chaleureusement dans une très bonne ambiance. MERCI A TOUS.

Les paysages étaient magnifiques... Agréable journée dans la bonne humeur.

A la prochaine promenade. Evelyne.

Aïe, aie, aïe, on se croyait dans l'Himalaya ! ...

Pont suspendu 

Tout le groupe 

              Tout le groupe dans la bonne humeur.

 

Si vous voulez voir les photos de Viviane pour cette journée, cliquez sur le lien : 2015.06.23 SAMOENS SIXT FER A CHEVAL

 

 

2015/04/21 LPP "Au fil du Thiou"

Sortie des « PAS PRESSES » du mardi 21 avril 2015

 

  • Rassemblement pour 13 h 30 au boulodrome du Thiou à CRAN-GEVRIER

    Parking Urbain du Thiou (P. U. T.) : 24 places « blanches »

    Accès : giratoire de Chevennes (en bas du pont du Gevrier)

    Circuit proposé :

    « AU FIL DU THIOU » Un voyage autour de l'histoire ancienne, moderne et contemporaine.

    Prévisions météo : L’anticyclone devrait résister pour la fin du mois avec des conditions stables, ensoleillées et de plus en plus chaudes.

    Aller

  • Départ à pied du P. U. T. par la passerelle de l’Arc-en-Ciel
  • Promenade du Thiou (la Rivière des Fées) → Pont Neuf (Cran/Annecy)

    Annecy

  • Promenade Louis Lachenal (stèle) ; place des Cordeliers
  • Passage des Bains ; quai Mme de Warens, Canal Notre-Dame., cathédrale St-Pierre
  • Eglise N. D. de Liesse ; rue Notre Dame, rue du Pâquier, passage souterrain (remparts)
  • Place de la Libération (centre Bonlieu) ; avenue d’Albigny (préfecture…)
  • Parc de l’Impérial : en fonction de la durée avec retour (mi-parcours).

    Retour

  • Avenue d’Albigny → Champ de Mars ; Pont des Amours
  • Jardins de l’Europe (statue Berthollet) ; quai Napoléon III, Pont de la Halle
  • Quai du Semnoz, Pont Perrière, Palais de l’Isle, Quai du même nom
  • Pont Morens, quai et passage de l’Evéché → rue Sainte-Claire
  • Place et Porte Sainte-Claire ; retour rue de la République/Auberge du Lyonnais
  • Retour par la promenade Lachenal
  • P. U. T. → Cercle de l’Eau → goûter
  • Centre Ville Chorus :

     « Des Patrimoines à découvrir…

    Quartier contemporain, le centre ville Chorus est né à l’emplacement de la friche industrielle d’une manufacture de tissage. La construction du quartier a commencé au début des années 1990 et s’est achevée en 2012.

    En 1902, la réunion du hameau rural de Gevrier et du bourg de Cran industrialisé donnent naissance à la commune de Cran-Gevrier. Tout au long du 20e siècle, cette histoire et une croissance rapide ne permettent pas l’émergence spontanée d’une identité commune.

    Les obstacles de réunion des deux hameaux sont physiques. « Seule une petite route permettait d’aller à l’ancienne mairie, à condition que le passage à niveau ne soit pas fermé ».

    Un nouveau centre ville

    En décembre 1969, à l’emplacement de la friche industrielle des Tissages, le chantier d’un nouveau centre ville démarre. L’urbaniste, Jean Duminy met en œuvre un urbanisme dynamique, perceptible quand on parcourt le centre ville Chrorus.

    La Turbine, équipement majeur de la ville, conçu par les architectes Philippe Guyard et Christian Pathey a ouvert en décembre 2004. Elle est le trait d’union entre la ville et le Thiou. Elle abrite une médiathèque, un cinéma et un Centre de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI), dont la thématique porte sur l’eau. www.laturbine.fr »

LE THIOU

Longueur de 3,5 km, exutoire du lac, c’est la plus courte des rivières de France. Son cours débute au Port de la Halle, espace lacustre situé entre les Jardins de l’Europe et les Marquisats, plus précisément le quai Napoléon III sur sa droite, et celui de la Tournette, à gauche. Au niveau de l’Evêché, il est rejoint par le canal du Vassé, dont le cours, en partie souterraine, commence au Pont des Amours. A l’origine, ce dernier avait été creusé pour alimenter en eau les fossés des remparts d’Annecy, laquelle s’appelait alors Boutaë. Grâce à ces deux canaux, Annecy a été surnommée la « Venise des Alpes ». Ils permettaient surtout de fournir en énergie les nombreux ateliers disséminés dans la ville, puis sur Cran en aval.

Peu avant de quitter Annecy, le Thiou reçoit sur sa gauche son principal affluent : l’Isernon, ou ruisseau des Trois Fontaines, long de 7,7 km, qui avant de traverser la zone de Vovray, arrive de Vieugy/Semnoz. Puis aussi le ruisseau de Loverchy moins important qui arrive de Seynod.

Le débit du Thiou varie de 0,6 m3/s en étiage, jusqu’à 40 m3/s en période de crue.

LES VANNES DU THIOU

Elles constituent un joyau technique architectural. Dès 1860, date du rattachement des pays de Savoie à la France, l’Etat charge l’ingénieur des Ponts-et-Chaussées, Sadi Carnot, petit-fils de Lazare, président de la République, celui-ci assassiné en 1894 à Lyon, de concevoir un système de vannes afin de réguler le débit du Thiou.

Parmi les importantes : celles du Pont Perrière, celles du Pont Albert Lebrun et celles de Saint-Dominique, près du quai de Vincenza et aussi celles de l’Auberge du Lyonnais, dont le rôle est plutôt esthétique. Leur édification a permis de remonter de 20 cm le niveau du lac et assurent un débit constant.

INDUSTRIE

Dès 1789, de nombreuses industries ont contribué au développement des deux villes

  • Les Forges de Crans
  • Papeteries Aussédat depuis 1806, fermées en 2006
  • Manufacture de coton : elle a employé jusqu’à 2000 personnes, remplacée par une manufacture de tissus en 1864
  • Les moulins des Cordeliers
  • Les ateliers de l’Ile Saint-Joseph
  • Les tanneries et courroieries
  • Les imprimeries, etc.

De nombreuses roues à aubes actionnaient toutes ces machineries, avant qu’arrivent les turbines productrices d’électricité.

Remontons donc aujourd’hui le cours du Thiou depuis sa confluence avec le Fier, en aval des Forges, après une chute de 22 m. Ses eaux claires se remarquent depuis le Pont de Tasset.

Les Forges de Crans (quelques précisions)

Cette entreprise, la seule encore en activité actuellement, se nomme Compagnie Alpine d’Aluminium depuis 2006, date de son rachat par AIAC. Effectif : 200 salariés

Historique

1765 : création de la Manufacture Royale de Crans : sidérurgie, outillage agricole, armes de guerre…

1793 : Société des Fonderies et Forges de Crans : ustensiles de cuisine…

1906 : Forges de Crans : on s’oriente dès lors vers fonderie et laminage d’aluminium

1977 : rachat par Péchiney

2003 : rachat par le groupe canadien Alcan

Produits fabriqués aujourd’hui : disques, laminés courants, bandes laquées… pour l’automobile, le culinaire, le bâtiment… Production : 30 000 tonnes/an.

ECO QUARTIER « LES PASSERELLES » L’un des plus gros chantiers du département aujourd’hui.

Sur le site des anciennes papeteries Aussédat, en friche depuis 2006, d’une superficie de 6,5 ha : construction de près de 600 logements. Immeubles ne dépassant pas huit étages, judicieusement dispersés et exposés le long du Thiou, avec panneaux solaires thermiques sur chacun d’eaux. Travaux de dépollution et démolition achevés fin 2012 avec recyclage de 80 % des matériaux (concassage). Fin des travaux de construction planifiés pour fin 2017.

LE CERCLE DE L’EAU – CHORUS – TURBINE

L’ancienne microcentrale hydroélectrique des Tissages a été remise en service en juillet 2014, inaugurée en novembre dernier. C’est la troisième après celles des Forges et des Papeteries à être exploitée par la Société Française des Chutes et Barrages laquelle a pris en charge tous les investissements (bail avec la ville). Production : 850 000 kWh/an, l’équivalent de la consommation de l’Hôtel de Ville et des cinq groupes scolaires et gymnases de la ville réunis. Elle permet d’économiser 37 T d’équivalent carbone.

STELE à la mémoire de LOUIS LACHENAL (promenade du même nom)

Né le 27 juillet 1921 à Annecy (sa mère tenait une épicerie rue Carnot), il est décédé accidentellement le 25/11/1955.

Alpiniste chevronné, il a été avec Maurice Herzog, le premier vainqueur de l’Annapurna : 8091 m. Il fit ses premières escalades sur le rocher du Biclope en 1934. Il obtient son certificat d’études à l’école des Frères, quai des Cordeliers. Devenu louveteau, sa vocation l’appelle dans les massifs entourant Annecy : Tournette, Parmelan, Bauges (Arcalod). Après sa rencontre avec Lionel Terray, il est engagé comme instructeur alpin et moniteur de ski aux Contamines-Montjoie.

Compagnon de cordée de Lionel Terray, il enchaîne les grandes ascensions dont l’éperon Walker entre 1945 et 1949. Le 3 juin 1950, après des mois de préparation, il fait partie de la célèbre expédition dans l’Everest qui comprenait Maurice Herzog, Gaston Rebuffat, Lionel Terray, le Dr Jacques Oudot, le cinéaste Marcel Ichac… Lors de l’ascenseur de ce premier 8000, il a les pieds gelés et doit être amputé. Au retour, la descente sera un long chemin de souffrances : gelures, brûlures, laquelle durera du 04 juin au 07 juillet.

De retour à Chamonix, il donnera une série de conférences dès 1951. Puis il reprendra les ascensions tout en assumant la direction de l’équipe de France de ski. Sa vie de passion prendra fin avec la chute dans une crevasse en descendant la Vallée Blanche âgé de 34 ans. On retrouve son nom, entre autres, au lycée d’Argonay et aussi à cette promenade.

PLACE DES CORDELIERS

CATHEDRALE SAINT-PIERRE-AUX-LIENS : construite au début du XVIe siècle, de style Renaissance, elle est classée aux monuments historiques en 1906. Saint-François de Sales y officia comme évêque.

Deux cloches, dont le bourdon de 3000 kg réalisé par la fonderie Paccard.

EGLISE NOTRE DAME DE LIESSE : construite entre 1846 et 1851, façade néo-classique sarde.

La doyenne des cloches pèse 400 kg et date de 1655 ; le bourdon nommé la « Salésienne » pèse plus de cinq tonnes, œuvre de Paccard en 1878.

EGLISE SAINT MAURICE : fermée jusqu’en 2017 pour travaux. Sa visite aurait été intéressante.

Des œuvres d’art méritent l’attention : une chaire sculptée du début du 18e siècle et surtout l'exceptionnelle peinture funéraire (milieu 15e siècle) du tombeau de Philibert de Monthoux, conseiller des ducs de Savoie et de Bourgogne.

CENTRE CULTUREL DE BONLIEU : date de construction de 1978 à 1981 sur les plans de l’architecte Novarina. Il a remplacé l’ancien théâtre alors situé en face, sur le Pâquier.

Découverte de la PREFECTURE : sur inscription, le samedi matin aux journées du patrimoine, histoire, architecture et fonctionnement.

AVENUE D’ALBIGNY & SITE DE L’IMPERIAL :

L’Impérial Palace : complexe hôtelier de grand luxe, il ouvre ses portes le 14 juillet 1913 et reçoit les « grands » de ce monde : George VI, Sultan du Maroc, Churchill,… Puis vers les années 50, ne faisant plus recette, il met un terme à ses activités le 8/09/1965. La municipalité, sous l’influence de Charles Bosson, déjà propriétaire de la place, se porte acquéreur de l’ensemble du site, qui est alors ouvert au public le 20/01/1975.

Le 25/10/1981, un incendie endommage gravement le bâtiment. En 1988, débutent les travaux de réhabilitation et le 15/12/1990, l’Impérial Palace renait de ses centre en un complexe hôtelier haut de gamme, avec centre de congrès et casino. Avec 91 chambres et 8 suites sur six niveaux face au lac, il est la figure de proue de l’agglomération. Le centre de congrès peut accueillir 600 personnes. Parc floral Charles Bosson.

Des projets d’extension font l’objet de polémiques actuellement.

La ville est propriétaire des bâtiments exploités par un groupe allemand.

LE CHAMP DE MARS / PAQUIER Origine du mot → pâturage, ce qu’était alors cet espace plutôt marécageux.

Cette vaste promenade paysagère panoramique de 7,5 ha est aujourd’hui un sujet d’émerveillement pour les nombreux touristes.

Dès les années 1475, outre des dons (la dame Mossière, la famille de Menthon…), les municipalités successives auront en permanence le souci de se porter acquéreur en toutes occasions, de parcelles appartenant à de nombreux particuliers : jardins, vergers, prés humides…

LE PONT DES AMOURS : permet aux piétons d’accéder à la presqu’île.

JARDIN DE L’EUROPE

A l’origine, zone marécageuse et insalubre hors de la ville, elle abritait des « cabanes » de santé où l’on isolait les malades contagieux durant les épidémies de peste.

A partir de 1602, le pré Lombard, comme il s’appelait alors, est aménagé en un lieu de promenade et d’agrément par le duc Henri de Genevois-Nemours.

En 1644, l’ordre de la Visitation obtient la donation des lieux ; est érigé alors un mur de 4 m de haut clôturant l’ensemble et un pont-levis couvert permet d’accès à la ville. Le pré devient alors le potager des Visitandines. Il devient bien national à la Révolution.

Entre 1835 et 1843, la commune rachète le pré Lombard pour y construire l’école du Quai Jules Philippe et le nouvel hôtel de Ville.

En 1863, la municipalité décide la mise en place d’un jardin anglais : 650 arbres et plus de mille arbustes y sont plantés.

Aujourd’hui, le parc compte environ 250 arbres dont un ginkgo biloba, un tulipier de Virginie, des pins Laricio, des séquoias géants…

MONUMENT BERTHOLLET

Claude Louis Berthollet (1748-1822) Etudes au collège Chappuisien d’Annecy – Membre fondateur de l’Académie de Savoie de Chambéry en 1820. Découverte des propriétés décolorantes du chlore : inventeur de l’eau de Javel, entre autres. Hommages : avenue près de la gare, lycée d’Annecy, etc.

Illustre chimiste né à Talloires, cette statue de bronze a échappé de peu à sa refonte durant la dernière guerre et a retrouvé sa place en 1944.

PLACE NAPOLEON III : pour s’attacher les faveurs du nouveau département devenu français en 1860, Napoléon III offre un bateau à vapeur à la ville d’Annecy. En 1863, une plaque commémorative est installée sur le futur quai Napoléon III.

LE PALAIS DE L’ISLE ou « Vieilles prisons »

Ancienne maison forte datant du XIIe siècle, le bâtiment fut remanié à plusieurs reprises.

A l’origine, destiné au péage sur le Thiou, il servira de prison jusqu’à la révolution française, puis à nouveau durant la seconde guerre mondiale. Tantôt caserne, palais de justice de l’Isle, centre administratif, il servira même d’asile de vieillards de 1865 à 1880.

Menacé de destruction par la municipalité en 1864, des personnalités, dont André Theuriet, romancier, s’élevèrent contre ce néfaste projet, par ailleurs d’un coût trop élevé. Il fut classé au titre des monuments historiques en 1900. Actuellement propriété de la ville, il abrite le CIAP (Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine). Les salles historiques permettent l’évocation des anciennes fonctions du monument.

PONT MORENS

C’est le premier pont de pierres de la ville, tous les autres étant de bois.

L’origine du nom viendrait de « murenches » (fortifications de villes formées de maisons).

Il s’agissait d’un ouvrage construit de maisons et d’une chapelle ; l’ensemble fut détruit au 19e siècle pour dégager la perspective du Thiou.

QUARTIER DE LA MANUFACTURE

A la fin du 18e siècle, le Thiou favorise l’essor de l’industrie.

En 1804, l’ancien couvent des Clarisses devient la propriété de J. P. Duport, négociant lyonnais en tissus et soieries. Il le transforme en une importante manufacture de coton ; en 1822 il emploie jusqu’à 1620 ouvriers. Elle va fonctionner durant un siècle et demi, puis avec la crise du textile, va péricliter et devra fermer en 1955.

Les bâtiments démolis en 1973 vont laisser place au quartier actuel, construit en harmonie avec le centre ancien. Projet des architectes concepteurs Kasper et Tourvieille : diversité des toitures, façades irrégulières, arcades, galeries…

PORTE SAINTE CLAIRE

Edifice maintenu en l’état, son nom rappelle celui des « Clarisses », ancien couvent à proximité.

EP/vm

 

2015/04/07 LPP Massif de l'Erbe et roselière CRAN-GEVRIER

 

07/04/2015 - Massif de l’Erbe et roselière - CRAN GEVRIER ESPACES NATURELS

« Cette forêt qui longe les berges du Fier et de l’Erbe constitue un important et essentiel corridor écologique pour la faune sauvage… »

«… En 2004, en faisant l'acquisition d'une ancienne turbine provenant du barrage de Brassilly, la commune de Cran-Gevrier contribue à la préservation de la mémoire industrielle. Aujourd'hui, cette turbine est installée à côté de l'espace culturel La Turbine.

En 1904, la région d’Annecy est alimentée en courant électrique grâce à la société des Forces du Fier. Elle a été créée en 1899 par Léon Laydernier et Louis Aussedat pour construire des barrages sur le Fier à Brassilly et Chavaroche afin de produire de l’électricité.

Le barrage de Brassilly

L’usine hydroélectrique de Brassilly fonctionne à partir de 1904. Une dérivation est alors mise en place pour capter l’eau et créer une chute de 20 mètres. Un siècle plus tard, la commune de Cran-Gevrier, devenue propriétaire d’une turbine provenant de l’usine, l’installe sur le bord du Thiou. En hommage à son passé industriel, la commune décide de baptiser « la Turbine » son centre culturel ouvert en 2004. Ce dernier réunit un cinéma, une médiathèque et un Centre de culture scientifique, technique et industrielle.

La Société des Forces du Fier

La Société des Forces du Fier possédait trois usines : Brassilly, Chavaroche et l’usine à gaz d’Annecy. Elle alimentait le bassin d’Annecy, Faverges, Aix-les-Bains, Thônes et Rumilly et a favorisé le développement de l’industrie. En 1946, la société est nationalisée et entre dans la société publique Electricité de France. »

(LPP) Massif de l'Erbe et roselière (photos)

 

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2015/03/31 LPP Promenade au bord du Fier - Vallon du Fier

 

31/03/2015 - Promenade au bord du Fier - VALLON DU FIER

« Découvrir le lit du Fier et ses bancs de gravier, parcourir les sentiers et flâner au bord de la rivière… »

(LPP) Promenade au bord du Fier (photos)